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jeudi 30 décembre 2010

Fort de France le 30 décembre - Il y a eu du boucan!

Boucans de la baie : 12 années pleines de panache.
Pour clôturer l'année et donner le départ de la saison touristique l'office du tourisme foyalais organise la douzième édition des Boucans de la baie. Pour ceux qui auraient perdu la notion du temps, le nom« Boucans de la baie » existe depuis cinq ans, mais le concept depuis une dizaine d'années, a tenu à préciser Eliane Chalono.
La manifestation attire habituellement jusqu'à 30 000 personnes, et cette année le public va pouvoir s'installer sur la pelouse et les bancs de la Savane, ouverte depuis deux jours. « Le petit plus » , a présenté Eliane Chalono, présidente de l'Office du tourisme de Fort-de-France.
Si le rendez-vous est fixé à 20 h 30 pour le grand feu d'artifice sur la baie des Flamands, la journée sera, elle, ponctuée de plusieurs animations puisque l'esprit de cette manifestation est de lier la culture, la gastronomie et le patrimoine. « Cette prestation artistique permet de découvrir le patrimoine de la ville, car plusieurs sites seront ouverts aux visiteurs. Les restaurants proposent aussi des menus spéciaux à des prix intéressants » .

Trente minutes de feux d'artifice au son du steel-pan
Cette année c'est le son du steel-pan qui va rythmer le spectacle. Trente minutes d'un show « pyromusical » pour émerveiller les grands et les petits. « Nous prévoyons des innovations dans les bouquets et l'apparition d'une nouvelle couleur en début de séquence ? : l'orange » , précise Patrick Rochambeau, l'artificier en chef. « Années après années, les choses sont difficiles, mais ce n'est pas une raison pour ne pas célébrer la vie! » s'enthousiasmait récemment le maire, Raymond Saint-Louis-Augustin, lors de la présentation de l'évènement. Des difficultés qui se sont fait sentir sur le budget des Boucans de la baie. Si Eliane Chalono a refusé de parler du coût de la manifestation, elle a néanmoins rappelé l'engagement des partenaires privés dans cette opération : « La part de l'investissement privé c'est 70% du budget. C'était un défi d'aller trouver ces financements, car avec la crise les fonds publics se raréfient et la municipalité n'a pas les moyens de financer seule » . - Nous avons tout de même pu avoir un chiffre, environ 25 000 euros alloués spectacle pyrotechnique, ndlr - Alors, pour quelques minutes place au rêve !

CÔTÉ PRATIQUE
- Des rotations maritimes en plus
Les vedettes Madinina, qui relient les Trois-Îlets à Fort-de-France, organisent des rotations supplémentaires. À 19 heures et 20 heures depuis l'Anse-à-l'âne, l'Anse-Mitan et la Pointe-du-Bout. Retour à 21 h 15 et 22 heures.

- Une navette depuis Dillon
La CFTU met en place une navette entre le parking relais de Dillon et France-Antilles. Elle circulera toutes les dix minutes entre 18 heures et 23h30 au tarif de 1 euro par personne l'aller/retour.
Le front de mer, les boulevard Alfassa et Chevaliers Sainte-Marthe, la rue Ernest Deproge seront fermés à la circulation dès 18 heures. Une déviation sera mise en place par la rue Jacques Cazotte. Les parkings de surface et les parkings Silo de la ville resteront ouverts.

- Les musées et sites touristiques s'ouvrent
Musée d'histoire et d'ethnographie de 16 à 19 heures (Tarif : 0, 75 euros)
Bibliothèque Schoelcher de 16 à 19 heures
Cathédrale Saint-Louis de 17 à 19 heures
L'espace Camille-Darsières proposera des animations de 16 heures à 19h45.

Saveurs boucanées au Grand marché
En marge de la soirée des Boucans de la baie, la ville de Fort-de-France organise pour la 4ème année consécutive les saveurs boucanées au Grand marché couvert de 8 heures à 16 heures. En effet, jusqu'au 31 décembre, les chalands peuvent acheter du poisson et du poulet boucané qu'il s'agisse de cuisses, d'ailes ou du poulet entier, de même que du jambon de Noël boucané. Les produits destinés à la vente ne sont pas cuits sur place par rapport à une logistique particulière, mais ils sont conservés dans des conteneurs conformes aux règles d'hygiène.

Près de 30 000 personnes étaient attendues jeudi soir, pour assister au feu d'artifice des "Boucans de la baie". Cette année c’est le son du steel-pan qui a rythmé le spectacle. Trente minutes d’un show « pyromusical » pour émerveiller les grands et les petits .

mardi 28 décembre 2010

Enfin La Savane ! ... Ou presque

C'est aujourd'hui que la Savane est rendue aux Foyalais. L'impatience commençait vraiment à se faire sentir, quand ce n'était pas carrément le scepticisme s'agissant de la réouverture de la Savane. Après plus de trois ans de fermeture, la place mythique de Foyal est de nouveau mise à la disposition du public.

Et voilà nous y sommes! Cette place qui existe depuis près de 400 ans, qui a vu des moments de l'histoire politique et sociale, ce lieu de convivialité, va enfin être rouvert dès aujourd'hui. « La population s'impatiente et a fini par s'habituer à quelque chose d'inachevé, c'est insupportable, déclare Raymond Saint-Louis-Augustin, maire de Fort-de-France. C'est quand même un chantier qui est en route depuis quatre ans et j'ai beaucoup insisté pour qu'en fin d'année les Foyalais retrouvent la Savane. C'est chose faite, pas tel que nous le souhaitions, mais c'est fait... »

Après maintes rumeurs de réouvertures, la municipalité a mis un point d'honneur à remettre cet espace public avant 2011, ce, même si la totalité de la première phase des travaux, avec le Mail de la Liberté, n'est pas achevée et que tous les kiosques ne sont pas occupés. La vaste pelouse est bien là, elle. « C'est un chantier difficile et délicat. Il nous a fallu travailler dans la dentelle, je pense en particulier à la rue de la Liberté. Le sous-sol foyalais est dans un état épouvantable quant à sa constitution même, mais il est aussi occupé par des réseaux et des ouvrages très vieux » , ajoute Raymond Saint-Louis-Augustin.

Voilà plus de trois ans que la Savane était fermée. Intégrée au vaste projet de réhabilitation du bord de mer de la ville, les travaux commencés en 2007 ont semblé interminables. Le chantier était alors divisé en deux grandes tranches qui devaient être livrées, pour la première en septembre 2008 et et la seconde en juin 2009. Finalement, le public retrouve presque 2/3 du projet à l'orée de 2011.

L'engagement d'Olivier Dubosq, l'architecte, était de livrer les 2/3 de l'opération soit : le Mail de la Liberté avec ses 18 commerces installés dans les kiosques (bars avec terrasses, glaciers, crêperie, artisanat...) et la plaine de la Savane en quasi-totalité avec cinq îlots à thèmes sur sept : Musique, épices, palmiers, couleurs, parfums (il manquera l'îles aux jeux et celle de la mémoire avec une oeuvre monumentale de l'artiste cubaine Annabel Guerrero).

La place de Savane, poumon et coeur de Fort-de-France, devrait rebattre de mille feux dès le 30 décembre prochain. A l'occasion des Boucans de la baie, grand feu d'artifice de la ville, le public devrait investir massivement les lieux. C'est un peu l'enjeu de la municipalité : que la population reprenne possession de la Savane, qui était depuis quelques années un lieu de trafic abandonné par les familles. Alors, on pourrait revoir vivre la Savane comme dans ses plus belles années et la considérer comme un lieu de rendez-vous incontournable.

Ces espaces appelés « îles » sont répartis sur les trois hectares de pelouse. « C'est une promenade botanique de sept îles au milieu d'une mer verte » , explique Olivier Dubosq.
On devrait notamment retrouver sur l'île aux épices, du manioc, du piment... Les fleurs odorantes sont, elles, situées sur l'île aux parfums. Sur l'île aux couleurs on trouvera des flamboyants et d'autres plantes colorées.
Les grands palmiers sont réunis sur l'île aux palmiers, et à proximité des ruines vers le boulevard Alfassa, se situera l'île à musique. « Nous avons vu pour cet endroit-là, vu sa position, un espace qui donne envie de jouer de la musique... » Laquelle musique pourra aussi se jouer sur la scène amovible située près de l'avenue des Caraïbes, adossée au parking de la bibliothèque Schoelcher.

« On a fait des grandes fondations en béton avec des réseaux techniques » , a précisé l'architecte.

Sur le volet éclairage les espaces précités seront mis en valeur. Ce travail a été confié aux Eclairagistes associés, spécialisés dans la scénographie de l'espace urbain par l'éclairage. On retrouvera un peu la même ambiance que sur le front de mer. « Nous allons disposer d'une centaine d'éclairages changeants, explique Olivier Dubosq. De nuit, la Grande Savane sera de couleur bleue car cette luminosité est équivalente à la lumière blanche et plus apaisante » .

vendredi 17 décembre 2010

Chanté Nwel

Nwel, vini pou sové nou, Nwel vini pou vlopé nous

Pratique Antillo-Guyanaise, la Martinique comme la Guadeloupe ont gardé, à l’instar des campagnes françaises, une tradition dont l’origine remonte au Moyen Age, qui regroupe voisins, amis, parents, enfants et qui s'est perpétuée au cours des siècles : 
Celle de "Chanté Nwel"

Chants d’ amour et d’ espoir, célébrant la venue du Christ, ces cantiques sont entonnés à partir du premier dimanche de l’Avent. On doit rappeler que dans le calendrier catholique, les trois semaines de l’Avent sont consacrées à la préparation des cérémonies préparant la naissance du Christ.

Aussi, autrefois, dans les cases les plus humbles, comme dans les plus belles maisons on se réunissait dès le coucher du soleil autour d'une table éclairée par une lampe à pétrole, un « lampion », une bougie ou sous la lumière crue d'une lampe électrique pour chanter en chœur ces cantiques..

Aujourd'hui de nombreux groupes se sont créés pour chanter Nwel et la foule est nombreuse à venir les écouter mais aussi reprendre en choeur ces chants mélodieux.

Ceux-ci étaient consignés et ils le sont encore, dans un petit recueil écorné, jauni par le temps que chacun se devait de posséder et de conserver précieusement. Il se transmettait parfois de génération en génération et ressortait des tiroirs dès les premiers jours de décembre.

Mélange de profane et de sacré, ces cantiques, anciennes chansons populaires médiévales françaises de Noël dont on retrouve les traces dans des recueils du XVIIIème siècle, seraient plus précisément originaires des régions de Lyon et d’Avignon.

Les textes sont en langue française avec parfois quelques passages en latin. Cependant, chaque cantique a son refrain en créole et ils ont pris des rythmes de biguine, de mazurka ou de valses créoles accompagnés des Ti-Bois, tambours et claquements des mains. De plus la société antillaise les a modelés à sa façon par des improvisations aux mots souvent très audacieux (à faire pâlir la Sainte Vierge…) qui s’ interposent entre les refrains.

On retrouve toujours les mêmes cantiques dont les principaux et les plus connus sont « Joseph mon cher fidèle », « Dans le calme de la nuit », « Allez mon voisin », « Il est né le divin enfant », « Allons-y donc » et bien d’autres encore comme : 
  • Michaud veillait
  • Pour un maudit péché
  • La bonne nouvelle
  • Naissez, l’amour vous y convie
  • Quand Dieu naquit à Noël
  • Miracle d’amour
  • Les anges dans nos campagnes
  • Venez Divin Messie
De la tradition ancestrale comme le Chanté Nwel au traditions culinaires il n'y a qu'un pas. Autrefois, lors des ces « chanté Nwel», on servait en dehors du traditionnel punch, du sirop d’orgeat aux dames, ainsi que du chocolat à l’ eau épaissi au toloman pour se réchauffer du « froid piquant » des nuits de décembre…

Noël démarre donc bien avant le 25 décembre et dès la fin du mois de novembre, on prépare le schrubb avec des écorces d’ oranges que l'on fait macérer dans du rhum au soleil. Celui-ci ainsi que les diverses liqueurs de cacao, de coco, n’ étaient servis qu’ à partir du jour de Noël.

La table sera bien évidemment à l’ honneur en ce jour de Fête Noël, les cuisinières prépareront donc les recettes traditionnelles avec le cochon, le boudin créole, la viande pour les petits pâtés et le ragoût bien épicé, sans oublier le traditionnel jambon caramélisé aussi appelé « jambon de Noël », un vrai régal.

Dernières « Portes Ouvertes » du 33e RIMa à Desaix

Réorganisation des armées oblige, c'était la dernière fois ce week-end que les militaires du 33e Régiment d'Infanterie de Marine organisaient leurs traditionnelles « Journées Portes Ouvertes » au Fort Desaix à Fort-de-France.
Le 33e RIMa a accueillit l'ensemble des Martiniquais souhaitant découvrir ou redécouvrir les installations, assister aux démonstrations dynamiques d'entraînement, se renseigner sur les carrières militaires et les métiers proposés par les forces armées ou tout simplement se détendre, jouer et se restaurer en famille. Le Fort Desaix était ouvert au public de 8h45 à 20 heures le samedi et de 8h45 à 18 heures le dimanche. « Ces journées sont pour nous l'opportunité de se rencontrer, de se retrouver et de présenter nos savoirs faire, nos installations et nos matériels, dans un cadre attractif et convivial. Au fil des ans, ce grand moment est devenu un événement incontournable en Martinique. Une centaine d'exposants et plus de 10 000 visiteurs étaient attendus! » , a précisé un communiqué des Forces Armées aux Antilles.

Exceptionnellement cette année, un « marché de Noël » s'est tenu sur le site du Fort Desaix.

Des jeux et animations pour les enfants ont été également proposés.

Enfin, les résultats du « Grand jeu-concours » mis en place avec de nombreux lots ont été divulgués dimanche, en présence de Miss Martinique.

dimanche 5 décembre 2010

Participation au 1er salon aéronautique de Martinique

Le premier salon aéronautique de la Martinique s’est tenu le dimanche 5 décembre 2010 sur l’aéroport Aimé Césaire : il a rassemblé près de 1 800 visiteurs.

Le salon a été créé à l’initiative de la Chambre de Commerce et d’industrie du département et les forces armées aux Antilles (FAA) ont été invitées à figurer parmi les exposants avec les moyens aériens de l’armée de l’Air de la base aérienne 365. Parmi les appareils exposés, le Puma et le Fennec ont suscité la curiosité des visiteurs, notamment sur les missions de service public qu’ils sont amenés à réaliser (évacuation sanitaire, recherche et sauvetage, transport inter hospitalier…).

Puma et Fennec
L’après-midi a été marquée par l’arrivée d’un E3F « AWACS » du 36ème EDCA (escadron de détection et de contrôle aérien) qui a effectué un passage au-dessus de l’aéroport avant de se poser sous le regard des spectateurs.

mardi 30 novembre 2010

Depuis hier au soir minuit, la Télévision Numérique Terrestre est là !

1 - La TNT pour tous
La TNT en 20 questions clés. Vous aurez droit au bouquet de chaînes gratuites (Martinique Première, ATV, KMT, France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô, Arte et France 24), quel que soit votre mode de réception de télé : par « antenne râteau » , par une parabole satellite ou par la « Box » d'un opérateur de téléphonie. La loi oblige en effet tous les opérateurs à diffuser ces chaînes.

2 - ... mais vous avez encore un an de sursis
Jusqu'à la fin novembre 2011, donc pendant les douze prochains mois, la bonne vieille diffusion en analogique reste en service. Autrement dit, vous pourrez recevoir également Télé Martinique, ATV, KMT et Zouk TV dans la même qualité qu'aujourd'hui, comme si de rien n'était. Mais vous n'aurez plus Tempo (qui n'a plus de raison d'exister puisqu'elle était constituée pour l'essentiel des programmes de France Télévisions).
Et à la fin novembre 2011, fini l'analogique : seul le numérique restera. Si votre équipement n'est pas compatible, votre écran restera noir


3 - Dix chaînes, pour le moment... 
Dans l'ordre, nous aurons
1. Martinique Première (c'est le nouveau nom de Télé Martinique)
2. ATV.
3. KMT
4. France 2
5. France 3
6. France 4
7. France 5
8. France Ô
9. Arte
10. France 24

4 - ... diffusées en recalés...
Les chaînes métropolitaines seront diffusées en différé (à l'exception de France 24, la chaîne publique d'informations internationales en continu). Par exemple, le journal de 20 heures de France 2 sera diffusé chez nous à 20 heures.

5 - Gratuites ?
Ce bouquet de dix chaînes est gratuit. Deux gros bémols tout de même : le bouquet est bien moins étoffé que la TNT hexagonale, et certains foyers devront acheter du nouveau matériel pour recevoir les chaînes.

6 - Des images en qualité DVD...
Vous regarderez le Journal TV, les séries télé ou n'importe quel autre programme avec une résolution comparable à celle d'un DVD. « Le signal numérique est plus robuste que le signal analogique, donc très peu sensible aux perturbations, notamment météorologiques » , assure-t-on chez TDF. Par contre, si des interférences se produisent, ce sera du tout ou rien : soit votre image est de qualité optimale, soit vous n'avez rien du tout. Quant à la taille de l'image, il s'agit du format 16/9e, plus large que le classique 4/3.

7 - ...mais pas encore en Haute Définition
Les chaînes de ce premier multiplex sont dites « SD » (simple définition).
Ce qui n'empêche pas que vous soyez obligés de vous équiper d'un matériel « TNT HD » (haute définition) puisque c'est le seul compatible avec le signal TNT Outre-Mer.
Il est question, peut-être pour l'année prochaine, d'un deuxième bouquet de chaînes, Haute Définition cette fois, mais on n'en sait pas plus pour le moment.

8 - Une couverture complète du territoire ?
Plus de 85% de l'île normalement. « On va avoir une zone de couverture similaire à celle de Tempo. Si vous recevez Tempo, vous recevrez la TNT. Quelques émetteurs seront rajoutés afin de couvrir quelques zones d'ombre » assure Germinal Cerda, le directeur de TDF Martinique.
Pour les zones non-couvertes, que le terrestre ne parvient pas à atteindre, le satellite peut suppléer. La société ASTON , spécialiste des technologies numériques, a été choisie par France Télévisions pour proposer un récepteur satellite aux foyers.

9 - La TNT c'est 10 chaînes chez nous, 18 dans l'Hexagone.
Pourquoi les chaînes privées nationales ne font-elles pas partie du bouquet ?
« Elles arriveront plus tard, probablement avec la troisième vague qui comprendrait aussi les nouveaux entrants de la TNT en métropole : Direct 8, Gulli, NRJ 12... Mais là, il s'agit de chaînes privées, nous n'avons pas les moyens de les obliger à être sur un multiplex en Outre-mer. Pour l'instant, les grandes chaînes historiques n'en voient pas trop l'intérêt, parce que les chaînes minigénéralistes privées locales, dont La Une Guadeloupe et ATV puisaient leur fond de grille en achetant des programmes de TF1 et M6. D'autre part, ces chaînes nationales ne veulent pas bouleverser le marché publicitaire qui est très étroit. L'idée, c'est de réserver le marché publicitaire aux chaînes généralistes locales. En revanche, les nouvelles chaînes de la TNT en métropole ont très envie de venir en Outre-mer, mais en ce moment, leur modèle économique n'est pas encore équilibré. Elles attendent des jours meilleurs » explique Alain Méar, le président du groupe Outre-Mer au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

10 - Vous êtes abonné à Canal Satellite au Câble ou à la « box » d'un opérateur ADSL
Bonne nouvelle : vous n'avez rien à faire, sinon à attendre les éventuels conseils de votre opérateur en cas de mise à jour nécessaire. Vos fournisseurs ont l'obligation légale de vous fournir les dix chaînes de la TNT sans un sou de plus.

11 - Je dispose du canal hertzien dans un logement collectif. Aurai-je la TNT ?
Le syndic doit fournir cette information et veiller à modifier l'installation si nécessaire. De par la loi dite du « droit à l'antenne » , les syndics et gestionnaires d'immeubles doivent assurer l'accès à la télévision pour tous leurs résidents.

12 - Vous recevez la télé via l'antenne-râteau
Il est inutile de changer votre antenne si elle fonctionne actuellement. Elle continuera à remplir parfaitement son office qu'il s'agisse d'analogique ou de numérique.

13 - Comment s'équiper ? Dois-je changer mon téléviseur ?
Si votre téléviseur a le logo TNT HD : il est compatible, vous n'avez rien à faire.
Si il a le logo HD Ready, vous devrez acheter un adaptateur. Si la notice vous annonce un tuner Mpeg 4, c'est exactement ce qu'il faut. Vous n'avez rien à faire.
Si la notice vous annonce un tuner Mpeg 2 : vous devez acheter un adaptateur car le MPEG 4 est la seule et unique norme mise en service chez nous.
Attention : même si vous avez acheté une télé récente, vous n'êtes pas assuré qu'elle soit dotée d'un Mpeg 4 (ayant été conçue pour la métropole qui, elle, peut utiliser le Mpeg 2).
Si votre télé n'a pas de prise Peritel : vous devez changer de télé, car un adaptateur se branche avec une prise Péritel.
Si vous n'avez pas d'écran plat mais un bon vieux tube cathodique : ce n'est pas grave, le numérique et le cathodique peuvent faire bon ménage.
Si vous avez plusieurs télés : assurez-vous que chacune d'elle est correctement équipée, sinon vous devez acheter un adaptateur par télé.

14 - Combien coûte un adaptateur ?
L'adaptateur : entre 59 et 100 euros.
Si vous avez besoin d'un adaptateur, ils sont arrivés sur le marché avec des prix oscillant entre 59 euros et 100 euros.Il faut impérativement des adaptateurs Mpeg 4.

15 - Pourquoi une telle différence de prix pour les adaptateurs ?
Tout simplement à cause de l'action commerciale : approvisionnement, marge quantité distribuée ou vendue. Au-delà, la fonctionnalité : double tuner, accès USB. Et pour des différences de prix encore plus élevées : adaptateur HD, disque dur intégré (modèle enregistreur).

16 - Comment bénéficier des aides financières ?
Géré par le Groupement d'intérêt public (Gip) « Tous au numérique » , le dispositif concerne les foyers à revenus modérés et les habitants des zones non couvertes par la diffusion terrestre, ainsi que les personnes âgées, handicapées.
Conservez les originaux de vos factures et tickets d'achat d'équipement ou de travaux sur l'antenne car ils vous seront demandés si vous pouvez bénéficier de l'une de ces aides. Les demandes d'aide devront être envoyées 6 mois au plus tard après l'arrêt de la diffusion analogique, soit fin mai 2012. Pour répondre à vos questions relatives au passage à la télé tout numérique, un centre d'appel est à votre disposition au 0970 818 818, au prix d'un appel local (numéro non surtaxé).

17 - La redevance télé va-t-elle augmenter ?
Pas à cause de la mise en place de la TNT.

18- Et le réglage des chaînes ?
Il s'effectue exactement de la même façon qu'avant le numérique : une « mémorisation automatique des chaînes » que vous lancez avec votre télécommande.

19 - Puis-je utiliser un ordinateur pour recevoir la TNT ?
Oui, c'est possible. Il existe des récepteurs de TNT qui se raccordent sur la prise USB de l'ordinateur. Certains ordinateurs sont fournis avec une antenne intérieure. Il faut cependant vérifier que le module pour la TNT contient bien un récepteur Mpeg 4. Ceux en Mpeg 2 ne fonctionneront pas.

20 - C'est quoi la différence entre TNT Sat et la TNT gouvernementale ?
Depuis le 1er novembre, Canal Sat Caraïbes contre-attaque la TNT gouvernementale avec sa TNT+. L'offre est « gratuite » (sans abonnement) tout comme la TNT gouvernementale, mais elle comprend un bouquet de 17 chaînes (Martinique Première, Guadeloupe Première, Guyane Première, France Ô, Canal 10, La Une Guadeloupe, France 4, France 24, France 5, Arte, LCP, Public Sénat, ATV, KMT, TV5 Monde, Canal+ en clair et I télé), 7 radios (RFI, RCI Martinique, RCI Guadeloupe, RFO Guadeloupe, RFO Martinique, RFO Guyane et France Info).
S'ajouteront, à compter d'aujourd'hui, deux autres chaînes : France 2 et France 3.
L'équipement (décodeur + parabole + frais d'installation) coûte 199 euros, sans aucun abonnement

- La bataille des télés locales
La TNT Outre-mer sera diffusée par voie hertzienne terrestre, avec un complément satellitaire pour les zones non desservies par le réseau terrestre. L'opérateur technique sera la société ROM1, une filiale de France Télévisions qui facturera aux chaînes privées présentes sur le multiplex leur part des frais de diffusion. Ces frais s'élèvent à environ 80 000 euros à l'année (par voie terrestre et 200 000 euros par le satellite), soit 6 à 13 fois plus cher que pour émettre sur le canal hertzien (15 000 euros l'année). Autant dire une catastrophe pour les télés locales. ATV et KMT, ainsi que Canal 10 en Guadeloupe ont interpellé le ministère de la Culture pour que les frais de diffusion soient calculés en fonction du chiffres d'affaires.

- Zouk TV, la seule chaîne locale à ne pas être sur la TNT
En novembre dernier, après dix années d'existence et de lutte pour émettre en hertzien, la chaîne obtenait enfin la précieuse autorisation du CSA. Une nouvelle reçue avec beaucoup d'enthousiasme par le créateur de Zouk TV. Un an plus tard, c'est un peu la désillusion. ATV et KMT seront sur la TNT alors que lui devra patienter encore un an pour espérer être sur le deuxième multiplex prévu pour 2011.

Fin de la saison des cyclone 2010

Ce 30 novembre 2010, nous sommes le dernier jour de la saison qui a été conforme aux prévisions de l'université du Colorado avec 19 tempêtes nommées dont 12 sont devenues des ouragans. 5 d'entre eux sont devenus des ouragans majeurs. Cette saison a été trés dense avec prés de 90 jours de tempête.

Nos iles n'ont pas été épargnées avec les passage de EARL , FIONA et  TOMAS.

samedi 27 novembre 2010

Le Germinal rejoint son port d'attache

Le 27 novembre 2010, la frégate de surveillance Germinal  a rejoint son nouveau port d’attache, la base navale de Fort-de-France. Partie de Toulon douze jours plus tôt, elle renforce le dispositif des forces armées aux Antilles (FAA) et le pôle maritime des Caraïbes.

Avec son sistership  le Ventôse , le Germinal  mènera des patrouilles de longue durée destinées à la surveillance de la zone économique exclusive (ZEE). La frégate participera également à l’action de l’Etat en mer, notamment dans sa dimension de lutte contre le narcotrafic.
De plus, les frégates participent, aux côtés des FAA, aux opérations de secours d’urgence (assistance humanitaire, catastrophes naturelles d’origine tellurique, cyclonique ou volcanique) conduites au profit des populations de Guadeloupe, de Martinique ou des pays de l’arc antillais.


Enfin, le Germinal  sera l’un des acteurs de la coopération avec les pays situés dans la zone de responsabilité permanente du commandant supérieur des forces armées aux Antilles. A savoir, les Etats-Unis, le Mexique, l’Honduras, le Nicaragua, le Panama, la Colombie, le Venezuela, les Bahamas, Cuba, la Jamaïque, Haïti, la République Dominicaine, Trinidad et le Tobago. 

Semi marathon de Fort de France

Dimanche, on courra la 26e édition du Semi-marathon international de Fort-de-France. Le grand rendez-vous de la course à pied a subi quelques changements.

Depuis cette année, le Semi-marathon de Fort-de-France a obtenu le label international, ce qui veut dire que les organisateurs doivent répondre à un cahier des charges précis. Sur 10000 courses organisées en France, seules 25 ont ce label et le semi-marathon de Fort-de-France sera le seul d'outremer à être international cette année. Autre innovation le parcours a été modifié à la demande des athlètes : la côte de Châteauboeuf a été supprimée ce qui annonce un parcours plus roulant. Enfin, le parcours du Jou Ouvé a été mesuré et fait officiellement 5 kilomètres.

D'autre part, le départ de cette épreuve a été différé de 5 minutes, ce qui évitera aux athlètes, aux spectateurs et aux journalistes de pouvoir suivre sans risque d'erreurs les athlètes des deux courses différentes. Pour en revenir au label international dont bénéficie désormais le semi-marathon, la principale critique faite aux organisateurs était le nombre trop important de deux roues sur le circuit : le directeur de la direction des sports de la ville de Fort-de-France, Frédéric James, a insisté sur la sécurité qui devait prévaloir sur une épreuve internationale. Ainsi, aucun deux-roues ne sera toléré sur le parcours demain.
Ceux qui ne sauraient pas que le semi-marathon de Fort-de-France se déroule demain, seraient des gens qui n'étaient pas en Martinique depuis un bon moment. La ville de Fort-de-France a en effet commencé très tôt sa campagne de communication : dès le mois d'août avec le « zapping du semi » diffusé sur Télé Martinique. Deux célèbres parrains ont également accepté volontiers d'aider à la promotion de l'événement : Perle Lama qui sera en prestation sur le podium demain soir et le réalisateur de « la première étoile » , Lucien Jean-Baptiste dont on annonce la participation au « Jou Ouvè » .

Outre les nombreuses animations qui seront proposées aujourd'hui et demain, le semi-marathon reste avant tout une compétition sportive. Il y aura certes la majorité, ceux pour qui participer à l'épreuve suffit à leur bonheur, mais aussi ceux qui sont là pour la performance. Côté vainqueur de l'épreuve, sans doute faut-il encore chercher du côté des athlètes invités. Mais il y a également des Martiniquais et des Martiniquaises qui auront des ambitions légitimes. Nous pensons bien évidemment à l'éternel Claude Nohilé mais aussi à Thierry Jacques-Edouard. Chez les femmes, les jeux restent ouverts.

- Le programme
Samedi 27 novembre 2010
12 h 00 : cours de placement du dos 14 h 00 : compétition de natation
17 h 30 : cours de fitness avec Caribbean Center
18 h 00 : démonstration et explication nutritionnelle sur la préparation de bonnes pâtes avant l'effort
18 h 30 : pasta party, animation DJ
Dimanche 28 novembre 2010
6 h 30 : départ du Semi-marathon
6 h 35 : départ du Jou Ouvè
7 h 50 : remise récompenses podiums hommes et femmes
9 h 30 : cours de yoga par CoachMe.com
10h 00 : départ de la course à deux voiles des yoles rondes
16 h 15 : groupe de hip hop Black Ascent
17 h 30 : défilé de mode de Cyphen
18 h 0 : concert de Perle Lama et du groupe Madin'k
19 h 30 : concert du groupe Caribeen Nwel

vendredi 26 novembre 2010

Le futur pôle d'affaires de la Pointe Simon

Imaginez en 2012, une tour de bureaux de vingt étages qui surplombe la baie des Flamands, un complexe immobilier de 45 appartements de grand standing avec piscine sur huit étages et un troisième immeuble de bureaux, commerces et restaurants... Le pôle d'affaires de la Pointe Simon est plus que sorti de terre. Il est aujourd'hui à hauteur du clocher de la cathédrale et s'affiche face à la mer. Alors les promoteurs de ce complexe s'activent sur la commercialisation du centre. Un pari audacieux, ambitieux, celui de redonner vie à la ville basse et se tourner résolument vers le futur.

Le futur pôle d'affaires de la Pointe Simon prend forme. Treize étages sur vingt sont déjà construits. Le projet d aménagement de la Pointe Simon que l'on doit au cabinet d architecte AR2 Erick Orville et Frank Brière a été conçu en deux phases. La première phase « Presqu'île » , actuellement en cours, a été chiffré à 153 millions d'euros. Une deuxième phase est prévue courant 2013 rive gauche, « Fort-de-France antan lontan »

Le programme immobilier prévu en phase 2 sera complémentaire et en continuité avec celui de la phase 1. Il consistera en deux zones distinctes sur la rive gauche. Une première zone prévoit des immeubles de grande hauteur au nord de la presqu'île incluant des bureaux, un hôtel, des commerces et un parking. Les bâtiments de la seconde zone seront de plus petite taille afin de refléter une architecture traditionnelle. Y seront inclus des commerces, un parking et un deuxième plazza.

Le centre d'affaires de la Pointe Simon comprend vingt étages d'une surface approximative de 940 m2 parfaitement étudiés et équipés pour satisfaire les besoins des acteurs importants du marché de service, reflets de l'économie de service. Les promoteurs ont assuré qu'en matière, ils ne pouvaient pas faire mieux. Des études spécifiques ont été conduites afin d'assurer que les façades modernes de murs de rideaux, nouvelles en Martinique, résisteraient aux futurs ouragans (des vents de 300 km/h). Des essais et investigations géotechniques poussées ont été réalisés sur le terrain. Les fondations représentent 46 % de la hauteur de la tour. Les premiers appartements du condominium sont à 14 mètres au-dessus du niveau de la mer.

La tour mesurera 93 mètres de haut pour 20 étages. À ses côtés, un bâtiment courbe destiné à héberger des logements « moyen standing » face à la mer (36 mètres de hauteur) et une tour abritant des commerces et des bureaux (38 mètres de hauteur) commencent aussi à sortir de terre.

Cela n'a pas été sans mal. Car, comme toute la partie basse de la capitale foyalaise, le site de la Pointe Simon se trouve en zone liquéfiable. Une donnée complexe qui explique l'importance et la durée des travaux de fondation. « Compte tenu des règles PS92 (ndlr : parasis- miques), nous avons dû réaliser un système de fondation spécial pour s'ancrer dans le bon sol » , explique l'architecte Erick Orville.

Le mur périphérique en arc de cercle situé derrière les condominiums a son importance. Il va faire 330 mètres de long, entre 30 et 40 mètres de profondeur et 60 cm d'épaisseur. Les efforts que pourrait générer un séisme, ou un événement majeur vont être ramenés sur ce mur complété par des barrettes sous l'élément le plus haut du projet

Un chantier hors norme
Rien que pour les fondations, une enceinte qui descend sur 40 mètres, longue de 330 mètres et large de 80 centimètres a été réalisée. Pour donner un ordre d'idée de ce qui a été coulé en béton, il faut s'imaginer un mur d'1 mètre de long sur 40 centimètres de large qui relierait Fort-de-France à Saint-Pierre. Même chose pour les linéaires en acier, nécessaires au maintien de la structure. Sauf que là, ils représenteraient une distance équivalente à Fort-de-France/Trinidad.

Des quantités astronomiques
La phase 1 du projet, gros oeuvre, fondations comprises, a nécessité des quantités astronomiques de matériaux.
42 750 m3 de béton.
6 800 000 kg d'acier.
La totalité de ces matériaux a été commandée localement, précise (la société de promotion de la Pointe Simon.

Comment fête-t-on Noël en Martinique ?

Décoration de Noël sur un palmier en Martinique
A peine descendue de l’avion, vous êtes totalement dépaysés. Un soleil haut dans le ciel, 28° à l’ombre et pas un flocon de neige à l’horizon. Si les rues sont décorées de guirlandes lumineuses on est bien loin de l’avenue des Champs-Elysées. Plus petit, mais tout aussi joli, ce n'est qu'une question de différence culturelle. Noël en Martinique peut commencer.

Il n'y a pas de sapin, mais une branche de filao plantée dans un seau de sable c’est ce qui fait office d’arbre de Noël et elle est décorée au mieux.

Enfin il fait nuit, il faut découvrir les « Chanté Noël », la fête par excellence d’un noël en Martinique. Du fin fond de mon tiroir le martiniquais sors LA bible du Chanté Noël, le recueil de cantiques qu'il gardera précieusement toute sa vie, gage de la culture antillaise. Les chants de Noël martiniquais son en fait très largement inspirés des chants religieux de la France du 18ème siècle. Ces célèbres chants de Noël rythmés par les tambours et le ti bwa (morceau de bambou sec que l’on frappe avec deux bâtons de bois dur), épicés de quelques allusions salaces résolument antillaises, et en créole s’il vous plait !

Et un cantique Martiniquais, cela donne quoi? Extrait...

Manmaille-la prend cantique-là
Pou nous ça chanté Noël
Mêlon nos voix et nos cœurs
Et chantons à l’unissons
Seul bagage nous ni pou nous
Cé Noël pays nous-a
Pendant deux z’yeux nous ouvè
An nous chanté Noël

Refrain:
Noël! Noël qui ça ou pôté ba nous?
Noël! Vini soulagé nous!
Noël! Vini pou guéri nous!
Noël! Vini pou sauvé nous
Noël! Vini fortifié nou!
Noël! Vini pou béni nous!
Noël! Vini purifié nous!

Les enfants prenez vos cantiques
Afin de chanter Noël
Mêlon nos voix et nos cœurs
Et chantons à l’unissons
Le seul bagage que nous ayons
C'est le Noël de notre pays (C'est notre noël à nous)
Pendant que nous avons les deux yeux ouverts
Chantons Noël

Refrain:Repas de fête français et antillais
Noël! que nous as tu apporté?
Noël! Viens nous soulager!
Noël! Viens nous guérir!
Noël! Viens nous sauver
Noël! Viens nous fortifier!
Noël! Viens nous bénir!
Noël! Viens nous purifier!

Noël c'est aussi des dégustations de pâtés salés, le jambon de noël et de boudin noir qui composent le repas de fête, avant de goûter au ragoût de porc et pois d’angol (le plat typique de Noël), le tout accompagnés de quelques verres de schrubb (écorces d’oranges et épices macérés dans du rhum) et de punch coco.

Fortes perturbations sur les accès Internet Orange aux Caraïbes

Un incident sur un câble sous-marin perturbe tout le réseau IP d’Orange France Télécom Caraïbe. Depuis le 17 novembre, d’importantes perturbations ont été constatées sur les réseaux internet et 3G d’Orange. Ces perturbations visent la Martinique, des îles de Guadeloupe, des collectivités de Saint Barth et Saint-Martin.
orange caraibe guadeloupe internet antilles

Selon Orange, « Cet incident est localisé sur un câble sous-marin à quelques kilomètres des côtes du New Jersey (US) ». Pour y répondre dans un premier temps, « l’ensemble du trafic (3G et internet) des Antilles Françaises a basculé sur un autre câble (Americas 2), occasionnant ainsi un ralentissement du trafic, visible depuis l’archipel Guadeloupéen et depuis la Martinique. »

L’opérateur souligne que « les connexions internet et 3G sont donc actuellement fortement ralenties, parfois impossibles » et indique que les équipes du consortium gérant le câble sous-marin travaillent au rétablissement des services « dans les délais les plus courts ».

Le Préfet de Guadeloupe a invité les usagers à « reporter leurs démarches à la préfecture et à la sous-préfecture jusqu'à remise en état », la délivrance des documents officiels étant elle aussi victime de ces problèmes. « Le système d'immatriculation des véhicules pour les cartes grises ne fonctionne pas, non plus que celui des passeports biométriques. Il est impossible d'obtenir un passeport d'urgence. L'application de gestion des cartes professionnelles des agents de sécurité ne fonctionne pas. Le système des permis de conduire, tout comme celui des cartes d'identité, fonctionne difficilement au ralenti. »

jeudi 18 novembre 2010

La Martinique de nouveau en vigillance jaune pour fortes pluies et orages

Une masse d'air humide et instable stagne sur cette zone depuis hier.  Elle occasionne de nombreuses averses, parfois fortes et orageuses.

Le temps va rester couvert et pluvieux jusqu'à samedi.  Les averses fortes et orageuses vont nous intéresser au moins jusqu'à demain matin.  Puis elles vont devenir plus espacées et entrecoupées d'éclaircies plus ou moins durables.

Les cumuls atteignent déjà 90 à 100 mm en 12h sur certains secteurs comme le François et Grand-Rivière, 70 à 90 mm sur le centre de l'île et tout particulièrement le bassin de la Lézarde.

Durée prévue de l'épisode:  jusqu'au samedi 21 novembre.

lundi 8 novembre 2010

La France au chevet d’Haïti : un avion d’aide humanitaire pour aider les sinistrés de Tomas et faire face au choléra

Dès la réouverture de l’aéroport international Toussaint Louverture, samedi matin, un avion militaire français a livré du fret humanitaire à Port-au-Prince.

Dans le cadre du plan de lutte contre l’épidémie de choléra et pour les victimes du cyclone Tomas, cet appareil avait à son bord une tonne d’hypochlorite de calcium, puissant purificateur d’eau offert par le groupe Suez à la Direction nationale haïtienne de l’eau potable et de l’assainissement (Dinepa) a fait savoir l’Ambassadeur de France, Didier Lebret, venu recevoir le stock d’aide sur le tarmac de l’aéroport. L’aide comprend aussi 500 tentes envoyées en don par la Croix-Rouge française à son homologue d’Haïti, la Croix-Rouge Haïtienne. Elles devraient être distribuées aux personnes qui ont perdu les leurs lors du passage de la tempête tropicale Tomas.Ce matériel devrait permettre d’alimenter toute la ville de Port-au-Prince en eau potable pendant plusieurs semaines. À bord de ce même avion-cargo militaire, se trouvaient également 400 bâches offertes par la Croix Rouge Française aux populations sinistrées. Au total, 10,000 bâches, en provenance du Centre de crise du Ministère des Affaires étrangères français, seront livrées en Haïti dans les prochains jours.
Dix mille bâches doivent également être distribuées. Mais c’est seulement une partie d’entre elles qui sont arrivées samedi, a précisé le diplomate français.
Ce fut l’occasion pour lui d’annoncer un projet de 100 mille euros du gouvernement français destiné à assurer la prévention contre le choléra dans des orphelinats et des crèches en Haïti.
Didier Lebret s’est enfin réjoui que la tempête tropicale Tomas n’ait pas provoqué dans le pays les dégâts qu’on craignait. Il révèle avoir eu des appréhensions que l’impact de la tempête, ajouté aux conséquences du séisme, n’entraine le report des élections présidentielles et législatives du 28 novembre 2010.
Le Ministre de la jeunesse, des Sports et de l’Action Civique, Evans Lescouflair, qui recevait l’aide humanitaire français au nom du gouvernement haïtien, a exprimé la gratitude de celui-ci vis-à-vis du geste de la France à l’attention de la population haïtienne en proie à l’épidémie de choléra.

vendredi 5 novembre 2010

Des exploitations qui ne se laissent pas abattre

L'état des parcelles dans l'île l'atteste. Certaines ont été fortement frappées par le cyclone Tomas qui a aplati les cultures et le moral des exploitants. D'autres parcelles ont à peine été effleurées... Arrivé sans prévenir, Tomas est une nouvelle claque pour la profession agricole, qui venait à peine de se remettre du passage de Dean et de la sécheresse de début l'année. Aujourd'hui, les agriculteurs touchés demandent des réponses adaptées et rapides.
Visite dans le nord de l'île en compagnie des coopératives, de la Chambre d'agriculture et de la direction de l'agriculture, venus rassurer leurs troupes.
 
« Ces régimes faisaient déjà presque 35 kg! » Jean-Claude Marraud des Grottes, petit dossier bleu sous le bras, a déjà fait ses photos et ses calculs, et ces derniers ne sont pas bons. L'Habitation Périnelle qu'il gère sur 62 hectares va mettre du temps à se remettre du passage de Tomas. « Pour nous, c'est plus grave que Dean » , expose-t-il au directeur de l'Agriculture. Sur les deux mois à venir, il devait récolter 650 tonnes de bananes pour aboutir à des chiffres excellents sur 2010. Espoir brisé. En 2011, ce sont aussi 1 400 tonnes qui ne seront jamais récoltées. « Je n'ai aucune recette jusqu'au 15 août » , poursuit-il.
Le directeur de l'agriculture, Jérôme Frouté, acquiesce : « C'est une triple punition pour les planteurs : la récolte actuelle est perdue, la prochaine plantation devra pousser en plein carême et être vendue à la plus mauvaise période sur le marché, juin-juillet » .
 
Cinquante hectares entre Saint-Pierre et le Morne-Rouge, 25 salariés et des milliers de bananiers qui ont plié sous les assauts du cyclone Tomas. Sur les terres de Nicolas Marraud des Grottes, le calcul est rapide : 100% de la plantation est perdue.
A l'habitation Desfontaine, par exemple, à Saint-Pierre (notre photo ci-dessus), le nettoyage a commencé, malgré un diagnostic sans appel du chef d'exploitation Louis Lepasteur : « une mort subite » . Louis Lepasteur a aussi perdu des haricots, des tomates, des aubergines, des mangues, des citrons. Tout a été balayé.
Malgré tout, « les gens n'attendent pas les aides de l'Etat pour prendre les tracteurs et les tronçonneuses » , fait valoir Charles Cyril, le président de la Socopma (coopérative des maraîchers). Cette attitude positive, on la retrouvera aussi plus loin, au Morne Rouge, à Savane Petit, une exploitation gérée par José Souaya. Sur 30 hectares, ses bananiers sont déjà cyclonés, et les ouvriers continuent de peindre le hangar. Bref, l'exploitation continue de vivre. Il ne lui restait pourtant que 150 tonnes de bananes à récolter cette année pour atteindre ses objectifs...
 
Des avocats roulent le long du chemin, ça et là. Des arbres sont couchés de part et d'autres et agonisent.
Au loin, une parcelle semble n'avoir jamais été cultivée. En fait, la famille Elisabeth-Marie-Françoise avait déjà perdu 600 avocatiers lors du passage de Dean à cet endroit. Trois ans après, la récolte s'annonçait excellente... mais ira nourrir les animaux.
 
Jean-Claude, le père, presque à la retraite, est en train de passer la main à ses deux fils, Harris et David. « Dimanche matin, j'ai dû scier des arbres car le chemin était inaccessible » , raconte Harris, 31 ans. « Mais ensuite, quand j'ai vu les dégâts, j'ai pleuré... comme un enfant » .
 
Jean-Claude observe ses pieds de tomates calcinés. À cause des maladies qui assaillent les tomates, il ne va pas en replanter tout de suite.
Outre les avocats et du maraîchage , la famille possède plus de trois cents brebis, dont certaines sont mortes avec le passage du cyclone. Tous les trois gardent la tête haute. Jean-Claude s'accroche aux 60 hectares de terre : « Je ne vois pas de porte de sortie, mais je ne vendrai jamais les terres, sauf si vraiment je n'ai rien à manger! » , assène-t-il. « Mais je connais des agriculteurs qui m'ont dit qu'ils avaient peur de tout recommencer » .
 
« On n'a pas été avertis à temps, on n'aurait pu débâcher! » . Frantz Louis-Thérèse cache difficilement son amertume, face à ses 3 800 mètres de serre bien abîmés et les 14 000 plants de salades bons pour les lapins. Sur la magnifique plantation Beauvallon, au Morne- Rouge, les feuilles des salades ont déjà commencé à noircir. « Mes serres pouvaient tenir jusqu'à 110 km/h de vent, pas au-delà. »
 
« Il faut prendre en considération que c'est le deuxième coup de vent que mes bananes subissent! Le premier a eu lieu en janvier! » Le mari de Christiane Drané, exploitante, s'énerve contre ce vent capricieux qui s'acharne. Il faut dire que Tomas s'est montré particulièrement sélectif sur ces 6 hectares de terre, situés à Pain de sucre, au Marigot. Les bananiers les mieux portants narguent ceux dont même le rejet fait grise mine. « Il faut nettoyer tout de suite et replanter » , commente un technicien en désignant une des parcelles.

mercredi 3 novembre 2010

Renforts martiniquais pour Sainte-Lucie

La Martinique vient en aide à son voisin de Sainte -Lucie après le passage de l’ouragan Tomas. Depuis lundi, à la demande de l'ambassade de France à Castries, les forces armées aux Antilles et la sécurité civile sont à pied d’œuvre.
Le cyclone Tomas aura été meurtrier à Sainte-Lucie. Douze morts dénombrés à ce jour. Et selon le ministre du Tourisme sainte-lucien Allan Chastanet, « malheureusement certaines personnes sont toujours ensevelies ». « Le nombre de morts pourrait augmenter dans les prochaines heures », a-t-il ajouté mardi.


C’est avec ses forces martiniquaises que la France a répondu a l’appel à l’aide internationale, lancé par premier ministre sainte-lucien Stephenson King. La Martinique a donc envoyé ses forces armées et des membres de sa sécurité civile pour mettre en place une opération de ponts aériens. Vivres et eau sont désormais acheminés aux sinistrés via un hélicoptère Puma de l’armée de l’air.

Patrick Tyburn, lieutenant colonel des Sapeurs pompiers de Martinique a expliqué la démarche au micro de Martinique Première. « Actuellement trois rotations ont été réalisées entre le Stade de Vieux fort et les zones sinistrées de Fond Saint-Jacques. A l’heure ou nous parlons, les populations ont reçu de quoi se ravitailler et de quoi coucher dans des conditions un peu meilleures ».

Mardi, de nombreux habitants étaient toujours coupés du reste de l’île. Tomas a frappé la petite île samedi avec des vents soufflant jusqu’à 150 kmh et d’intenses pluies.


Après une première mission de reconnaissance aérienne, un hélicoptère Puma des Forces armées des Antilles (FAA) a effectué de nombreuses rotations entre la Martinique et Sainte-Lucie. 13 tonnes d’eau, de vivres et de matériels ont depuis été acheminé à Fonds-Saint-Jacques, un quartier sur les hauteurs de Soufrière.

mardi 2 novembre 2010

TOMAS glisse sur l'île

Sur le littoral sud les effets de la houle cyclonique sont spectaculaires.
La plage du Diamant a partiellement disparu.
Traversant l'arc Antillais au sud de la Martinique, Tomas a causé quelques dégâts dans l'île. Le réseau électrique a en particulier été fortement touché.

Une rafale à 17 0 km/h au Morne des Cadets, des creux de 7, 3 mètres dans le canal de Sainte-Lucie et jusqu'à 200 mm d'eau en 24 heures sur les points les plus arrosés de Martinique. Ces trois chiffres communiqués par Météo-France peuvent donner une idée de ce que l'île a connu lors du passage du cyclone Tomas au-dessus de l'arc antillais ce week-end.

Des données qui correspondent aux maximums observés mais ne reflètent que partiellement les conditions météo rencontrées par la Martinique. En passant entre Sainte-Lucie et Saint-Vincent, le cyclone Tomas nous a relativement épargnés. Ce que les spécialistes retiendront d'ailleurs, ce n'est pas la puissance des rafales, mais la durée pendant laquelle l'île a été soumise à ces coups de vents. « Évidemment Dean était beaucoup plus puissant, mais il est passé bien plus vite » note Météo-France. « Ce qui est notable avec Tomas, c'est le fait que le cyclone soit resté de longues heures sur place. »

Samedi matin, les automobilistes avaient intérêt à être patients.
À Rivière-Salée la RN5 et une partie du bourg étaient submergées.
Au Lamentin, le quartier Gaigneron avait les pieds dans l'eau.
Le bilan fait état de routes coupées par des inondations, des éboulements ou des arbres couchés, mais ne déplore aucune victime humaine.

Selon les services de secours, au total, trois familles du Morne-Vert ont dû être relogées, une maison à Ducos a dû faire face à un glissement de terrain et un automobiliste a vu son véhicule emporté par les eaux à Sainte-Luce.

Au final, comme lors du passage de Dean, c'est le réseau électrique qui a causé le plus de soucis aux Martiniquais. Près de 60 000 clients ont été confrontés à des coupures. Dimanche soir, il restait encore 8000 foyers dans le noir et EDF annonçait l'arrivée de renforts guadeloupéens et guyanais pour faire face à la multitude de chantiers à traiter. 
Comme lors du passage de Dean, c'est le secteur de l'agriculture qui a essuyé le plus de dégats. Impossible pour l'instant de disposer d'un bilan complet. D'une exploitation à l'autre, les conséquences du cyclone sont très différentes. À Basse-Pointe, certaines parcelles sont impactées à 60 voire 70 %, d'autres seulement à 20%. D'innombrables régimes sont perdus et plusieurs semaines de travail s'annoncent nécessaires pour nettoyer les exploitations les plus touchées. Selon les spécialistes, la canne devrait pouvoir repartir mais perdre en qualité.
Le cyclone Tomas a été déclaré tempête tropicale le vendredi 29 octobre à 17 heures locale. Il était alors situé à 600 km au sud-est de la Martinique. Il s'est alors dirigé vers le nord ouest à une vitesse relativement rapide de 25/30 km/h. Dans la nuit du 29 au 30, il s'intensifie et passe au stade d'ouragan. Il continue sa trajectoire vers le nord-ouest, en ralentissant. À la mi-journée, Tomas atteint l'est de Saint-Vincent. Pendant plusieurs heures, il stoppe pratiquement sa progression puis, vers 18 heures locales il franchit l'île et reprend sa route vers l'ouest nord-ouest. Dans cette période, le maximum de vents forts intéresse alors l'Île de Sainte-Lucie (vent maximal moyen 120 à 150 km/h, rafales 150 à 200 km/h). La pression minimale au centre estimée descend à 982 hPa.
 
C'est au moment où le cyclone atteint les abords immédiats de Saint-Vincent que la Martinique, située dans la partie nord du système, va connaître un net renforcement des vents d'Est. La valeur moyenne oscille entre 60 et 80 km/h, les rafales sont le plus souvent de l'ordre de 100 à 110 km/h. Sur certains reliefs exposés, les valeurs sont bien sûr supérieures.
 
(source Météo-France)