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lundi 1 novembre 2010

Un peu d'histoire de la Martinique en images

Retour sur les toponymes martiniquais... içi
Janick Dulio nous fait découvrir l’origine des noms de lieux de la Martinique. Des toponymes d’origine historique et parfois politique souvent empreints d’une subtile poésie...

Economie de la Martinique

Population : 381 427 habitants d’après le recensement de 1999 (359 572 en 1990) ; estimée à 393 000 en 2004.
Principale ville : Fort-de-France (94 049 hab. soit 25 % de la population), Lamentin (35 460), Le Robert (21 240), Schœlcher (20 845), Sainte-Marie (20 098)
Densité : 338 hab./km² (1999, estimée à 356 en 2004)
Population urbaine : 42 %
Population active : 166 400 (2002)
Taux de chômage : 22,4 % (chiffre 2004, ne tient pas en compte les mouvements « non-déclarés » ; 26,3 % en 2000).
PIB brut/hab. : 14 283 € (année 2000)
PIB total : 5 496 millions € (en 2003 ; service 82,2 % - industrie 8,6 % - BTP 5,7 % - agriculture 3,5 %).
Evolution annuelle des prix (prix et salaires) : + 2,2 % (2002 ; Métropole : + 2,3 %)
SMIC : 1 127,23 € mensuel et 6,67 € de l’heure (2002)
Principaux produits exportés : fruits frais ou secs, produits raffinés du pétrole, boissons alcooliques (rhum et dérivés) ou non alccoliques.
Principaux produits importés : pétrole brut (l’île possède une raffinerie), véhicules (tourisme et utilitaires), médicaments, produits raffinés du pétrole, meubles.
Principaux fournisseurs : France métropolitaine, pays membre de l’UE, Venezuela, Etats-Unis, Guadeloupe.
Principaux clients : France métropolitaine, Guadeloupe, Guyane, pays membre de l’UE, Etats-Unis, Canada.

Lorsqu’il s’agit d’évoquer l’économie martiniquaise, on ne peut ignorer son passé colonial marqué profondément par les activités agricoles. Héritière incontestée de ce passé, l’île se trouve, aujourd’hui devant une situation assez paradoxale : un secteur agricole très présent, tant dans les faits (main d’œuvre, surface exploitée) que dans l’actualité (sucre, rhum, banane), mais qui ne possède qu’une part relativement faible dans le PIB (4 %).

Vue de plus près, cette antinomie ne paraît pas si inconciliable que cela : elle pourrait bien être annonciatrice d’une transition amorcée depuis les années 80. Aujourd’hui, c’est un fait : avec des denrées agricoles ne pouvant faire face à la concurrence internationale dès la fin du XIXè siècle et la première moitié du XXè siècle, la Martinique a néanmoins continué à exploiter ces ressources.

En règle générale, les DOM sont dotés de très nombreuses dérogations et sujets à des aménagements juridiques très complexes. La Martinique possède le statut de département mais est considérée comme un « territoire d’exportation » dans les échanges commerciaux. Une société métropolitaine qui vend un bien vers la Martinique est considérée comme un exportateur, par conséquent bénéficie d’une exonération de TVA. La Guyane, Saint-Martin et Saint-Barthélemy ne connaissent pas la TVA. En Martinique, elle existe et son taux varie entre 2,2 et 8,5 %. Tout produit qui entre en Martinique est concerné par la taxe dite « octroi de mer », qui constitue un revenu conséquent. Le montant est fixé par le Conseil Régional et varie selon la catégorie du produit, mais dépasse rarement les 30%. La somme collectée est partagée entre les communes (environ 40 % de leurs recettes fiscales). L’octroi de mer est accompagné par une autre taxe : le droit additionnel (entre 1 à 2,5%), dont les modalités sont toujours dépendantes du Conseil Régional qui en bénéficie directement.

Vue dans son ensemble, il nous est difficile de parler d’une économie structurée tant les indices tendent à révéler « un profil artificiel », les rouages fonctionnant grâce à un moteur déterminant : la consommation. Bien entendu, la consommation implique l’existence d’un volume monétaire qu’il faut alimenter avant de passer à la phase de circulation et, entre le secteur privé et public, ses sources sont innombrables. La liste étant très longue, on ne peut citer ici que les exemples les plus connus : taxation des produits « à l’importation », un régime fiscal plus avantageux pour diverses catégories socio-professionnelles, défiscalisation et subvention, un taux élevé de transferts publics, les congés bonifiés, etc.

L’Agriculture
L’île s’est orientée vers l’agriculture de plantation et le triangle « canne-banane-rhum » demeure toujours un élément fondamental. La chute constatée dans les exportations à partir de 2002 provient directement des filières bananes et canne. Tenant compte des évolutions des marchés, les autorités ont lancé à diverses reprises de timides tentatives de diversifications. Pour la période 2000-2006, le Conseil Régional s’est engagé à l’encourager.

La banane
L’exportation mondiale de la banane représente un volume d’environ 15 millions de tonnes, ce qui lui procure la première place parmi les fruits. Plus de 120 pays sont concernés, dont la quasi-majorité des pays en voie de développement. Son commerce engendre un CA autour de 4 milliards de dollars. Ce rapide aperçu nous permet de constater que ce fruit mythique possède une valeur bien au-delà de son seul plaisir gustatif !

La canne à sucre
Graminée, encore appelée « herbe des Canaries », elle a été introduite aux Antilles vers 1645 et a supplanté très rapidement le tabac, le produit phare des débuts de la colonisation. Véritable symbole, le sucre que l’on obtient est associé à l’histoire de la Martinique : les Anglais ne désignaient-ils pas eux-mêmes les Antilles d’îles à sucre françaises ? Le rhum fit son apparition par la suite, lui assurant un double caractère industriel : fabrication du rhum et du sucre. A noter pourtant que c’est à la fin du XVIIIe siècle que s’est joué le véritable essor des distilleries martiniquaises. Présente un peu partout, vous la verrez dans de vastes étendues, mais elle apprécie surtout les plaines.

La pêche
Le secteur est fortement imprégné par une organisation artisanale, tant au niveau des pêcheurs que des ventes.D’ailleurs, les statistiques sont difficiles à évaluer, mais il ne fait aucun doute que la consommation locale se situe nettement au-dessus de la production (environ 6 000 tonnes).

L’industrie
Assez récente, elle est l’une des conséquences naturelles des mesures économiques prises vers la fin des années 70 et les années 80, la plus connue étant la défiscalisation. Chaque milieu et chaque tendance ont leur propre opinion sur le sujet, mais s’il faut apporter une conclusion générale basée sur des chiffres, nous pouvons affirmer que les nombreux dispositifs mis en places afin de stimuler l’économie martiniquaise ont créé une croissance rapide et avec elle une évolution sociale conséquente. C’est en parallèle que le secteur de l’industrie a pris sa place sur l’île, principalement dans la décennie 1990.

Les services
Incontestablement, le secteur tertiaire domine l’échiquier économique. Il participe avec un taux record de 82,2 % au PIB et emploie plus de 80 % de la main-d’œuvre. Outre les hôtels, qui sont une évidence, vous ne manquerez pas de le constater sur place lorsque vous passerez dans le secteur Fort-de-France/Lamentin. D’ailleurs, la place manque et les embouteillages s’intensifient, ce qui incite à trouver de nouveaux espaces, comme dans les environs de Trinité et Rivière-Salée (exemple de Génipa qui est très récent). Ceci étant, comme dans d’autres domaines, il ne faut pas oublier que l’île est fortement influencée par la France, pays où la filiale agroalimentaire et le secteur du service ont une présence bien marquée.

Le tourisme
Le tourisme en Martinique est intimement lié à la conjoncture économique des années 80. Il a connu un développement très appréciable entre 1980 et 2000, si bien qu’arrivée à la fin de cette période, l’île dénombrait une fréquentation de 500 000 clients/an.Ce chiffre concerne les séjours incluant tout type d’établissement, car l’île bénéficie également du tourisme de croisière qui est évalué à 200-250 000 clients chaque année. Plus de 6 000 entreprises sont concernées par ce marché, ce qui représente 16 % des sociétés recensées. Elles emploient un peu plus de 6 500 personnes (7 % des salariés), dont la très grande majorité répartie dans les segments recruteurs que sont l’hôtellerie traditionnelle et la restauration. Aujourd’hui, son impact sur la dynamique régionale est très important.

Les anses d'Arlet

Origine du nom
Les Anses d’Arlet (Anses seul étant au pluriel) ont reçu leur nom d’un ancien chef Caraïbe nommé Arlet qui posséda pendant longtemps toute la région, et plus spécialement les terres aboutissant aux deux Anses :
- la grande à l’entrée de la baie de Fort-de-France ;
- la petite, plus au Sud, à laquelle on accède par le Diamant.
C’est au milieu d’elles que se trouve le bourg.


Nom des habitants
Arlésiens

Le périple d'Arlet
Au début de la colonisation, deux frères Caraïbes, Arlet et Pilote, auraient abandonné leurs biens et leurs terres aux colons du Nord de la Martinique, pour se réfugier dans le Sud, à la suite d’un traité signé entre eux. De ce fait, Arlet se fixa dans la région à laquelle il a donné son nom.

De nouveau, Arlet abandonna ses terres aux Français pour se retirer encore plus au Sud et les Jésuites s’y installèrent en 1665. Ils n’y restèrent pas longtemps et laissèrent leur place aux Capucins. Cette région de l’île se peuplait peu à peu ; les habitants avaient soin des chapelles à l’usage des missionnaires.

La première chapelle fut dédiée à Saint-Antoine de Padoue ; un baptême y fut célébré en 1671 par le Père Simon. En 1673, cette chapelle fut remplacée par une église. De grosses réparations ont été entreprises en 1687 par les soins financiers des « paroissiens » sous forme d’offrandes. Cette église fut détruite durant les années 1762 et 1763 par les Anglais qui incendièrent tout. Il fallut attendre quelques années pour que la population fut à même de reconstruire les maisons et de s’occuper des édifices religieux. L’église fut remise sur pied grâce au concours de Henri Larcher, riche habitant de la région. En témoignage de reconnaissance pour son bienfaiteur, elle fut placée sous le patronage de Saint-Henri.

Jusqu’en 1676, il n’y avait pas de paroisse établie dans cette partie de l’île ; les services religieux étaient faits par des prêtres de passage (Jésuites / Capucins / Dominicains). C’est à partir de cette date qu’un d’entre eux fut chargé des Anses d’Arlet et du Diamant.

Huit ans plus tard, les deux bourgs furent érigés en paroisses séparées mais continuèrent pendant de longues années à avoir un desservant commun qui résidait aux Anses. En vertu d’un décret publié le 12 juin 1837, le gouverneur du moment, Mackau, avec l’approbation du conseil, divisa la Martinique en vingt communes. C’est ainsi que fut créée la commune du Sud qui englobait les Anses d’Arlet (où le maire résidait), le Diamant et Sainte-Luce. Elle était administrée par un maire, trois adjoints et neuf membres du conseil. Sainte Luce fut détachée en 1848 et le Diamant en 1862.

Situation géographique
Le territoire est isolé à l'Est par une ligne continue de mornes, le séparant des Trois Îlets, au Nord-Est et du Diamant au Sud-Est. Ces mornes constituent les restes usés et démantelés d'anciens édifices volcaniques, et occupent une grande partie de la superficie de la commune.
Le territoire placé en position d'abri par rapport aux vents alizés connaît une faible pluviométrie, le climat est donc chaud et sec.
Par ailleurs, les pentes des mornes sont beaucoup plus fraîches et ventilées que les fonds des anses.
La commune actuelle faisait partie de la Grande Commune du Sud, composée de Sainte-Luce et du Diamant. Elle est érigée en paroisse en 1676 et voit donc le jour après la séparation de Sainte-Luce en 1848, et du Diamant en 1862.
Elle sera alors formée d'Anse Noire, d'Anse Dufour, de Grande Anse, de Petite Anse d'Arlet et de Petite Anse du Diamant.


L' église Saint-Henri des Anses-d' Arlet, en bordure de plage, est connue comme un des plus beaux sites de Martinique, notamment en raison de son alignement exact avec le ponton.

Le Lamentin (Les Lamentinois)

Le Lamentin est l’une des communes la plus connue de l’île. Se succès ne lui vient point de ses plages ou autres atouts touristiques : jusqu’à récemment l’aéroport portait son nom et plusieurs zones industrielles la rendent incontournable dans l’économie de l’île.

Avec ses 62 km2, est la plus grande commune en superficie de la Martinique et la deuxième la plus peuplée avec plus de 40 000 habitants.
Rond point de la Galléria

C’est aussi la première ville industrielle de l’île. En effet, elle abrite sur son territoire quatre zones industrielles (ZI la Lézarde, ZI de la Jambette, ZI Les Mangles, ZI de Places d' Armes) et deux centres commerciaux (La Galleria et Place d' Armes).

Géographie:
La commune, intégrée à l’agglomération de Fort-de-France, se situe à peu près au centre de l’île de la Martinique.
Elle accueille l’Aéroport Martinique Aimé Césaire, l’hippodrome de Carrère et les principales zones industrielles de la Martinique. Elle est traversée par la rivière la Lézarde, la plus longue rivière de l’île (30km).

Histoire:

Le Lamentin à été ainsi nommée car les berges de la rivière "la Lézarde" étaient fréquemment visitées par les lamantins, aujourd'hui disparus des Petites Antilles. Ce grand mammifère marin, cousin du phoque et du dugong qui, jadis, peuplait la baie de Fort-de-France (entre temps, les colons sont passés par là …). Sa plainte, ainsi que son allure, faisaient en effet croire aux marins fatigués qu’il s’agissait d’une sirène, raison supplémentaire pour boire un dernier verre, non ? Un jour, un lamantin a été retrouvé échoué sur les berges de la rivière et depuis la commune porte ce nom. On peut d'ailleurs aujourd'hui en voir une très belle représentation sous la forme d’une statue devant la mairie de la commune.

Le lamantin sur la place de la mairie
Economie:
Le Lamentin est une des communes les plus dynamiques de Martinique et accueille de nombreuses entreprises. Elle bénéficie de sa proximité avec Fort-de-France, de sa position centrale dans l’île et de la présence de l’aéroport. Elle constitue également le 2eme bassin d'emploi de l’outremer français après Fort-de-France.
L’aéroport étant situé sur le territoire de la commune, on peut affirmer que tout le monde passe d’une certaine manière au Lamentin, et pourtant personne n’y va pour la ville elle-même.
Aéroport Aimé Césaire

Fort de France

La « capitale » de l’île regroupe pratiquement le 1/3 de la population éparpillée dans et autour de son centre.
Première approche et premier constat : difficile de concevoir un « séjour tropical » à Fort-de-France. Les raisons relevant de l’évidence même : manque de plages, embouteillages, activités intenses, zones industrielles, etc. Par contre, elle constitue un excellent point de chute pour ceux qui souhaiteraient prendre leurs repères pour une raison ou pour une autre. Par ailleurs, les hôtels situés dans la périphérie accueillent régulièrement une clientèle d’affaires et offrent un confort en conséquence. Le tourisme de congrès et séminaires privilégie également la région.


C' est le Gouverneur Jean de Baas qui fonde en 1669 la ville de Fort de France. Mais c' est son successeur le Comte de Blénac qui achèvera la construction de la ville et de son fort.
Fort de France est le chef-lieu du département de la Martinique. A Fort de France se trouve la Préfecture, l' Hôtel du Département, l'Hôtel de la Région, le Palais de Justice, le Tribunal de Grande Instance et la Cour d' appel.

Palais de justice
Géographie:
C' est une commune très étendue puisque certains quartiers (comme Balata) sont très éloignés du centre-ville. La topographie est très variée : on passe d' une cuvette sur le front de mer à une zone très montagneuse en rentrant dans les terres.

Quartier la Trenelle
Histoire:
Fort Saint Louis
Alors que les Caraïbes avaient privilégié la côte au vent (côte atlantique), l' implantation des colons français se fait dès 1635 sur la côte-sous-le-vent (côte caraïbe).
C' est sur le site de Saint-Pierre, par la construction d' un fortin à l' embouchure de la rivière Roxelane, que débute la présence française. C' est le fort Saint-Pierre.
Rapidement, les colons s' intéressent « à l’entrée de la plus grande baie de l’isle », et construisent un fort en palissade qu' ils nomment Fort-Royal.
Dans un contexte de conflits avec les Caraïbes, les Hollandais et les Anglais, le site de Fort-Royal révèle son importance malgré le climat insalubre des marécages environnants. En effet, le site est aisé à défendre et bien protégé des tempêtes, ce qui n' est pas le cas de Saint-Pierre. Il est donc décidé d' y bâtir une ville Fort-Royal, dont la prononciation en créole donnera le nom des habitants de Fort-de-France : les Foyalais.

Monuments et lieux touristiques:
  • la bibliothèque Schoelcher
  • le Fort Saint-Louis
  • la cathédrale Saint-Louis
  • le jardin de la Savane
  • le Palais de la Justice
  • la statue de l' Impératrice Joséphine
  • l' eglise de Redoute
  • la basilique Montmartre de Balata
  • le parc floral

samedi 2 octobre 2010

Routes principales de Martinique

La Carte des principales routes (en rouge) vous permet de mieux connaître le développement routier de Martinique. Il s'agit ici du réseau de Nationales.

Les routes Nationales: Elles représentent 270 km avec 7 km d'autoroute seulement sur toute la Martinique. L'autoroute A1 contourne Fort de France, c'est en fait une rocade. Il continu un peu en 2x2 voies au Nord (sur la D41) en direction de Schoelcher et au sud jusqu'à Saint Anne (N5) ! C'est la colonne vertébrale routière de la Martinique et la meilleure route de Martinique. Si vous souhaitez visiter la Martinique, il est bien d'être à proximité de cet axe. Il vous permet de vous déplacer très rapidement de Sainte-Anne jusqu'à Ducos, mais c'est ensuite très difficile arrivé vers Le Lamentin ou Fort de France aux heures d'embauches (bouchons assuré) et même au delà de ces heures.

Les routes Départementales: Elles représentent 700 km, mais le réseau soumis au climat se détériore très rapidement et il s'agit de routes secondaires de mauvaise qualité (en rapport avec le réseau routier de métropole) qui est parfois dangereux notamment lors de chutes de pluies.

Les "Voies" Communales: Souvent non goudronnées, ces voies sont peu praticables, certaines traversent des rivières, c'est ce l'on appelle les "Gués", très dangereux en cas de chute de pluie.

dimanche 8 août 2010

Carte de la Martinique

La Martinique dans la Caraïbe

Située en plein cœur de l’archipel des Caraïbes, la Martinique fait partie du groupe des Petites Antilles ou "Iles au Vent".

Ses côtes sont baignées à l’Est par l’Océan Atlantique et à l’Ouest par la Mer des Caraïbes. Elle se trouve à environ 7.000 km de la France, à 3.150 km de New York, à 440 km de la première côte sud américaine.

Ses voisines les plus proches sont au Nord, la Dominique, distante de 25 km, la Guadeloupe, distante de 120 km et au sud, Sainte-Lucie, distante de 37 km.

Principales villes de Martinique

Fort-de-France (89 794 hab),
Le Lamentin (39 442 hab),
Le Robert (24 068 hab),
Schœlcher (21 510 hab),
Le François (19 333 hab),
Sainte-Marie (19 249 hab),
Saint-Joseph (17 215 hab),
Ducos (16 122 hab).

Liste des 34 communes de la Martinique :
Centre :
Fort-de-France (préfecture) ;
Saint-Joseph ;
Le Lamentin ;
Schœlcher.
Nord atlantique :
Grand'Rivière ;
Macouba ;
Basse-Pointe ;
Le Lorrain ;
Le Marigot;
Sainte-Marie ;
La Trinité (sous-préfecture) ;
Le Robert ;
Gros-Morne ;
L'Ajoupa-Bouillon.
Nord caraïbe :
Le Morne-Rouge ;
Le Prêcheur ;
Saint-Pierre (sous-préfecture) ;
Le Carbet ;
Bellefontaine ;
Case-Pilote ;
Fonds-Saint-Denis ;
Le Morne-Vert.
Sud :
Rivière-Salée ;
Les Anses d'Arlet ;
Le Diamant ;
Sainte-Luce ;
Le Marin (sous-préfecture) ;
Sainte-Anne ;
Les Trois-Îlets ;
Le François ;
Le Vauclin ;
Ducos ;
Rivière-Pilote ;
Saint-Esprit.

Principales montagnes

Nord de l'île
La Montagne Pelée (volcan), 1 397 mètres (le plus haut sommet de la Martinique)
Le Morne Macouba, 1 282 mètres
Les pitons du Carbet (piton Lacroix 1 196 mètres, piton Dumauzé 1 109 mètres, piton de l'Alma 1 105 mètres, piton Boucher 1 070 mètres)
Le Morne Piquet, 1 159 mètres
Le piton Marcel, 1 017 mètres
Le Morne Chapeau Nègre, 911 mètres
Le piton Mont Conil, 895 mètres
Le Morne Jacob, 884 mètres
L'Aileron, 824 mètres
Le Morne du Lorrain, 785 mètres
Le Morne Bellevue, 693 mètres

Sud de l'île
La Montagne du Vauclin, 504 mètres (le plus haut sommet du sud de l'île)
Le Morne Larcher, 477 mètres
Le Morne Bigot, 467 mètres
Le Morne Genty, 400 mètres

dimanche 6 avril 2008

Climat

De type tropical, est chaud (26° de température moyenne annuelle) et humide (hygrométrie de 80 % en mars-avril et 87% en octobre-novembre).
La chaleur, due à l’ensoleillement est tempérée par l’influence océanique des alizés.

On distingue deux saisons :
- la première, le Carême, chaud et sec, s’étend de Décembre à Mai, avec une période de grande sécheresse en février/avril ; l’ensoleillement est alors maximal.
- la seconde, l’Hivernage, plus humide, dure de juin à novembre et se caractérise par un risque cyclonique important.

Les régions montagneuses du nord connaissent un climat plus frais et pluvieux que celui de la côte. Les massifs montagneux en élevant un obstacle devant l’alizé venu de l’océan Atlantique, provoquent des précipitations orographiques abondantes.
Il tombe en moyenne 10 mètres d’eau par an sur la Montagne Pelée.
On compte en moyenne 2.800 heures de soleil par an en Martinique.

A l'approche de l'hivernage, la population martiniquaise voire même antillaise modifie son comportement… Toute personne étrangère à cet environnement ne peut s'en rendre compte ; c'est sous-jacent, insidieux… Bien sûr, chacun continue ses p'tites occupations : le travail, l'amusement, on réunit la famille et les amis … après tout se sont les vacances !!
Mais bizarrement, on s'intéresse un peu plus aux derniers bulletins météos, on regarde le ciel avec plus d'attention qu'habituellement …
C'est ainsi que chaque année commence la saison cyclonique (de juin à septembre) avec l'espoir, un peu égoïste mais justifié, que notre île sera épargnée cette fois-ci.

Cyclones tropicaux
La zone des Antilles est sujette au développement de cyclones. Suivant les moments de l'année ces dépressions viennent de l'Atlantique (Cap-Vert) ou du centre de la mer des Antilles et du golfe du Mexique (à l'ouest du méridien 80°). Sur la Martinique la trajectoire des cyclones est le plus souvent E-O ou SO-NE.
La courbe de fréquence des cyclones montre qu'ils traversent la Caraïbe entre les mois de juin et novembre et passent préférentiellement en Martinique, en août et septembre.
Les cyclones constituent un danger majeur pour les populations et les installations, comme l'ouragan Dean en août 2007 qui a causé de gros dégâts sur les plantations de bananes et de canne à sucre. Plus de 663 habitations ont été détruites et 5 708 endommagées.

Population

La suppression de l’esclavage ne pouvait que nuire à l’économie de plantation de la Martinique qui pouvait supporter difficilement des coûts de main-d’œuvre importants. C’est pourquoi de 1853 à 1985, la France décida d’importer plusieurs milliers de travailleurs immigrants (dénommés « coolies ») originaires des comptoirs français de l’Inde. Ils venaient travailler aux Antilles pour une durée en principe de cinq ans. Beaucoup d’entre eux restèrent sur place à la fin de leur contrat et fondèrent une famille. Ils devinrent des Martiniquais à part entière tout en conservant leur religion et leurs habitudes culinaires.

Vers la fin du XIX ème siècle, un millier de Chinois débarquèrent également dans l’île et, un peu plus tard, d’autres immigrants arrivèrent cette fois-là de Syrie et du Liban. C’est ce qui explique que la population martiniquaise est aujourd’hui formée d’une palette ethnique assez variée. On y compte non seulement des Noirs africains (la majorité) et des mulâtres, mais aussi des Indiens, des Chinois et des Syro-Libanais, sans oublier les Blancs-Pays (les « békés). Tous les nouveaux immigrants d’Asie ou du Proche Orient ont maintenant perdu leur langue d’origine et ont adopté le créole martiniquais comme langue maternelle. Les Blancs « Békés » parlent le français mais aussi le créole, alors que les Blancs-France (les « métros ») ne parlent que le français.
 
La Martinique compte aujourd’hui 396 000 habitants. La population est très jeune et est caractérisée par une grande diversité ethnique où les noirs et les métis sont majoritaires. Les premiers habitants, les indiens Arawaks puis les caraïbes ont été décimés dès l’installation espagnole. L’abolition de l’esclavage définitivement acquise le 22 mai 1848, les autorités font appel à la main d’œuvre indienne, réputée docile : près de 20 000 indiens tamouls rejoindront ainsi l’île pour travailler la terre.

Témoin de l’histoire de l’ïle, la population se répartit comme suit :
- les békés ou « blancs pays » - 1 %
- les métropolitains ou « z’oreilles » - 10 % (pour l’essentiel des agents de l’état)
- les métis – 85 %, majeure partie de la population, le métissage qui va du « nèg au chabin » à commencé dès 1635.
- les indiens ou « malabars » - 2 % sont arrivés après l’abolition de l’esclavage et ont gardé intactes leurs traditions tamoul,
- les autres minorités – 2 % de rasta, chinois ou libano syriens arrivés au début du 20ème siècle.

Economie

La situation économique de la Martinique évolue dans le même sens que l’économie métropolitaine, mais avec un certain décalage, compte tenu de la structure de l’économie locale et des soubresauts conjoncturels (conflits sociaux, cyclones,…). La Martinique, comme les autres départements français d'outre-mer, reste dépendante de la métropole pour sa survie économique, en dépit de mesures et subventions spécifiques. Le commerce extérieur est fortement déséquilibré, envers la métropole comme envers le reste du monde.

Au plan économique la Martinique présente trois atouts majeurs :
- les équipements collectifs sont développés, performants et leur amélioration se poursuit (l’aéroport international du Lamentin depuis 1995, le port de la Pointe des grives en 2002);
- la population dispose d’un niveau de formation élevé, pouvant être apprécié par le taux d’équipement en ordinateurs et le taux de connexion à Internet, tous deux supérieurs à la métropole;
- le système financier local dispose d’un réseau dense et ses ressources sont abondantes (les dépôts y sont supérieurs aux engagements).
En revanche, cette économie reste fragile du fait :
- d’une base productive réduite (part du secteur marchand dans le PIB plus faible qu’en métropole, 75% contre 86%);
- d’une forte dépendance vis à vis des importations (taux de couverture importations/exportations inférieur à 17%) ;
- un chômage structurel élevé (taux supérieur à 24% en 2001).

Religions

Religion dominante (90 %) le catholicisme.

Géographie


Distante de 6.858 Km de la métropole, la Martinique est située dans l'archipel des Petites Antilles.


D'une superficie totale de 1 100 km², la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les Petites Antilles, la Martinique s'étire sur environ 60 km de longueur, pour 27 km de largeur. Le point culminant est le volcan de la montagne Pelée (1 397 m). Comme le reste des petites Antilles, la Martinique est soumise au risque sismique : ainsi, le 29 novembre 2007 à 15 heures, heure locale, un séisme de magnitude 7,4 sur l'échelle de Richter a eu lieu au large de l'île[3].

On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une part, une zone située au nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, qui constitue la partie la plus montagneuse et sauvage de l'île, domaine de la forêt tropicale, et, d'autre part, une zone située au sud de cet axe, moins accidentée, plus sèche et qui regroupe la majorité des installations touristiques.

Relief
Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île (Savane des pétrifications) et à la presqu'île de la Caravelle à l'est. L'île s'est développée dans les dernieres 20 millions d'années par une suite d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l'île et culmine à 1 397 m, dont la dernière eruption remonte au 8 mai 1902 : 29 000 morts en 2 minutes.

À la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au nord de l'île (mont Pelé et pitons du Carbet (1 196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.

Le relief de la Martinique est caractérisé par sa diversité :
- au nord, deux massifs montagneux, la Montagne pelée, qui culmine à 1 397 m, et le piton du Carbet, qui s’élèvent à près de 1 200m, ce versent « au vent » bien arrosé porte une forêt tropicale dense et humide.


- au centre, la plaine du Lamentin fait la transition avec la région sud. Hier zone de marécages, elle a été asséchée pour devenir une zone d’activités agricoles et économiques. Elle abrite aujourd’hui l’aéroport international. C’est le poumon de l’île.


- au sud de l’île qui présente un relief plus modéré, constitué de collines ne dépassant pas 500m d’altitude, appelées « mornes » la végétation y est plus buissonnante, adaptée à la sécheresse. C’est aussi la zone où le tourisme se développe.


La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, atteint 504 m d'altitude. Les plaines situées au Centre et en bordure côtière, les « fonds », sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.


Côte au vent ou Cabesterre
La côte est, ou côte au vent des îles, portait traditionnellement dans les Antilles le nom de Cabesterre ou Capesterre. Le terme cabesterre en Martinique désigne plus spécifiquement la zone de la presqu'île de la Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l'océan atlantique, est exposée directement aux vents Alizés et à la houle atlantique venant du large.

La partie nord allant de Grand-Rivière à Sainte-Marie est essentiellement bordée de falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La navigation y est limité à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la Martinique. Entre Sainte-Marie et La Trinité la côte devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu'exposée aux Alizés et relativement peu profonde, est une des meilleures de la Martinique. Au large de cette zone les fonds atteignent rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s'étendant à plusieurs milles au large.

La Presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord atlantique et la côte sud atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds. Une ligne de récifs frangeants suit la côte depuis la pointe de la Caravelle jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu'à se fondre avec elle. Ces restes d'un paléolittoral constituent un danger majeur pour la navigation.

Ces récifs ou cayes comme on les appelle dans les Antilles, dont certains émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau (à cause du danger qu'ils représentent ils portent aux îles le nom évocateur de « loup », loup bordelais, loup ministre etc. dont le nom vient souvent d'un navire qui y a sombré) ont causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires.

Côte sous le vent ou caraïbe
La plage de sable noir de l'anse Céron au nord de la côte CaraïbeContrairement à la côte atlantique, la côte caraïbe est accore, et ne présente que peu de dangers pour la navigation (quelques cayes bordent la côte sur le littoral sud entre le Diamant et Le Marin).

Dans le secteur de Saint-Pierre, au pied de la montagne Pelée, les fonds de 100 mètres sont parfois à seulement 400 mètres de la côte.

Décalage horaire :- 5 heures en hiver, - 6 heures en été
Exemple : en hiver, lorsqu’il est midi (12 h 00) à Paris, il est 07 h 00 à Fort-de-France.