Click for Le Lamentin, Martinique Forecast
Affichage des articles dont le libellé est Sainte Marie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sainte Marie. Afficher tous les articles

dimanche 5 décembre 2010

Morne des Esses - Grande fête des vannières (Commune de Sainte Marie)

Transmise par les derniers Indiens Caraïbes aux nègres marrons venus se réfugier sur les hauteurs de Sainte-Maire, la technique de la vannerie Caraïbe s'est perpétuée au Morne-des-Esses, de génération en génération. Aujourd'hui, elles ne sont plus qu'une poignée de femmes à maintenir ce savoir-faire.

Du 5 au 10 décembre, à l'occasion de l'inauguration de la vannerie, après rénovation, l'office samaritain du tourisme et de la culture rendra hommage à ces vannières et aux Indiens Caraïbes légataires de ce patrimoine. Vernissage de l'exposition permanente, conférence, rencontre avec des vanniers de Guyane et de Dominique, sont au programme des festivités.

Imaniyé Dalila Daniel, chargée de mission à l'Osatourc, a réalisé en collaboration avec l'anthropologue Thierry L'Etang, l'exposition qui sera au centre de la vannerie. Des panneaux qui permettront aux visiteurs d'en savoir davantage sur l'histoire de la vannerie et les étapes de fabrication. « Nous avons voulu donner à ce lieu une âme, souligne Imaniyé Dalila Daniel. Ainsi la vannerie portera désormais le nom d'« Espace Capitaine Nicolas » , chef Caraïbe, dont chacun pourra découvrir l'histoire à travers l'exposition« . Autre espace, situé au centre de la vannerie, la maison en bois ti baume qui accueille l'exposition permanente portera le nom de « Kay la fanmy Sébastien » en hommage à la première famille de vanniers martiniquais. Enfin, la vannerie du Morne-des-Esses rejoint les « Hauts lieux culturels » de la ville de Sainte-Marie. Après le pitt Casérus, c'est le deuxième lieu de la ville à disposer de cette dénomination.

Elles tressent l'aroman et le cachibou
« La vannerie c'est aussi un lieu qui renaît, poursuit Imaniyé Dalila Daniel. En Martinique, il n'y a plus qu'une dizaine de femmes qui tressent l'aroman et le cachibou. C'est extraordinaire. Ces femmes sont maintenant les gardiennes d'un patrimoine. Cela m'a donné envie de les honorer et d'honorer tous ceux qui ont leur ont transmis ce savoir-faire ».

La redynamisation de la vannerie du Morne-des-Esses encourage les plus jeunes à maintenir l'activité. À l'atelier ou à domicile, le métier de vannière s'exerce parfois à plein-temps. Yolaine Jean de Dieu, l'une d'entre elles, a commencé à travailler la vannerie dès l'âge de 13 ans. « Nos parents nous ont élevés avec ça, confie la jeune femme. À mon tour, j'essaie d'inculquer ce travail à mes enfants. S'ils ne prennent pas la relève il faudra penser à former des personnes. Ce patrimoine-là, il ne faut pas qu'il se perde, insiste-t-elle. Mais c'est un métier que l'on ne peut pas exercer sans l'amour de la vannerie. La vannière est une femme courageuse, car il faut beaucoup de patience pour exercer ce métier. Elle a le goût de créer et aime le travail bien fait. » 
Du dimanche 5 au vendredi 10 décembre, le public, ainsi que les écoles sont invités à rencontrer les vannières. Des démonstrations et un atelier d'initiation leur seront proposés.

dimanche 3 octobre 2010

Musée du Rhum Saint James (Commune de Sainte Marie)


La distillerie Saint-James (et son musée du Rhum), le musée de la banane et l’habitation Fonds Saint Jacques sont les premiers centres d’intérêts qui viennent à l’esprit lorsque l'on parle de la commune de Sainte Marie.

Au sein d'une très ancienne maison coloniale, c'est toute l'histoire du rhum agricole qui défile et défie le temps depuis 1765.

Saint James trouve ses origines à Saint Pierre de la Martinique en 1765.

Dans le plus grand secret, le Révérend père Edmond Lefébure, supérieur du couvent des frères de la Charité et savant alchimiste, élabore un alcool blanc d'une qualité jamais encore atteinte, eau de vie de canne appelé "Guildive" ou "Tafia".

En 1763, malgré un fort protectionnisme français, le roi Louis XV donne à la Martinique, le droit d'exporter son rhum. A l'époque, le seul pays capable de l'acheter était la Nouvelle-Angleterre, c'est à dire les états unis d'aujourd'hui.

Afin d'en faciliter la vente, il est décidé en 1765 que ce rhum se nommerait "Saint James3, nom à forte consonance anglo-saxone d'une famille prestigieuse du royaume britannique.

De façon visionnaire, la marque Saint-James est déposée dès 1882, ainsi la célèbre bouteille carrée, la première au monde. Conçue spécifiquement pour être entreposée de façon rationnelle dans la cale des vaisseaux, cela permettait de diminuer la casse lors des grandes tempêtes.

En 1885, Saint James lance un rhum d'exception, premier en son genre, début d'une longue série de millésimes extraordinaires. Saint-James s'appuie très tôt sur la publicitéet la marque est diffusée sous de nombreuses formes : affiches, prospectus illustrés, cartes postales.

Le 8 mai 1902, l'éruption de la Montagne Pelée anéantit la ville de Saint-Pierre et le site de Saint-James. Par miracle, l'Habitation Saint-James n'est que partiellement détruite.

En 1974, toute la production est centralisée sur un seul site à Sainte Marie, à proximité immédiate des plantations de canne sur un terroir riche et bien exposé au soleil.

Unique en Martinique, dans l'ancienne habitation du propriétaire de l'époque, une maison coloniale datant de 1875, le Musée est ouvert en 1979.

La distillerie Saint-James est une distillerie qui "fume", ce qui signifie qu'elle est toujours en activité. Les plantations s'étendent sur 300 hectares tout autour de la distillerie et produisent plus de trois millions de litres par an.

Les rhums Saint-James répondent aux normes de l’appellation AOC.
La gamme est très large et se compose du rhum Impérial des Plantations à 40°, du rhum Paille à 50°, du Royal Ambré à 45°, vieilli au moins 12 mois en foudre de chêne.
Et de plusieurs catégories de rhum vieux : rhum vieux à 42° (âgé d’au moins 4 ans), le hors d’âge à 43° (minimum 7 ans) et une gamme de millésimés, produits les années de récoltes exceptionnelles.
Seuls les rhums produits à la distillerie Saint-James ont le droit à l’appellation « Paille ». C’est la seule distillerie qui produit encore quelques milliers de litres de cœur de chauffe qui provient de la distillation par alambic charentais.

Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h et le week-end de 9h à 13h. A la suite d’un édit signé par Louis XIV interdisant la vente du rhum en métropole, le père Lefebvre, fondateur de la distillerie, décida de donner à son rhum un nom facile à prononcer par les Anglais afin de faciliter la vente de sa production aux colons de la Nouvelle-Angleterre.


Train Saint James
Départ en gare de Saint James pour une petite balade dans le Nord Atlantique, au milieu des champs de cannes et( des olantations de bananiers, dans un train à vapeur d'époque.

samedi 18 septembre 2010

Sainte Marie et le Tombolo (Samaritains)

Sur le littoral Atlantique (Nord-Est), Sainte-Marie est l’une des plus importantes communes de la région avec ses 20000 habitants nommés les "Samaritains" et ses 44 km2, elle fait partie de la CCNM regroupant 18 communes du Nord de la Martinique. Son nom lui vient de l'adoration des premiers colons à la Sainte Vierge Marie. Bien placée pour déguster le royaume de l’or vert et ses villages perchés, elle se retrouve à une distance considérable du Sud Caraïbe. Il faudra donc tenir compte des trajets si l’on pense sillonner l’île.
Même si elle est relativement proche du centre et Sud Atlantique, Sainte-Marie fait partie du Nord de l’île. Bien placée pour déguster le royaume de l’or vert et ses villages perchés, elle se retrouve à une distance considérable du Sud Caraïbe. Il faudra donc tenir compte des trajets si l’on pense sillonner l’île.

Le prêtre écrivain Jean-Baptiste Labat y fonda une exploitation sucrière dans le couvent Fonds Saint-Jacques où il résidait. Sainte-Marie est le lieu de naissance de l’écrivain Édouard Glissant. L’histoire de la commune débute en 1658 par la création d' un fortin dédié à la vierge Marie. Les indiens Caraïbes chassés de l’endroit laissent derrière eux une tradition de vannerie qui sera reprise par les nègres marrons et qui de nos jours se perpétue à «La Paille Caraïbe », un atelier de vannerie.




Sainte Marie est une "grosse" commune face à l'atlantique ayant un climat mitigé entre les communes nord et sud atlantiques. Il pleut encore beaucoup, mais ceci préserve cet écrin de verdure qui disparaît en allant vers l'extrême sud de la Martinique... C'est également la 1ere commune ou il est possible de se baigner si on descend du Nord Atlantique. Sainte Marie possède en effet de belles plages (certaines protégées dans ces Anses) mais la plupart un peu houleuses, cependant celle de l'Anse Azérot est a ne pas manquer car entourée de vieilles constructions et de végétation vous offrant de l'ombre.


Cette commune a l’avantage de relier le Nord au Sud littoral, dont la presqu’île de la Caravelle. La distillerie Saint-James (et son musée du Rhum), le musée de la banane et l’habitation Fonds Saint Jacques sont les premiers centres d’intérêts qui viennent à l’esprit. Ceux-ci reflètent d’avantage le côté rural, car Sainte-Marie est également orientée vers la mer. Pêcheurs et baigneurs occupent souvent le front de mer, comme la pointe dite Martineau (sable grisâtre). Il est en effet possible de se baigner, chose que l’on aura du mal à retrouver pour le restant de la côte jusqu’à Grand Rivière. La plage de l’Anse Azérot, en contrebas de l’hôtel Karibéa (Domaine de Sainte-Marie), conviendra à ceux qui cherchent un spot de baignade en retrait (sollicitée surtout le week-end par les résidents).

Notre coup de cœur, l'îlet Sainte Marie que l'on peut rejoindre à pied par une petite bande de sable appelée "Tombolo" (mot d'origine italienne désignant une flèche de sable) que l'on peut voir lorsqu'il se forme (de Décembre à Avril/Mai). Ce phénomène unique dans la Caraïbe ne peut se réaliser qu'entre deux points dont la profondeur ne dépasse pas les 10 mètres. L'anticyclone des Bermudes qui descend sur les Antilles  au même moment que le soleil passe dans l'hémisphère Sud provocant l'affaiblissement de l'anticyclone des Açores qui contrôlait jusqu'alors notre région. Cette modification va engendrer des courants différents, inhabituels et les vagues vont se trouver dans un sens oblique par apport à la plage. Alors commence la construction du Tombolo. Au mois d'Avril le soleil revenant dans l'hémisphère Nord le phénomène s'inverse provocant la destruction du Tombolo.

la voie ferrée reliant l'îlet à la terre ferme jusqu'aux années 1940
ce qui reste de la voie ferrée ...

Vue du Trombolo et l'Ilet Sainte-Marie. On distingue sur la vidéo l'ilet Sainte Marie qui se situe juste en face du bourg de Sainte Marie. Si vous regarde bien, on voit une bande de sable qui relie la côte à l'ilet sur lequel se casse des vagues : Il s'agit du Trombolo de Sainte Marie. Un phénomène naturel casi-inexpliqué qui revient tous les ans et permet de rejoindre l'ilet à pied.

Du tombolo vers l'ilet Sainte Marie

samedi 28 août 2010

Musée du Rhum Saint-James (Commune de Sainte Marie)

Créé en 1981 dans l’ancienne maison du directeur de l’usine sucrière de Sainte-Marie, une vieille bâtisse créole pleine de charme, le musée du Rhum vous invite à découvrir sur 2 étages, l’histoire et les procédés de fabrication utilisés à l’époque pour l’élaboration du tafia puis du rhum.

Au rez-de-chaussée sont rassemblés d’anciennes machines de production, dont un des plus vieux moulin à bêtes de la Martinique. Celui-ci, datant du XVIIIème siècle et actionné par des bêtes de trait, servait à broyer la canne à sucre pour en extraire le jus (Vesou). A côté trônent les différents types d’alambics utilisés sur l’île pour la transformation du vesou en rhum. En particulier, ceux dit du Père Labat, un prêtre dominicain qui en a considérablement améliorer le rendement.

Aux murs, de nombreuses photos et affiches publicitaires d’époque rappellent les grands moments de la fin du XIX et de la première partie du XXème siècle, quand le rhum était une des boissons les plus prisées du monde, et que la Martinique en était la première exportatrice.

Toujours au rez-de-chaussée, un très joli bar tout en boiserie vous attend pour une dégustation gratuite des rhums Saint-James. Les rhums vieux de la maison sont particulièrement réputés.

Dans le jardin autour du musée, sont éparpillées une partie des anciennes machines à vapeur de la distillerie qui jouxte le bâtiment. Une distillerie toujours en activité d’ailleurs. C’est là que sont produits les rhums Saint-James. Des visites guidées y sont organisées de février à juin pendant la période de récolte. (Voir Distillerie Saint-James).

Derrière le musée, une petite gare ferroviaire, « la gare Saint-James » semble incongrue au premier abord. En fait, le train a beaucoup servi en Martinique pour transporter directement la canne des champs aux usines centrales. Au début du XXème, des dizaines de kilomètres de voix de chemin de fer irriguent la région de Sainte-Marie et aboutissent là. Une association, « Les Rails de la Canne à Sucre », tente de préserver ce patrimoine en organisant des petites balades touristiques en train, dans les champs avoisinants le musée du rhum.


Musée du Rhum Saint-James
Musée du Rhum, 97230 Sainte-Marie.
Tel : 05 96 69 30 02 .

Horaires : Musée ouvert tous les jours de 9h00 à 17h00. Visite de la distillerie du lundi au vendredi entre les mois de mars et juin, à 10h, 11h30 et 13h30.
Tarifs : Entrée et dégustation gratuites.