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samedi 8 janvier 2011

Une Franciscaine retrouve le portable de la première dame de France

Vent de panique hier soir pour les responsables de la sécurité du couple présidentiel. À son arrivée dans la commune du François la première dame a constaté la perte d'un objet qui lui est cher.

C'est peu après 17h30 que les deux hélicoptères de l'armée de l'air se sont posés sur le petit stade du quartier Dostaly au François. Après l'aéroport, le chef de l'Etat et son épouse ont de nouveau droit à un bain de foule. La cinquantaine de personnes sur la petite route du lotissement sont ravis de découvrir la femme du président de la République. Elle est tres sollicitée, ils veulent tous la toucher et lui parler. Un petit bain de foule qui va durer quelques minutes sous les yeux de Maurice Antiste, le maire du François et du sous préfet du sud. 

Jusqu'ici rien de plus normal, mais au moment de regagner les véhicules pour se rendre au Cap Est Lagoon Resort, les visages des responsables de la sécurité se crispent. Que se passe-t-il ? Sueurs froides pour la garde rapprochée du président, car madame Sarkozy a perdu son portable. Dans la foule, une femme qui assiste à la scène interpelle l'un des gardes du corps du président : « si c’est le portable du président que vous rechercher je l’ai trouvé par terre ... », indique Lydie. 

Le maire du François qui n'est pas loin se rapproche de Lydie et récupère le portable avant de le remettre au garde du corps. Soulagement pour la délégation présidentielle et surtout pour Carla Bruni. En guise de remerciement, elle fait un large sourire en direction de celle qui a retrouvé son portable. De son côté, le président salue de la main la foule et le convoi peut enfin repartir. Encore sous l'émotion, Lydie indique que dans le mouvement de foule, elle a vu ce portable au sol et, en l’ouvrant, elle a remarqué une photo d’un enfant. Elle a aussitôt pensé qu’il s’agissait du portable du président. Une histoire que Lydie n’est pas prête d'oublier : pendant quelques minutes, elle a eu entre les mains le portable de la première dame de France.

dimanche 5 décembre 2010

Un petit goût de Martinique


Revenir de la Martinique sans emporter un bon rhum agricole est pratiquement inimaginable. Ce produit ne répond pas aux critères de la SAQ, qui ouvre néanmoins timidement la porte à la distillerie Saint-James et à quelques autres (trop peu) tout aussi intéressantes.

Le charme discret d'un grand chef

Benoit Dong, dont le grand-père était Vietnamien, officie depuis cinq ans dans l'île du rhum. Cet homme timide contraste avec d'autres chefs à l'éclat médiatique, qui sont plus présents devant les caméras de télévision que dans leurs cuisines. Il est chef à demeure dans un tout aussi discret que magnifique établissement, La Suite Villa. Il s'agit d'un hôtel-boutique dominant la baie des Trois Îlets, d'où l'on peut apercevoir au loin la rade de la capitale, Fort-de-France.
La Martinique est une terre de sucre qui, une fois distillé, devient rhum. Cette boisson nationale se retrouve partout dans l'île et donne encore au «ti-punch» ses lettres de noblesse. Confectionné à partir de la canne à sucre, le rhum d'appellation contrôlée se distingue du rhum préparé à partir de la mélasse.

Le rhum agricole (fait de façon artisanale) permet aux îles de la Martinique et de la Guadeloupe de se différencier des rhums commerciaux habituels. Il s'agit d'un produit unique dont la grande restauration sait de plus en plus tirer profit et qu'elle met en valeur sur les tables gastronomiques de la Martinique, ce qui permet aux vieux rhums de s'affirmer de la meilleure façon.
 
Ce chef, qui a fait ses classes dans de grands restaurants étoilés du Michelin en France, participe activement à la notoriété de la gastronomie locale en valorisant les produits et les producteurs de l'île. Sa cuisine est aérienne, fine et goûteuse. Elle révolutionne la traditionnelle cuisine créole faite d'accras, de boudins, de Colombo et autres crabes farcis que l'on sert partout sur l'île et dont la qualité est inconstante. Là comme ailleurs, l'alimentation subit une transformation qui se retrouve sur les grandes tables, encore trop peu présentes sur l'île.

Pourtant, en matière d'infrastructure hôtelière, on peut souligner la venue de nouveaux concepts, comme le magnifique Cap Est Lagoon Resort, le seul établissement Relais & Châteaux de l'île. Il est doté de suites «les pieds dans l'eau», d'une piscine grande comme la mer et du nouvel hôtel-boutique La Suite Villa, avec sa décoration éclectique et sa table.

Dans le même style d'établissement, le superbe Plein Soleil, qui se trouve dans la commune du François, dispose de chambres d'un grand confort et d'une table tout aussi époustouflante que la vue que l'on y découvre. Ainsi, la Martinique se réveille, s'ouvrant sur le monde et sur le tourisme d'aujourd'hui, et fait preuve d'un dynamisme réconfortant.

À la différence d'une destination comme la Floride, la Martinique mise sur la variété. D'une baie à l'autre, le décor est différent. Tantôt, un petit port de pêche nous fait découvrir Saint-Pierre, la ville qui fut détruite par le volcan de la montagne Pelée; tantôt, ce sont Grande Anse ou les Salines, où l'on peut profiter grandement des eaux turquoise et des plages de sable blanc, tout en savourant le midi une langouste grillée dans un des nombreux «ti-restaurants» installés en bordure de mer.

Au fil du temps, Benoit Dong a su tisser des relations privilégiées avec des pêcheurs ou des fournisseurs, indispensables à la réussite de sa mission. Une collaboration qui consiste à faire découvrir et à mettre en valeur une culture locale tout en protégeant des techniques et un grand savoir-faire appris à la dure école des métiers de bouche.

À quand un premier restaurant étoilé en Martinique ? Difficile, diront certains, d'assurer une constance au quotidien. Il faut composer avec la vie locale, convaincre les touristes de la présence d'une gastronomie régionale, tout cela en offrant les services d'un restaurant étoilé. Néanmoins, M. Dong rêve du jour où cela arrivera; ce serait une formidable consécration et, surtout, cela lui donnerait un coup de pouce dans son nouveau pays d'adoption.

La Martinique, c'est un voyage en odeurs, en couleurs, un mélange entre l'Europe et la Caraïbe, le bleu caméléon du ciel et le turquoise des Salines.

Bonnes adresses :

- Un incontournable: le Petibonum, plage du Carbet. On se prélasse sur des transats sur la plage avant de prendre le ti-punch, les accras et le boudin. Ne pas hésiter à demander à Guy de vous faire découvrir les fameuses écrevisses, et surtout son soufflé au vieux rhum.

- Ti sable, sur la grande plage de l'Anse d'Arlet. Les pieds dans l'eau, on y consomme en toute simplicité de la langouste grillée, des plats typiques, et on assiste aux concerts du dimanche soir que propose Laurence.

- La Fleur de sel, aux Trois Îlets. Une bonne table qui offre des spécialités intéressantes (courges, loup de mer, écrevisses...) dans un décor charmant. Dommage que le service ne suive pas.

- Ti Toques, au port de plaisance du Marin. Une des grandes tables du sud de l'île, avec le chef Harold Jeanville. Celui-ci utilise à bon escient les produits de la Martinique, et les prix sont plus que corrects.

- Cap Est Relais & Châteaux Lagoon Resort & Spa. Situé dans la région du François, il s'agit sans aucun doute de l'un des deux ou trois plus beaux établissements de l'île, avec plage et grande piscine. Très bonne restauration et superbe bar à rhum avec des produits uniques à découvrir.

- Hôtel restaurant La Suite Villa Anse Mitan, aux Trois Îlets. Dans un décor éclectique et magique, les propriétaires rivalisent d'ingéniosité en proposant des chambres et des villas de grande qualité, avec toutes les commodités, et un restaurant en passe de devenir «la place» où bien manger.

- Hôtel restaurant Le Plein Soleil, commune du François. L'endroit est splendide, bien décoré et toujours accueillant. La table est à la hauteur de l'établissement et met en valeur une culture alimentaire revisitée.

samedi 6 novembre 2010

Le François

Sur une portion très découpée de la côte atlantique, la commune du François fait face à une baie magnifique parsemée d'îlets et de fonds blancs. Un paradis pour amateur d'activités nautiques.


Située au centre de la Martinique sur la côte atlantique, le François est une commune essentiellement rurale. Les routes qui traversent la campagne pour rejoindre le bourg sont vraiment très agréables avec leurs vastes paysages de champs de canne à sucre et de plantations de bananes. Le centre-ville assez animé, grâce à de nombreux magasins et à son marché, n'est pas des plus attirants. Mais qu'importe ! Le François doit sa renommée à la beauté des territoires ruraux qui l'entourent et à la très jolie baie sur laquelle donne le bourg. Fermée par une barrière de corail qui la protège des vagues du large, la Baie du François est un vaste aquarium peu profond, rarement plus de 10 mètres, entrecoupé de fonds blancs (bandes de sable sur lesquelles on à pied) et de petites îles. Les îlets Oscar, Thierry, Long, Frégate, Métrente, Lavigne ...).

La plupart des activités nautiques sont pratiquables dans la baie du François. Kayak de mer, ski nautique, randonnée en jetski, découverte des fonds marins avec masque et tuba ... Sans oublier les pique-niques sur les îlets et les promenades dans la campagne. Un peu au sud du bourg, ne pas manquer la visite de l'Habitation Clément, une des plus belles des Antilles.

Succession de pointes rocheuses, le François n'offre pas beaucoup de possibilités de baignade, à l'exception parfois de minuscules bandes de sable fin entre deux rochers. Du moins tant que l'on reste sur la terre ferme. Dans la baie, c'est une autre histoire. Les îlets comptent plusieurs très jolies plages accessibles en bateau ou en kayak :

Baignoire de Joséphine - Plages de Martinique.

Baignoire de Joséphine
De Sainte-Anne à la presqu’île de la Caravelle, la côte atlantique de la Martinique est une succession de baies peu profondes protégées du large par de grandes barrières de corail et parsemées d’ilets ...


Anse Grand Macabou - Plage de Martinique.


Anse Grand Macabou
Loin de toute habitation, cette belle plage sauvage donne aux visiteurs le sentiment de découvrir un lieu inexploré. Exposée aux alizés, l'anse Grand Macabou voit parfois de belles vagues déferler sur son sable doré.





Pointe Faula - Plage de Martinique. 
Pointe Faula
Au sud du bourg du Vauclin, la Pointe Faula est une longue plage faisant face à un lagon formée par une barrière de corail. Bien abrité, le plan d’eau est calme, mais toujours bien ventilé. La plage fait face à l’atlantique et à ses Alizés. Très aménagée avec un vaste parking, des tables ou des carbets de pique-nique, des restaurants et des snacks installés dans des roulottes, la Pointe Faula attire de nombreux martiniquais le week-end, et de nombreux touristes la semaine.

samedi 30 octobre 2010

Cyclone Tomas : 11 % des foyers privés d'électricité

" Ce matin le cyclone Tomas passant au large de la Martinique a engendré des dégâts importants sur le réseau d’électricité moyenne et basse tension et des coupures d’environ 11% de la clientèle" annonce EDF qui explique qu'au total "entre 6h et 10h, plusieurs éléments du réseau ont été endommagés, une partie étant déjà actuellement partiellement ou totalement réparée. Ainsi à 11h00, 20 000 clients sont actuellement coupés, 5000 clients ont déjà été réalimentés. "

Les communes les plus touchées sont à 11h au Nord, Ajoupa Bouillon, Basse Pointe, Grand Rivière, Macouba, et Morne Rouge et au Sud François, Rivière Salée, Saint Esprit et Vauclin.

lundi 27 septembre 2010

Habitation Clément (Commune du François)

Une très belle habitation transformée en musée. La maison de maître, classée monument historique, offre l'occasion unique de s'immerger dans le mode de vie des planteurs du XIXème siècle et de découvrir l'architecture et le mobilier créole d'époque. L'habitation Clément accueille aussi une ancienne distillerie de rhum et ses chais de vieillissement. 

C’est au sein d’un très beau parc aux nombreux arbres centenaires que l’on découvre d’abord les chais et les vieux bâtiments industriels de l’exploitation, avant de deviner, en haut d’un morne surplombant le domaine, la présence de la maison de maître, en partie cachée par la végétation. Magnifiquement restaurée, luxueusement meublée, cette maison ou « Grand’Case » est avec la Caféière Beauséjour en Guadeloupe, un des plus beaux exemples, de l’architecture créole du XIXème siècle. Un condensé de l’évolution mouvementée des habitations aux Antilles, aussi.

Fondée en 1798 par Louis Hodebourg Desbrosses et Simon de Bassigny, l’Habitation Acajou qui deviendra plus tard, au fil de ses nombreux changements de propriétaires, l’Habitation Clément, est un domaine d’une surface relativement modeste. A cette époque, les propriétaires n’habitant pas sur place, la maison de maître se résume à une simple case où loge le Géreur. Pour lui, pas de grand luxe. Les quelques meubles sont d’une grande simplicité, et les mètres carrés comptés. L’important c’est l’efficacité. Du haut de son morne, celui-ci peut contrôler facilement le travail dans les champs de canne à sucre.

Ce n’est qu’au milieu du siècle suivant que l’Habitation Clément va prendre son aspect actuel. Françoise de Franqueville qui rachète le domaine en 1844 décide en effet d’y habiter, et fait réaménager à grands frais la case initiale. Celle-ci n’est pas détruite, et sert encore aujourd’hui de noyau au bâtiment. Entourée d’une galerie, et déjà considérablement agrandie, la case qui ne comptait qu’un seul niveau, se voit aussi adjoindre un étage, dans lequel sont aménagés les chambres et le bureau du planteur, tandis que le rez-de-chaussée est consacré uniquement aux pièces à vivre ou de réception.
Une très belle habitation transformée en musée. La maison de maître, classée monument historique, offre l'occasion unique de s'immerger dans le mode de vie des planteurs du XIXème siècle et de découvrir l'architecture et le mobilier créole d'époque. L'habitation Clément accueille aussi une ancienne distillerie de rhum et ses chais de vieillissement.

L’adaptation de la maison au climat est remarquable. Ses concepteurs vont utiliser ici toutes les astuces connues à l’époque pour rendre la vie plus facile dans les régions tropicales. Déjà protégée des ardeurs du soleil par le couvert généreux des arbres du parc, la maison de maître se voit ainsi protégée de l’humidité par une surélévation en terrasse et des façades en petits panneaux de bois tropicaux imputrescibles. La circulation de l’air est également particulièrement soignée. Les galeries latérales sont percées de nombreuses fenêtres à jalousie conçues pour assurer un courrant d’air constant à l’intérieur du bâtiment, et les pièces du rez-de-chaussée, largement ouvertes les unes sur les autres, ne comportent aucune porte qui pourrait gêner le bon écoulement des Alizés.

De spartiate le mobilier initial évolue lui aussi vers plus de luxe et de confort. Le style marie éléments de décoration classiques importés d’Europe et inspirations créoles. La plupart des meubles sont en teck comme la jolie table ronde du salon, ou en courbaril comme l’imposant lit à colonnes du maître des lieux.

Vers 1900 Homère Clément, nouveau propriétaire du domaine, va continuer l’embellissement de la maison en faisant remplacer le sol un peu frustre des galeries, initialement en carreaux de terre cuite, par un très beau dallage de mosaïques polychromes.


Habitation Clément
Domaine de l'Acajou, 97240 François.
Tel : 05 96 54 62 07 .

Horaires : Visite tous les jours de 8H30 à 17H30. Fermeture en septembre.
Tarifs : Entrée : 7 Euros, et 4 Euros pour les moins de 12 ans.