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vendredi 17 décembre 2010

Dernières « Portes Ouvertes » du 33e RIMa à Desaix

Réorganisation des armées oblige, c'était la dernière fois ce week-end que les militaires du 33e Régiment d'Infanterie de Marine organisaient leurs traditionnelles « Journées Portes Ouvertes » au Fort Desaix à Fort-de-France.
Le 33e RIMa a accueillit l'ensemble des Martiniquais souhaitant découvrir ou redécouvrir les installations, assister aux démonstrations dynamiques d'entraînement, se renseigner sur les carrières militaires et les métiers proposés par les forces armées ou tout simplement se détendre, jouer et se restaurer en famille. Le Fort Desaix était ouvert au public de 8h45 à 20 heures le samedi et de 8h45 à 18 heures le dimanche. « Ces journées sont pour nous l'opportunité de se rencontrer, de se retrouver et de présenter nos savoirs faire, nos installations et nos matériels, dans un cadre attractif et convivial. Au fil des ans, ce grand moment est devenu un événement incontournable en Martinique. Une centaine d'exposants et plus de 10 000 visiteurs étaient attendus! » , a précisé un communiqué des Forces Armées aux Antilles.

Exceptionnellement cette année, un « marché de Noël » s'est tenu sur le site du Fort Desaix.

Des jeux et animations pour les enfants ont été également proposés.

Enfin, les résultats du « Grand jeu-concours » mis en place avec de nombreux lots ont été divulgués dimanche, en présence de Miss Martinique.

dimanche 5 décembre 2010

Participation au 1er salon aéronautique de Martinique

Le premier salon aéronautique de la Martinique s’est tenu le dimanche 5 décembre 2010 sur l’aéroport Aimé Césaire : il a rassemblé près de 1 800 visiteurs.

Le salon a été créé à l’initiative de la Chambre de Commerce et d’industrie du département et les forces armées aux Antilles (FAA) ont été invitées à figurer parmi les exposants avec les moyens aériens de l’armée de l’Air de la base aérienne 365. Parmi les appareils exposés, le Puma et le Fennec ont suscité la curiosité des visiteurs, notamment sur les missions de service public qu’ils sont amenés à réaliser (évacuation sanitaire, recherche et sauvetage, transport inter hospitalier…).

Puma et Fennec
L’après-midi a été marquée par l’arrivée d’un E3F « AWACS » du 36ème EDCA (escadron de détection et de contrôle aérien) qui a effectué un passage au-dessus de l’aéroport avant de se poser sous le regard des spectateurs.

samedi 27 novembre 2010

Le Germinal rejoint son port d'attache

Le 27 novembre 2010, la frégate de surveillance Germinal  a rejoint son nouveau port d’attache, la base navale de Fort-de-France. Partie de Toulon douze jours plus tôt, elle renforce le dispositif des forces armées aux Antilles (FAA) et le pôle maritime des Caraïbes.

Avec son sistership  le Ventôse , le Germinal  mènera des patrouilles de longue durée destinées à la surveillance de la zone économique exclusive (ZEE). La frégate participera également à l’action de l’Etat en mer, notamment dans sa dimension de lutte contre le narcotrafic.
De plus, les frégates participent, aux côtés des FAA, aux opérations de secours d’urgence (assistance humanitaire, catastrophes naturelles d’origine tellurique, cyclonique ou volcanique) conduites au profit des populations de Guadeloupe, de Martinique ou des pays de l’arc antillais.


Enfin, le Germinal  sera l’un des acteurs de la coopération avec les pays situés dans la zone de responsabilité permanente du commandant supérieur des forces armées aux Antilles. A savoir, les Etats-Unis, le Mexique, l’Honduras, le Nicaragua, le Panama, la Colombie, le Venezuela, les Bahamas, Cuba, la Jamaïque, Haïti, la République Dominicaine, Trinidad et le Tobago. 

lundi 8 novembre 2010

La France au chevet d’Haïti : un avion d’aide humanitaire pour aider les sinistrés de Tomas et faire face au choléra

Dès la réouverture de l’aéroport international Toussaint Louverture, samedi matin, un avion militaire français a livré du fret humanitaire à Port-au-Prince.

Dans le cadre du plan de lutte contre l’épidémie de choléra et pour les victimes du cyclone Tomas, cet appareil avait à son bord une tonne d’hypochlorite de calcium, puissant purificateur d’eau offert par le groupe Suez à la Direction nationale haïtienne de l’eau potable et de l’assainissement (Dinepa) a fait savoir l’Ambassadeur de France, Didier Lebret, venu recevoir le stock d’aide sur le tarmac de l’aéroport. L’aide comprend aussi 500 tentes envoyées en don par la Croix-Rouge française à son homologue d’Haïti, la Croix-Rouge Haïtienne. Elles devraient être distribuées aux personnes qui ont perdu les leurs lors du passage de la tempête tropicale Tomas.Ce matériel devrait permettre d’alimenter toute la ville de Port-au-Prince en eau potable pendant plusieurs semaines. À bord de ce même avion-cargo militaire, se trouvaient également 400 bâches offertes par la Croix Rouge Française aux populations sinistrées. Au total, 10,000 bâches, en provenance du Centre de crise du Ministère des Affaires étrangères français, seront livrées en Haïti dans les prochains jours.
Dix mille bâches doivent également être distribuées. Mais c’est seulement une partie d’entre elles qui sont arrivées samedi, a précisé le diplomate français.
Ce fut l’occasion pour lui d’annoncer un projet de 100 mille euros du gouvernement français destiné à assurer la prévention contre le choléra dans des orphelinats et des crèches en Haïti.
Didier Lebret s’est enfin réjoui que la tempête tropicale Tomas n’ait pas provoqué dans le pays les dégâts qu’on craignait. Il révèle avoir eu des appréhensions que l’impact de la tempête, ajouté aux conséquences du séisme, n’entraine le report des élections présidentielles et législatives du 28 novembre 2010.
Le Ministre de la jeunesse, des Sports et de l’Action Civique, Evans Lescouflair, qui recevait l’aide humanitaire français au nom du gouvernement haïtien, a exprimé la gratitude de celui-ci vis-à-vis du geste de la France à l’attention de la population haïtienne en proie à l’épidémie de choléra.

mercredi 3 novembre 2010

Renforts martiniquais pour Sainte-Lucie

La Martinique vient en aide à son voisin de Sainte -Lucie après le passage de l’ouragan Tomas. Depuis lundi, à la demande de l'ambassade de France à Castries, les forces armées aux Antilles et la sécurité civile sont à pied d’œuvre.
Le cyclone Tomas aura été meurtrier à Sainte-Lucie. Douze morts dénombrés à ce jour. Et selon le ministre du Tourisme sainte-lucien Allan Chastanet, « malheureusement certaines personnes sont toujours ensevelies ». « Le nombre de morts pourrait augmenter dans les prochaines heures », a-t-il ajouté mardi.


C’est avec ses forces martiniquaises que la France a répondu a l’appel à l’aide internationale, lancé par premier ministre sainte-lucien Stephenson King. La Martinique a donc envoyé ses forces armées et des membres de sa sécurité civile pour mettre en place une opération de ponts aériens. Vivres et eau sont désormais acheminés aux sinistrés via un hélicoptère Puma de l’armée de l’air.

Patrick Tyburn, lieutenant colonel des Sapeurs pompiers de Martinique a expliqué la démarche au micro de Martinique Première. « Actuellement trois rotations ont été réalisées entre le Stade de Vieux fort et les zones sinistrées de Fond Saint-Jacques. A l’heure ou nous parlons, les populations ont reçu de quoi se ravitailler et de quoi coucher dans des conditions un peu meilleures ».

Mardi, de nombreux habitants étaient toujours coupés du reste de l’île. Tomas a frappé la petite île samedi avec des vents soufflant jusqu’à 150 kmh et d’intenses pluies.


Après une première mission de reconnaissance aérienne, un hélicoptère Puma des Forces armées des Antilles (FAA) a effectué de nombreuses rotations entre la Martinique et Sainte-Lucie. 13 tonnes d’eau, de vivres et de matériels ont depuis été acheminé à Fonds-Saint-Jacques, un quartier sur les hauteurs de Soufrière.

samedi 30 octobre 2010

200 militaires en moins d'içi 2012

Clap de fin pour le 33e RIMa et la base aérienne du Lamentin. D'ici deux mois, la transition vers la création d'une base de défense s'amorcera, avec pour objectif à horizon 2012, la fermeture de ces deux sites militaires. En compensation de ce redéploiement stratégique des forces armées, une enveloppe de six millions d'euros a été allouée à la Martinique, dans le cadre du contrat de redynamisation des sites de la défense (CRSD).

En effet, notre île perdra au passage près de 200 militaires - 900 d'ici 2020 - et environ 200 personnels civils seront réorientés vers d'autres postes de la Défense en Martinique (une soixantaine est concernée dès 2012).

Réunion du comité de pilotage
Le manque à gagner pour de nombreux acteurs économiques sera toutefois « compensé par l'augmentation d'autres unités militaires, en particulier la Marine nationale, avec l'arrivée d'une deuxième frégate d'ici la fin de l'année » a nuancé l'amiral Loïc Rafaëlli.

Autre enjeu de ce redéploiement militaire, trois sites seront libérés, entièrement ou pour partie : le parc de la Ravine, le site de Gerbault et la base aérienne 365 du Lamentin. Le préfet, qui a rappelé que des réflexions sont déjà en cours, par exemple pour implanter un internat d'excellence dans le parc de la Ravine.

lundi 25 octobre 2010

Tentative de vol au Fort Desaix

Voici le passage emprunté par le jeune homme qui s'est introduit par effraction dans la zone militaire du Fort Desaix ?
Un jeune homme de 28 ans est entré par effraction dans la zone militaire du Fort Desaix pour tenter de cambrioler l'un des bureaux de l'état-major interarmées.Intercepté par les militaires, il a pris la fuite en sautant d'un mur de 10 mètres. En plus de récolter une belle fracture à la jambe, il sera très certainement poursuivi pour tentative de vol avec effraction, et intrusion dans une zone militaire. Actuellement hospitalisé, il n'a pas encore été entendu par les autorités.

Les militaires du Fort Desaix ont eu un samedi après-midi qui restera à jamais gravé dans leurs mémoires. Aux alentours de 14 heures, un jeune homme s'est introduit dans le quartier général des forces armées . « Dans un bâtiment qui se trouve dans la partie la plus au Sud-Ouest , au-dessus du quartier Trenelle. C'est le parcours le plus abrupt, interdit à toute personne seule en raison des risques qu'il représente. Il a découpé le grillage, Il a trouvé une échelle et a escaladé l'un des bureaux de l'état-major. Il a cassé un des carreaux du bureau, mais n'a pas pu entrer. Il allait se faire intercepter par la patrouille quand il s'est jeté dans le vide » raconte Françoise Jegat, lieutenant de vaisseaux, directeur de la communication pour les Forces Armées aux Antilles.

« Jusqu'à maintenant, personne n'était jamais entrée par effraction. La structure est extrêmement bien gardée. Il y a un dispositif de garde permanent pour chaque bâtiment. C'est la façade la plus abrupte... » insiste-t-elle. Ce qui n'a pas suffi à dissuader le jeune homme qui « espérait repartir avec de l'argent ou du matériel informatique » . Françoise Jegat tient en tout cas à mettre en garde ceux à qui l'envie prendrait de l'imiter : « Desaix n'est pas un magasin. Entrer en zone militaire est un délit passible de la prison ferme » .

mardi 19 octobre 2010

Parcours Mangrove au 33ème RIMa - Martinique



Non ce parcours n'est pas réservé aux seuls "guerriers" de la Légion étrangère ou des Troupes de marine, mais il est effectué par TOUS les personnels qui servent en Martinique et qui pendant quelques mois sont intégré au 33ème RIMa.

mardi 14 septembre 2010

Les marins du Ventôse reconstruisent des écoles en Haïti

Les 110 marins du Ventôse, qui ont apporté 40 tonnes de fret humanitaire samedi, se sont portés volontaires pour apporter une aide de terrain à Port-au-Prince, toujours marquée par les stigmates du séisme du 12 janvier dernier qui a fait plus de 250.000 morts et 1,3 million de sans-abri.

« Pendant notre escale de trois jours, nous avons identifié deux chantiers de réhabilitation dans une école et un orphelinat de Port-au-Prince » , explique le capitaine de frégate Pascal Lebarbier.

La reconstruction de 42 écoles est la mission principale des forces armées aux Antilles (FAA) en Haïti depuis mars dernier. Elle se termine à la fin du mois de septembre.

« On ne change pas le monde, mais on voit tout de suite le résultat de notre travail » , déclare fièrement le lieutenant de vaisseau Tanneguy Biseau entre deux coups de marteau, à la fondation Solidarité-Fraternité, une structure qui abrite un orphelinat et une école dans un quartier de la capitale haïtienne.

A l'école nationale de Tabarre, une cinquantaine de marins effectue des travaux de peinture et de bricolage dans les salles de classe préalablement rénovées par les régiments du service militaire adapté (RSMA) de Martinique et de Guadeloupe.

Le médecin et les infirmiers du Ventôse donnent des consultations aux habitants du quartier, venus en masse et calmement. Ces Haïtiens, qui vivent dans des maisons en grande partie détruites par le séisme, ont été prévenus la veille ou le matin même par la direction de l'école de ces consultations gratuites. Ils n'avaient vu aucun médecin venir dans le quartier depuis le tremblement de terre.

A l'orphelinat de Solidarité-Fraternité, à cinq kilomètres de l'école nationale de Tabarre, les 24 enfants présents se ruent affectueusement sur les trente autres marins du Ventôse venus repeindre un bâtiment et construire des étagères. La réhabilitation du site, en partie détruit par le séisme, a été effectuée par le RSMA quelques semaines plus tôt.

« Je ne suis pas spécialement doué pour le bricolage, mais j'avais envie d'apporter mon soutien à ces gamins. » Le sourire des enfants qui vivent dans ces conditions difficiles vaut tous les « merci » du monde pour notre contribution à la reconstruction de leur école » , explique Cyril Tag, radariste de la frégate.

Forces armées aux Antilles : un mois d'août sur tous les fronts

Aide humanitaire en Haïti, lutte contre l’épidémie de dengue, cyclones… L’actualité était chargée pour les forces armées aux Antilles en ce mois d’août 2010. Chronologie de 30 jours vécus au rythme opérationnel par les militaires français de Guadeloupe et de Martinique.

Militaire du RSMA engagés en Haïti
Jeudi 5 août : le CN 235 Casa de la base aérienne du Lamentin s’envole pour l’aéroport de Port-au-Prince (Haïti) avec 2,5 tonnes de fret humanitaire collecté par le Régiment du service militaire adapté de Martinique (RSMA). Une cinquantaine de militaires du 41ème bataillon d’infanterie de Marine et du RSMA de Guadeloupe travaillent toujours à la réhabilitation des écoles et des lieux de vie, pour un retour à la vie normale sur l’île dévastée en janvier dernier.

Samedi 7 août : le Puma de l’ETOM 00.58 (BA du Lamentin) et un groupe de gendarmes spécialisés interviennent de nuit pour sauver un randonneur tombé dans une ravine lors d’une ascension de la montagne Pelée. Souffrant d’une fracture ouverte à la jambe, le randonneur est évacué sans encombres vers l’hôpital de Fort-de-France.

Vendredi 13 août : nouvelle sortie pour le Puma pour une opération de sécurité publique et de protection de l’environnement. Il s’agit de relever une balise de signalisation marine de 1,5 tonnes échouée sur la réserve intégrale de Petite Terre en Guadeloupe, où seul l’accès par air est envisageable pour ne pas endommager les coraux du platier.

Lundi 23 août : début de l’engagement des forces armées auprès des municipalités pour aider à la lutte contre l’épidémie de dengue qui sévit aux Antilles. Jusqu’à la veille de la rentrée scolaire, les opérations de destructions larvaires seront menées tous les jours dans les écoles primaires et maternelles.

Mardi 24 août : les FAA stationnées en Guadeloupe déroulent l’exercice Testoura , testant leur dispositif de réaction face à un cyclone. Les Antilles sont en effet au plus fort de la période cyclonique jusqu’à fin septembre et la vigilance des militaires doit être permanente.

Jeudi 26 août : la frégate de surveillance Ventôse charge pour Haïti 20 m3 de fret humanitaire confié par l’association des secouristes martiniquais. Le bâtiment, en escale à Port-au-Prince du 11 au 13 septembre, y livrera son chargement et participera à des travaux de réhabilitation. Direction ensuite Key West (USA), pour une rencontre avec nos partenaires américains de la lutte contre le narcotrafic dans la zone Caraïbes.

Vendredi 27 et samedi 28 août : visite de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé et des sports, et de Marie-Luce Penchard, ministre chargée de l’Outre-Mer, venues inspecter les dispositions mises en œuvre contre l’épidémie de dengue.

Dimanche 28 août : le cyclone Earl est à proximité de Saint-Martin. On surveille aussi Fiona , qui s’est formée, et Gaston . Un chapelet se dessine sur les vues satellite, les forces armées sont mises en alerte. Les moyens aériens et les militaires sont prêts à intervenir.

lundi 13 septembre 2010

La marine française livre 40 tonnes de fret humanitaire à Port-au-Prince

La frégate de la marine française Le Ventôse est arrivée ce week-end à Port-au-Prince chargée de fret humanitaire destiné aux victimes du terrible séisme qui a frappé Haïti en janvier, avant la fin de l'aide militaire française le 30 septembre.

«La phase d'urgence de coopération de l'armée française en Haïti arrive à son terme mais il y aura sans doute des missions ponctuelles par la suite», a annoncé Didier Le Bret, ambassadeur de France en Haïti, sur le quai de déchargement de la capitale haïtienne.
«Les besoins en Haïti existent encore et nous sommes heureux de venir aider la population neuf mois après le séisme», a déclaré à l'AFP le capitaine de frégate Pascal Le Barbier, commandant du Ventôse.

Le vaisseau de la marine nationale, basé à Fort-de-France, et dont la principale mission est la lutte contre le narcotrafic dans les Caraïbes, a transporté 40 tonnes de fret humanitaire provenant de plusieurs collectifs et associations de Martinique.
Le chargement était composé principalement de matériel médical et scolaire ainsi que de vêtements. Neuf associations qui oeuvrent auprès des populations sinistrées d'Haïti ont réceptionné la cargaison.

«Cet apport de matériel scolaire arrive à point nommé, à quelques jours de la rentrée des classes», a expliqué le père Rémi Joseph Pérald, curé de Pont-sondé, à trois heures au nord de la capitale haïtienne.
Sa paroisse a accueilli des dizaines de familles réfugiées après le séisme et les trois écoles qu'elle gère «seront surpeuplées dès la rentrée». «Nous manquons cruellement de moyens techniques». Sa paroisse récupère trois tonnes de l'aide collectée par l'association des secouristes martiniquais.

Au cours de l'escale de trois jours à Port-au-Prince, l'équipage du Ventôse a participé à un chantier de reconstruction d'une école dans le quartier de Tabarre et offert des consultations médicales.

Les forces françaises, dont la principale mission sur le terrain est de réhabiliter des structures scolaires, aura rénové 42 écoles à la fin du mois.

«Ce sont les régiments du service militaire adapté de Guadeloupe et de Martinique qui ont mis en oeuvre depuis mars dernier les chantiers de reconstruction», a indiqué le capitaine Pierrick Grenon, qui commande l'ensemble des troupes françaises en Haïti.

Environ 6000 élèves pourront reprendre les cours dans l'ensemble des écoles rénovées par l'armée française le 4 octobre, jour officiel de la rentrée des classes.

Le séisme du 12 janvier a, selon des estimations rapportées par la Banque mondiale, tué plus de 230 000 personnes et causé des dégâts de près de 8 milliards de dollars. Plus de 1,5 million d'Haïtiens ont été jetés à la rue.

lundi 6 septembre 2010

Les jeunes Martiniquais du RSMA de retour d'Haïti

Entouré de sa famille, Loïc Dindaine, en formation en maçonnerie,
est fier du travail accompli.
Le dernier détachement martiniquais parti à Port-au-Prince pour aider à la reconstruction du pays est revenu vendredi après avoir rénové plusieurs écoles, une crèche et une bibliothèque.

Des embrassades et des sourires. Partis il y a un mois en Haïti, 45 marsouins et encadrants du RSMA ont été chaleureusement accueillis vendredi par leurs familles, à l'aéroport international Aimé-Césaire. Loïc Dindaine, 20 ans, à l'instar de ses autres camarades, ne masque pas sa fierté. « C'est vrai qu'au début, je n'étais pas trop chaud pour partir. Après ça a été. On a refait une école, une bibliothèque, je suis fier de ce qu'on a fait. C'est une bonne expérience à vivre » , confie le jeune maçon en formation. « Un peu fatigué » après des semaines de travail de six jours, il reconnaît avoir beaucoup appris. « Ça a été un peu dur de voir la situation des Haïtiens et leur mode de vie par rapport à nous » .C'est justement ce que souhaitait son père, Eddy Gestel. « Par rapport à tout ce qui se passe aujourd'hui, à la situation des jeunes, je suis très content qu'il ait eu cette expérience. Ça lui a permis de voir que la vie est difficile » . Maçon lui-même, il se réjouit aussi que son fils suive ses pas. « Il a été en formation avec moi et a obtenu un BEP. Quand il me racontait ce qu'il faisait en Haïti par mail, j'ai reconnu des choses que je lui avais apprises. Ça fait plaisir » .« Un travail exceptionnel »

Des embrassades et des sourires ont accueilli les 45 marsouins et
encadrants du RSMA Martinique vendredi après-midi à l'aéroport.
Pour le colonel Pierre Heinzelmeier, l'ensemble des jeunes marsouins engagés depuis la mi-mars en Haïti a réalisé « un travail exceptionnel » . Les RSMA de Martinique et de Guadeloupe qui se sont relayés tous les mois ont ainsi participé à la réfection d'écoles, d'orphelinat, de l'Institut du Bien Être Social et de Recherches (IBESR) -chargé notamment des adoptions-, au dégagement d'axes importants... « C'est une mission extrêmement positive tant sur le plan humain que professionnel.Étant eux-mêmes des jeunes en difficulté, ils s'aperçoivent qu'ils sont en mesure d'aider de jeunes Haïtiens, dans des situations encore beaucoup plus fragiles. Ils en reviennent grandis » .Le dernier détachement venu du RSMA Guadeloupe poursuit la mission jusqu'au 30 septembre avant la fin officielle de la mission.

mercredi 1 septembre 2010

Plan de lutte contre la dengue, visite interministérielle

Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé et des sports et Mme Marie-Luce Penchard, ministre chargée de l’Outre-mer, se sont rendues aux Antilles françaises les 27 et 28 août 2010 où elles ont rencontré les acteurs de la lutte contre l’épidémie de dengue. Le contre-amiral Raffaëlli, COMSUP Antilles, leur a dressé un bilan de la participation des armées à cette action.

Le contre-amiral Raffaëlli dresse un bilan de la participation des armées
Ainsi, 150 militaires ont été engagés auprès des municipalités et de l’agence régionale de la Santé (ARS). Ils ont traité 200 écoles en Guadeloupe et 145 écoles, cantines et crèches en Martinique. Une centaine de militaires a également assaini les abords des emprises appartenant au Ministère de la Défense. Les forces armées aux Antilles demeurent, pour les quinze prochains jours, aux côtés des acteurs de l’Etat et de la Santé pour enrayer l’épidémie.

En coordination avec les autres services de l’Etat, les forces armées aux Antilles (FAA) ont participé à la première phase d’urgence mise en place par les préfectures de Martinique et de Guadeloupe. L’objectif principal est l’assainissement des établissements scolaires avant la rentrée. Les deux ministres ont souligné l’excellent esprit de coopération qui s’est manifesté durant cette phase.

dimanche 29 août 2010

Les missions du 33ème RIMa

Le 33ème RIMa est un régiment prépositionné outre-mer à disponibilité immédiate qui a vocation à l’intervention. Ses missions sont :

  • en qualité de force prépositionnée : la protection de nos intérêts et de nos ressortissants dans la zone caraïbes.

  • en qualité de force de souveraineté : la défense militaire terrestre et le secours aux populations.
  • en qualité de plate-forme outre-mer : le soutien administratif et technique des forces terrestres et de la garnison ;

  • la formation à l’action en milieu tropical humide des modules tournants. 

DATES MARQUANTES EN 2010

Janvier : Mission « Harpie II » en Guyane ; Opération « Séisme Haïti 2010 ».
Février : Exercice « Dunas » en République Dominicaine ; Mission de souveraineté à Saint-Martin.
Mars : Mission de souveraineté à Marie-Galante, exercice « Caraïbes ».
Avril : Echange bilatéral avec le Venezuela.
Juin : Echange bilatéral avec le CFAC.
Juillet : Echange bilatéral avec la Jamaïque, exercice « Cyclonex »
Aout : Missions de souveraineté à Saint-Martin et à Marie-Galante.
Septembre : Echange bilatéral avec Trinidad et Tobago
Octobre : Echange bilatéral avec la Colombie, exercice régimentaire « Testoura » dans un cadre interarmées.
Novembre : Echange bilatéral avec le Venezuela, exercice régimentaire « Tjembe » dans un cadre interarmées.
Décembre : Mission de souveraineté à Saint-Martin.

samedi 28 août 2010

Les forces armées aux Antilles

Les forces armées des Antilles, qui regroupent les différents services relevant du ministère de la Défense couvrent les deux départements de Martinique et de Guadeloupe et sont placées sous les ordres d'un amiral commandant supérieur (COMSUP).

Le commandement des forces armées des Antilles :
Le contre-amiral Loïc Raffaëlli a pris ses fonctions de COMSUP le 1er août 2010. Le commandant supérieur est le commandant de la zone de défense Antilles. Il est placé sous l'autorité du chef d'état-major des armées (CEMA), dont il est le représentant local. Son autorité s'exerce sur l'ensemble des formations des trois armées et des directions et services communs qui lui sont affectés.

Il exerce le commandement opérationnel de l'ensemble des forces stationnées ou envoyées en renfort dans sa zone de responsabilité permanente (ZRP).

Il exerce les responsabilités d'ordre territorial avec les attributions de :
  • Commandant militaire de défense
  • Commandant maritime à compétence territoriale
  • Commandant de région aérienne.
Il est le conseiller du haut fonctionnaire de zone (préfet de la zone de défense) en ce qui concerne les responsabilités de défense de ce dernier, notamment pour l'élaboration des plans généraux de protection et la participation des forces des trois armées au maintien de l'ordre. 
Le COMSUP dispose de trois adjoints (Terre, Air, Mer) et conseillers dans l'exercice de ses responsabilités qui sont également les commandants organiques des formations de l'armée de terre (COMTERRE), de la marine (COMAR), et de l'armée de l'air (COMAIR).

Le COMSUP dispose également des directeurs, chefs de services et chefs de détachement interarmées ou à vocation interarmées (santé, commissariat, infrastructure, essences...).

Le COMSUP Antilles dispose en Guadeloupe d'un représentant auprès du préfet, le commandant militaire (COMIL).

Les missions des forces armées aux Antilles :

Les missions permanentes de souveraineté :

  • protéger le territoire national, les installations stratégiques et contribuer au maintien de la sécurité
  • assurer la prévention et la préservation des intérêts de la France dans la zone de responsabilité contre toute forme d’agression extérieure
  • soutenir l’action de l’Etat aux Antilles et participer à la lutte contre le narco-trafic
Les missions de crises sur le territoire ou à l’extérieur :

  • conduire ou participer à une opération militaire
  • mener des opérations de secours d’urgence (assistance humanitaire, catastrophe naturelles)
Les caractéristiques des forces armées aux Antilles :

Forces de souveraineté et d'intervention qui se caractérisent par leur adaptabilité au niveau de crise, leur polyvalence, leur modularité et leur mobilité stratégique.

L'effectif global des FAA est de 1700 militaires et 400 personnels civils répartis comme suit :
  • 1000 de l'armée de terre,
  • 500 de la Marine,
  • 200 de l'armée de l'air,
  • 400 personnels civils.
Par ailleurs, il y a 1 500 gendarmes et 1150 militaires du service militaire adapté.

La France, acteur régional reconnu dans la zone de responsabilité permanente d'intervention

Cette zone comprend les grandes et petites Antilles dans le bassin caraïbe, et regroupe 13 Etats insulaires, des possessions françaises, américaines, britanniques et néerlandaises mais aussi 10 Etats continentaux (ou une fraction de leur territoire) qui bordent la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique.

La France, est un acteur régional reconnu, notamment du fait de la présence de ses forces armées. Des missions d'entraînement (comme l'exercice annuel Caraïbe qui se déroule en mars), d'instruction, des escales de bâtiments ainsi que des échanges sont régulièrement menés avec les pays de la région afin d'améliorer les capacités des Etats de la zone à travailler ensemble.

La coopération régionale renforce la connaissance mutuelle et l'interopérabilité de nos forces. Elle permet en cas de crise ou de catastrophe naturelle de mettre en commun les moyens militaires nécessaire pour être réactif.

En Guadeloupe, le Commandant supérieur des forces armées des Antilles dispose d'un représentant délégué, le commandant militaire.

ARMEE DE TERRE
L'armée de Terre aux Antilles est constituée du 33ème Régiment d'Infanterie de Marine implanté à Fort de France, du 41° Bataillon d'Infanterie de Marine en Guadeloupe.

L'armée de Terre aux Antilles effectue des missions opérationnelles dans le cadre de la protection des intérêts de la France et de ses ressortissants dans les pays de la zone Caraïbe, dans un cadre national ou multinational, en défense militaire terrestre pour garantir notre souveraineté dans les départements des Antilles, pour assurer le secours aux populations en cas de catastrophes naturelles ou de situation humanitaire grave dans la zone. Pour faire face à cet éventail de missions, les régiments disposent d'unités de combat, de travaux et de réserve, ainsi que d'une capacité d'appui logistique.

Les forces terrestres bénéficient d'une grande autonomie en cas de projection et sont en mesure d'accueillir des forces d'intervention venant de métropole. Deux états-majors tactiques peuvent être mis en place par voie aérienne militaire ou par moyens amphibies.

ARMEE DE L'AIR
L'armée de l'air assume des missions opérationnelles : souveraineté nationale avec la défense aérienne et les mesures de sûreté aérienne, accueil et soutien des forces aériennes nationales et étrangères en mission ou en escale en zone Caraïbes, soutien des forces armées Antilles et Guyane pour l'aéromobilité des forces, le transport logistique, les liaisons de commandement, participation à la lutte contre le narco-trafic, coopération internationale en zone Caraïbe.

L'armée de l'air effectue également des missions de service public : recherches et sauvetages maritimes et terrestres, évacuations sanitaires, missions humanitaires, soutien aux actions diplomatiques, concours aux administrations.

L'armée de l'air dispose en Martinique d'une base aérienne militaire au Lamentin, de la zone militaire du Raizet en Guadeloupe, de l'escadron de transport Outre-mer " Antilles " comprenant 3 appareils de transport CN 235 " Casa ", 2 hélicoptères lourd " Puma ", 2 hélicoptères légers " Fennec ".

MARINE NATIONALE
Les missions de la Marine aux Antilles représentent un potentiel " activité " de près de 8000 heures de mer par an, orienté sur la prévention, notamment la surveillance maritime, le service public avec des missions de police en mer (lutte contre la pollution et le narco-trafic, police de la navigation et de la pêche, sauvetages), des entraînements et exercices. La Marine apporte donc une large contribution à l'Action de l'Etat en mer dans un bassin maritime fermé et une zone économique de 150 000 km², au confluent du narco-trafic vers l'Europe et les USA.
Elle compte quatre bâtiments avec la frégate de surveillance Ventôse et son hélicoptère Panther, le Bâtiment de transport léger Francis Garnier, le patrouilleur La Fougueuse, le patrouilleur de gendarmerie La Violette, et en renfort plusieurs mois par an, un avion de surveillance maritime (Falcon 50) ou de patrouille maritime (Atlantique) capable d'assumer des missions de défense (sûreté des approches maritimes, recherche du renseignement, liaisons) et de service public (recherches et sauvetages, transport sanitaire). Les bâtiments de combat sont soutenus par la base navale implantée à Fort de France.

Les forces armées mobilisées pour lutter contre la dengue

Face à l’épidémie de dengue qui sévit actuellement aux Antilles et qui a déjà fait treize morts, les autorités ont décidé de faire appel aux forces armées dès lundi.

Une mobilisation générale pour une situation d’urgence. L’Institut de veille sanitaire (InVS) et la cellule inter-régionale d’épidémiologie (CIRE) Antilles-Guyane, l’affirment, l’épidémie de dengue progresse de manière inquiétante: 4 100 nouveaux cas ont été recensés durant la première semaine d'août en Guadeloupe et 3 400 en Martinique. Un seuil qui n’avait pas été atteint lors du précédent pic enregistré en 2007. Pour éradiquer ce redoutable moustique, les ministres de l’Outre-mer Marie-Luce Penchard et de la Santé Roselyne Bachelot-Narquin ont annoncé ce week-end la participation des forces armées.

En Martinique, 38 militaires sont à pied d’œuvre : 29 hommes du 33ème RIMA (Régiment d'Infanterie de Marine) et 9 hommes du RSMA (Régiment des Services Militaires Adaptés). En Guadeloupe, c’est un effectif de 31 personnes qui a été réquisitionné, toutes issues du RSMA. Leur objectif : éliminer les milieux (eaux stagnantes) qui peuvent accueillir les larves du moustique et ralentir la prolifération de l’insecte. A quelques jours de la rentrée, les écoles seront traitées en priorité.

vendredi 27 août 2010

Mobilisation générale contre la dengue en Martinique

Une quarantaine de militaires français sillonnent depuis lundi les écoles de Martinique pour détruire les gîtes larvaires du moustique à l'origine d'une grave épidémie de dengue.
Cette épidémie, dont l'ampleur est jugée "exceptionnelle" par la cellule interrégionale épidémiologique (CIRE), se montre très virulente en Martinique, où elle a fait 13 morts, mais n'épargne pas la Guadeloupe, où quatre personnes sont décédées.

Depuis le mois de février, plus de 25.000 personnes sur une population de 401.000 habitants ont contracté la dengue en Martinique, selon un chiffre annoncé vendredi dernier par Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-Mer.
En Guadeloupe, l'épidémie a frappé près de 33.000 personnes, pour une population équivalente à celle de la Martinique.

Le virus de la dengue est véhiculé par un moustique domestique, l'Aedes aegypti, qui se reproduit dans les eaux stagnantes aux alentours des maisons. La période de la saison des pluies, entre juin et novembre, correspond habituellement à une phase de prolifération maximale.

Lors d'une réunion de crise, dimanche dernier, en présence de toutes les collectivités locales, des services préfectoraux et des Forces Armées, Christian Ursulet, directeur de l'Agence régionale de santé n'a pas caché son inquiétude.

"Cette année, il circule deux sérotypes, dont le numéro 1, particulièrement dangereux, parce que la population n'y a jamais été confrontée", a-t-il déclaré à cette occasion.

Au total, 62% des malades infectés auraient contracté cette forme du virus, contre 37% porteurs du sérotype numéro 4.

C'est l'épidémie la plus longue et la plus meurtrière de la décennie dans l'île : en 2001, 2005 et 2007, le virus avait tué trois à quatre personnes à chaque fois, avec une épidémie d'une durée moyenne de douze semaines. Le bilan actuel inquiète encore plus qu'en 1997, considérée jusque-là comme une année record : la dengue avait alors tué neuf personnes en Martinique.

Pour faire face à l'épidémie, les ministères de la Santé, de l'Outre-mer et de la Défense se sont associés.
Une réunion sur l'épidémie de dengue frappant les Antilles est programmée mercredi à Matignon.

La dengue se manifeste par de fortes fièvres, de violents maux de tête, des nausées et des vomissements, accompagnés de douleurs musculaires et articulaires. Un tiers des patients sont traités et renvoyés chez eux avec des consignes sanitaires. Ceux qui développent des formes plus sévères sont gardés afin de les surveiller et de les réhydrater.


En quelques jours et après une grosse fièvre, des courbatures et un mal de crâne particulièrement puissant, ils sont remis sur pied: la dengue est une maladie bénigne lorsqu'elle est bien maîtrisée. Elle devient dangereuse si le patient ne boit pas assez où s'il présente une pathologie défavorable, comme la drépanocytose. Au moins quatre des neuf cas qui sont morts de la dengue présentaient un terrain défavorable.

Une éruption cutanée peut apparaître. La forme la plus dangereuse, dite hémorragique, provoque des saignements au niveau des yeux, du nez, ou des organes, dans les cas les plus graves. Aucun traitement spécifique n'existe.

jeudi 26 août 2010

Antilles : prise de fonction du contre-amiral Loïc Raffaëlli

Le 1er août 2010, le contre-amiral Loïc Raffaëlli a pris ses fonctions de commandant supérieur des forces armées aux Antilles (COMSUP FAA). Il remplace le contre-amiral Philippe Arnould qui était en fonction depuis le 1er août 2008.

Les forces françaises aux Antilles, qui regroupent les différents services relevant du ministère de la Défense couvrent les deux départements de Martinique et de Guadeloupe et sont placées sous les ordres d’un amiral commandant supérieur (COMSUP).

Forces de souveraineté et d’intervention, les FAA se caractérisent par leur adaptabilité au niveau de crise, leur polyvalence, leur modularité et leur mobilité stratégique. Durant l’année 2010, les FAA ont ainsi participé à des missions aussi variées que la mise en place de renforts pour l’opération de lutte contre l’orpaillage Harpie en Guyane, la participation permanente aux opérations de lutte contre le narco-trafic et l’immigration clandestine ou, actuellement, la lutte contre l’épidémie de dengue, en soutien des préfectures de Guadeloupe et de Martinique et de l’ARS (agence régionale de santé).

Depuis janvier 2010, les FAA sont engagées en Haïti pour participer d’abord aux opérations de secours d’urgence puis de reconstruction du pays dévasté par un tremblement de terre. De la mise en place du pont aérien pour acheminer l’aide humanitaire d’urgence à la mise à disposition de militaires et de jeunes volontaires du RSMA (Régiment de service militaire adapté) pour réhabiliter les infrastructures, les FAA contribuent au retour à la vie normale en Haïti.

Antilles : les forces armées participent à la lutte contre la dengue

Depuis le 23 août au matin, quatre équipes des forces armées aux Antilles (FAA) sont engagées en Martinique et en Guadeloupe pour participer, aux côtés des municipalités et de l’ARS (agence régionale de santé) à la lutte contre la propagation du virus de la dengue.

Environ 100 militaires du 33e RIMa (régiment d’infanterie de marine) et jeunes volontaires du RSMA (régiment de service militaire adapté) sont engagés pour détruire les gîtes larvaires, à la demande des autorités civiles. Dans la journée du 24 août, ils sont intervenus sur plus de 70 sites, principalement des écoles maternelles et primaires.
La mission de ces équipes consiste à démoustiquer et nettoyer les zones d’eau stagnante, les gouttières encombrées, les regards, les fosses et les décharges végétales. A quelques jours de la rentrée, elles s’assurent également de l’état sanitaire des établissements scolaires.




Selon la cellule inter-régionale d’épidémiologie (CIRE) Antilles-Guyane, 13 décès et 33 000 cas cliniquement évocateurs de la dengue ont été constatés depuis le début du mois de décembre 2009. L’analyse menée par la CIRE montre en outre que l’épidémie n’a pas encore atteint sont pic et que son activité se poursuit.

dimanche 1 août 2010

Le 33ème Régiment d'Infanterie de Marine

"Fort de 700 militaires et civils, le 33e RIMa est stationné à Fort de France dans un environnement interarmées au quotidien puisqu’il est colocalisé avec le COMSUP Antilles. Il comprend une compagnie d’infanterie permanente à recrutement Martiniquais, une compagnie PROTERRE, une compagnie de commandement et de logistique, une compagnie de maintenance et une compagnie de réserve opérationnelle. Il remplit les missions des régiments stationnées dans les DOM : protection de nos ressortissants et de nos intérêts, défense militaire terrestre et secours aux populations, entraînement des modules en mission de courte durée et des stagiaires étrangers au milieu tropical humide, et le soutien des forces terrestres de la garnison. Participant plusieurs fois par an à des exercices multinationaux, le 33e RIMa a acquis une forte expertise de sa zone d’action qu’il approfondit régulièrement en participant à des échanges bilatéraux couvrant l’ensemble du bassin Caraïbes, du Nicaragua à la Barbade et plus récemment avec les pays clé de l’Amérique du Sud et du Nord. Le recrutement martiniquais des marsouins de la 1re et de la 3e compagnie permet de lier facilement contact avec les populations civiles de l’ensemble de l’archipel. Cela s’est révélé être un atout déterminant lors de l’opération DEAN en 2007 et HARPIE en Guyane début 2008. Pour les unités en mission de courte durée, la Martinique et l’ensemble de la zone offrent un excellent terrain d’aguerrissement en particulier au CAOME."

Historique
Régiment de réserve du 33e RIC, le 33e régiment d’infanterie coloniale est constitué à la mobilisation de 1914 à ROCHEFORT SUR MER. La soie de son drapeau ne porte aucun nom ni aucune date et à sa cravate n’est encore épinglée d’aucune décoration. La valeur de ses chefs et l’ardeur de ses soldats ne tarderont pas à inscrire l’histoire du régiment dans les plis de son drapeau. En effet, quelques semaines plus tard, il est engagé pour la première fois dans la région de VALMY en défense de la MARNE ; dès lors, il sera présent partout où l’on se bat âprement. On le trouve à la bataille de CHAMPAGNE en 1915 où il se distingue lors de l’attaque du 25 septembre, sur l’OISE et sur la SOMME, en 1916 où il s’illustre à la “tranchée des Annamites”, en 1917 au Chemin des Dames au sein de la 4ème Armée (général MARCHANT) lors de l’offensive de NIVELLES où il prouve sa bravoure et son courage à HURTEBIZE et à VERDUN où il est engagé dans le secteur de DOUAUMONT. Enfin, le régiment participe à la dernière bataille de la MARNE en 1918 où il s’illustre en tenant CHATEAUTHIERRY puis EPERNAY. 55 officiers, 1625 sous-officiers et marsouins ont donné leur vie sur ces champs de bataille et 6 chefs de corps se sont succédés au commandement du régiment. Leur vaillance vaudra au Régiment la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 1914 – 1918 décernée après deux citations à l’ordre de l’armée et au drapeau les trois inscriptions qu’il porte : Après avoir remplit sa mission, il est dissout, le 28 avril 1919.


Remis sur pied à la mobilisation de 1939 à MONTAUBAN, il tient position dans la région de MONTMEDY puis sur la frontière allemande de la SARRE. Trois bataillons de tirailleurs sénégalais venant remplacer ces trois bataillons de marsouins, il devient le 1er mai 1940 le 33e régiment d’infanterie coloniale mixte sénégalais. Il se comporte comme à l’accoutumée de la façon la plus vaillante, combattant jusqu’à l’Armistice, permettant au général FRERE de déclarer officiellement : « Ces hommes pouvaient rentrer chez eux la tête haute car ils n’avaient pas connu la défaite » Du 23 mai au 25 juin, pour la reconquête d’AMIENS et les combats défensifs jusqu’à la VIENNE, il aura perdu 42 officiers, 183 sous-officiers et 1500 militaires du rang. Il orne son drapeau de la Croix de Guerre 1939-1940 et se voit décerner une troisième citation à l’ordre de l’armée. Dissout le 1er août 1940 au cri de « AU NOM DE DIEU VIVE LA COLONIALE », il est reconstitué le 1er avril 1961 comme régiment de tradition des ANTILLES-GUYANE en mémoire des nombreux Antillais et Guyanais qui ont servi dans ses rangs et sont tombés au cours des deux guerres mondiales. En 1993, le 16e BCS est dissout, le régiment reprend alors les missions de soutien tout en conservant ses misions opérationnelles. De cette fusion sont issues les structures actuelles du 33e de Marine, répondant à la diversité des missions qu’il assume. En 1998, début des compagnies en mission de courte durée. En 2002, regroupement du nouveau 33 sur Desaix. En 2004, il participe à l’opération « CARBET » pour rétablir la paix en Haïti.
Filiation
33e Régiment d'Infanterie Coloniale : 02/08/1914 (Formation à Rochefort sur Mer) au 20/04/1919
33e Régiment d'Infanterie Coloniale : 02/09/39 (Formation à Montauban) au 15/04/40
33e Régiment d'Infanterie Colonial Mixte-Sénégalais : 16/04/40 à 01/08/40
33e Régiment d'Infanterie de Marine : 01/01/61 (Formation à Fort de France)

Inscriptions au Drapeau :
Champagne 1915
L'Aisne 1917
Verdun 1917

Décorations :
Croix de Guerre 1914-1918 avec 2 palmes
Croix de Guerre 1939-1945 avec 1 Palme

Fourragère :
1 aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918. Celle-ci a été remise au régiment le 19 juillet 1918 à Epernay

Citations :
2 citations à l'ordre de l'Armée 1914-1918
1 citation à l'ordre de l'Armée 1939-1945

Organisation
Jadis régiment de tradition des Antilles-Guyanne, le 33e de Marine est aujourd'hui une plate-forme outre-mer stationnée exclusivement en Martinique et ayant poour domaine d'action la zone Caraïbe.
Le régiment professionel en juillet 2000 est composé pour un tiers de permanenents civils et de réserve, pour un tiers de militairees en mission de longue durée et le tiers restant en mission de courte durée.
Il incarne parfaitement notre nouvelle Armée de Terre et ses objectifs.
L'engagement de jeunes antillais, EVAT et VDAT, renforce les liens étroits avec le tissu social de l'île, facilite l'intégration des jeunes engagés des autres armes et assure la cohésion et l'expertise de l'Outre-Mer, pour qu'en Martinique, et au Nom de Dieu, vive la Coloniale !!!

Les mission du 33e RIMa sont :
en qualité de force de souveraineté, la défense militaire terrestre et le secours aux populations
en qualité de force prépositionnée, la protection de nos intérêts et de nos ressortissants de la zone Caraïbe
en qualité de plate-forme outre-mer, le soutien administratif et technique des forces terrestres et de la garnison et la formation à l'action en milieu tropical humides des modules tournants

Missions de souveraineté
- Protéger nos intérêts dans un cadre national ou multinational et nos ressortissants sur l’ensemble de notre zone d’action.
- Participer à l’exécution des différents plans de défense militaire terrestre pour garantir notre souveraineté.
- Participer à des missions de service public dans tout le département, voire dans toute la zone caraïbe, en cas de catastrophe naturelle (cyclone).
- Instruire et entraîner les unités tournantes au service outre-mer.
- Instruire l’unité de réserve.

Mission de soutien
- Assurer le soutien administratif des organismes de la garnison (extérieurs au bataillon mais rattachés pour leur fonctionnement).
- Etre en mesure de projeter une base de soutien avancé.

Matériels Majeurs
le 33e de l'Arme est un régiment d'Infanterie légère motorisé sur camionnettes tactiques de type Marmon VUTC SUMB, VUTC TRM 4000, VTC Peugeot, et Armement Léger d'Infanterie.

Missions Récentes
1998 : Aide à la population à Saint-Martin, Saint Barthélémy et en République Dominicaine, assitance technique au Nicaragua et au Guatémala
1999 : Assistance Technique au Vénézuéla
2010 : Assistance en Haïti

Garnison :
Morne DESAIX
BP 608
97200 Fort de France Martinique
Téléphone : 05 96 39 50 00
Télécopie : 05 96 39 54 50
Adresse E-Mail : SAF.33RIMA@wanadoo.fr

Dates marquantes en 2010 :

Janvier : Mission « Harpie II » en Guyane ; Opération « Séisme Haïti 2010 ».
Février : Exercice « Dunas » en République Dominicaine ; Mission de souveraineté à Saint-Martin.
Mars : Mission de souveraineté à Marie-Galante, exercice « Caraïbes ».
Avril : Echange bilatéral avec le Venezuela.
Juin : Echange bilatéral avec le CFAC.
Juillet : Echange bilatéral avec la Jamaïque, exercice « Cyclonex »
Aout : Missions de souveraineté à Saint-Martin et à Marie-Galante.
Septembre : Echange bilatéral avec Trinidad et Tobago
Octobre : Echange bilatéral avec la Colombie, exercice régimentaire « Testoura » dans un cadre interarmées.
Novembre : Echange bilatéral avec le Venezuela, exercice régimentaire « Tjembe » dans un cadre interarmées.
Décembre : Mission de souveraineté à Saint-Martin.