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jeudi 30 décembre 2010

Fort de France le 30 décembre - Il y a eu du boucan!

Boucans de la baie : 12 années pleines de panache.
Pour clôturer l'année et donner le départ de la saison touristique l'office du tourisme foyalais organise la douzième édition des Boucans de la baie. Pour ceux qui auraient perdu la notion du temps, le nom« Boucans de la baie » existe depuis cinq ans, mais le concept depuis une dizaine d'années, a tenu à préciser Eliane Chalono.
La manifestation attire habituellement jusqu'à 30 000 personnes, et cette année le public va pouvoir s'installer sur la pelouse et les bancs de la Savane, ouverte depuis deux jours. « Le petit plus » , a présenté Eliane Chalono, présidente de l'Office du tourisme de Fort-de-France.
Si le rendez-vous est fixé à 20 h 30 pour le grand feu d'artifice sur la baie des Flamands, la journée sera, elle, ponctuée de plusieurs animations puisque l'esprit de cette manifestation est de lier la culture, la gastronomie et le patrimoine. « Cette prestation artistique permet de découvrir le patrimoine de la ville, car plusieurs sites seront ouverts aux visiteurs. Les restaurants proposent aussi des menus spéciaux à des prix intéressants » .

Trente minutes de feux d'artifice au son du steel-pan
Cette année c'est le son du steel-pan qui va rythmer le spectacle. Trente minutes d'un show « pyromusical » pour émerveiller les grands et les petits. « Nous prévoyons des innovations dans les bouquets et l'apparition d'une nouvelle couleur en début de séquence ? : l'orange » , précise Patrick Rochambeau, l'artificier en chef. « Années après années, les choses sont difficiles, mais ce n'est pas une raison pour ne pas célébrer la vie! » s'enthousiasmait récemment le maire, Raymond Saint-Louis-Augustin, lors de la présentation de l'évènement. Des difficultés qui se sont fait sentir sur le budget des Boucans de la baie. Si Eliane Chalono a refusé de parler du coût de la manifestation, elle a néanmoins rappelé l'engagement des partenaires privés dans cette opération : « La part de l'investissement privé c'est 70% du budget. C'était un défi d'aller trouver ces financements, car avec la crise les fonds publics se raréfient et la municipalité n'a pas les moyens de financer seule » . - Nous avons tout de même pu avoir un chiffre, environ 25 000 euros alloués spectacle pyrotechnique, ndlr - Alors, pour quelques minutes place au rêve !

CÔTÉ PRATIQUE
- Des rotations maritimes en plus
Les vedettes Madinina, qui relient les Trois-Îlets à Fort-de-France, organisent des rotations supplémentaires. À 19 heures et 20 heures depuis l'Anse-à-l'âne, l'Anse-Mitan et la Pointe-du-Bout. Retour à 21 h 15 et 22 heures.

- Une navette depuis Dillon
La CFTU met en place une navette entre le parking relais de Dillon et France-Antilles. Elle circulera toutes les dix minutes entre 18 heures et 23h30 au tarif de 1 euro par personne l'aller/retour.
Le front de mer, les boulevard Alfassa et Chevaliers Sainte-Marthe, la rue Ernest Deproge seront fermés à la circulation dès 18 heures. Une déviation sera mise en place par la rue Jacques Cazotte. Les parkings de surface et les parkings Silo de la ville resteront ouverts.

- Les musées et sites touristiques s'ouvrent
Musée d'histoire et d'ethnographie de 16 à 19 heures (Tarif : 0, 75 euros)
Bibliothèque Schoelcher de 16 à 19 heures
Cathédrale Saint-Louis de 17 à 19 heures
L'espace Camille-Darsières proposera des animations de 16 heures à 19h45.

Saveurs boucanées au Grand marché
En marge de la soirée des Boucans de la baie, la ville de Fort-de-France organise pour la 4ème année consécutive les saveurs boucanées au Grand marché couvert de 8 heures à 16 heures. En effet, jusqu'au 31 décembre, les chalands peuvent acheter du poisson et du poulet boucané qu'il s'agisse de cuisses, d'ailes ou du poulet entier, de même que du jambon de Noël boucané. Les produits destinés à la vente ne sont pas cuits sur place par rapport à une logistique particulière, mais ils sont conservés dans des conteneurs conformes aux règles d'hygiène.

Près de 30 000 personnes étaient attendues jeudi soir, pour assister au feu d'artifice des "Boucans de la baie". Cette année c’est le son du steel-pan qui a rythmé le spectacle. Trente minutes d’un show « pyromusical » pour émerveiller les grands et les petits .

dimanche 12 décembre 2010

Le Lamantin - Embarquez dans le petit train de la banane !

Au coeur de la Martinique, l’habitation Belfort. une exploitation agricole de banane. A découvrir en train.


Garantie sans chlordécone
Exploitée depuis plus de 25 ans, l'habitation Belfort est d'abord une affaire de famille, créée par le patriarche, Pierre Govindoorazoo, qui en dépit des derniers aléas climatiques de Dean, ou encore des inondations de mai 2009, a su se relever et garder le cap d'une production dite « raisonnée » , c'est-à-dire fonctionnant essentiellement grâce à l'utilisation de produits phytosanitaires, en l'absence de tous désherbants, chimiques. Les producteurs veulent s'enorgueillir même d'une certification « Global GAP » , qui confirmerait par de multiples analyses l'absence de toute molécule de chlordécone dans les sols et dans les fruits. Pour les visites sur le terrain pas de crainte à avoir non plus sur la question de l'épandage aérien, car tous les traitements sont effectués par les moyens d'irrigation.
Présente à l'inauguration, la présidente du Comité Martiniquais du Tourisme, Karine Roy-Camille s'est déclarée « ravie qu'il y ait un nouveau produit qui soit une vraie innovation, pour être proposée tant à la clientèle locale qu'aux touristes. C'est une formidable façon de leur faire découvrir le monde agricole, de manière très vivante, en rencontrant en direct des agriculteurs, ce qui va nous permettre de valoriser ce qui y a de plus important ici, c'est-à-dire le peuple martiniquais » . L'opération jardin de Belfort avoisine les 720 000 euros, financée pour plus de la moitié par les fonds européens, et à 42% en fonds propres.


À l'habitation Belfort, Micheline et Boris Zie ont créé une animation de tourisme vert.
Après « Le petit train des plantations » à Sainte-Marie, c'est au tour du petit train de la banane de faire son apparition sur l'habitation Belfort du Lamentin. Une structure inédite dans notre offre touristique, qui devrait prendre toute sa place dans les mois à venir, pour faire découvrir au public martiniquais tout comme à nos hôtes de passage, l'un des aspects les plus précieux de notre patrimoine. Une initiative que l'on doit à un jeune couple de producteurs. Boris et Micheline Zie, souhaitent ainsi créer autour de la plantation familiale une animation de tourisme vert, façon pour eux également d'évacuer les fausses vérités et les idées toutes faites qui ont entaché notre économie bananière depuis quelques années. « Nous avons pensé qu'il serait judicieux de développer ce produit d'agritourisme, pour faire la promotion de l'activité bananière qui nous tient tant à coeur » , dira Boris avant de poursuivre, « car le projet consiste en une visite en immersion, à découvrir l'ensemble des étapes de la production bananière, de la plantation jusqu'à l'emballage et même jusqu'à la transformation agroalimentaire » . C'est là qu'intervient donc le petit train, d'une capacité de 36 places, qui circulera au coeur des 65 hectares de l'habitation, en permettant une découverte ludique, pédagogique et sécurisée du domaine, et ce même par temps pluvieux précise-t-on. Un parcours effectué bien entendu avec l'intervention d'un guide, qui interviendra pour préciser et décrire tous les processus en cours de route.


Dernier point de détail pour les jardins de Belfort, le cadre quasi idyllique, tout au moins vraiment bucolique, de l'implantation du site avec sa maison de style créole tout en bois, bien intégrée dans le paysage, à l'intérieur de laquelle domine un superbe lustre, à l'image du logo de l'entreprise entièrement fait main par le ferronnier de l'habitation, grâce à des éléments de récupération des systèmes d'irrigation et d'arrosage.

Contact et réservations : Habitation Belfort, quartier Soudon, chemin Malavwa.

Ouverture en Janvier 2011

dimanche 21 novembre 2010

Cathédrale Saint Louis à Fort de France

Rue Schoelcher, face à la place Monseigneur Roméro, la Cathédrale Saint-Louis se dresse au milieu d'une trame urbaine dense et colorée. Elle illustre la ferveur des premiers bâtisseurs et la volonté tenace de conserver à la Ville un lieu de culte d'importance.

Edifié en 1671 et plusieurs fois détruites (tremblement de terre de 1839, incendie de 1890, cyclone de 1891, tremblement de terre de 1953) cette cathédrale à été de nombreuses fois reconstruite, transformée voire déplacée. 


L'édifice de 1895 est l'oeuvre d' Henry Picq, architecte de génie qui signe à la même époque les plans de plusieurs autres bâtiments célèbres tel que la Bibliothèque Schoelcher ou le Grand Marché de Fort de France. Le cachet architectural de la Cathédrale Saint-Louis  tient de sa luminosité intérieure et de la légèreté de ses structures.
Son aménagement intérieur et sa décoration se distinguent également : fresques polychromes sur les murs, vitraux originaux, mobilier de bois précieux et frises métalliques ajourées... 

 
Célèbre pour ses orgues, elle conjugue les attraits touristiques et une fréquentation cultuelle importante. 


Tous les jours 6h30 – 11h00 & Mardi, Mercredi, Jeudi : 14h30 – 16h

Plan touristique de Fort de France

Embarquement Immédiat pour la Balade nautique en Baie de Fort de France

Embarquez et prenez le large pour une balade commentée, à la découverte d’un patrimoine insoupçonné. De la Pointe des Nègres à la Pointe des Grives, le littoral Foyalais n’aura plus de secrets pour vous.

NE RESTEZ PAS A QUAI !!!
Excursion Maritime   «  Balade Nautique en baie des Flamands »
prochains départs :  16 Octobre / 20 Novembre / 18 Décembre 
Départ: 09h30 - Durée : 02h00
Tarifs : adulte : 25 € - Enfant : (5-12 ans) : 15€
Réservation Obligatoire – Nombre de places limitées.
Groupe : départs possibles du lundi au samedi : nous consulter

INFORMATIONS & RESERVATION
Office de Tourisme de Fort-de-France
Siège, 76 rue Lazare Carnot - 0596 60 27 73
Point d’information : Angle des rues V. Schoelcher et A. Siger - 0596 702 336

mercredi 17 novembre 2010

Aquabulles du Marin

Les AQUABULLES, 2 monocoques jaunes, sont la meilleure façon d'explorer les fonds marins martiniquais bien au sec, à 1,50 m sous le niveau de la mer.

Ces bateaux sont étranges car ils tiennent à la fois de la vedette et du sous-marin, avec leurs grandes vitres qui permettent d'admirer les splendeurs aquatiques de la mer Caraïbe.

Aquabulle navigue tous les jours et propose 2 circuits :
promenade vision sous-marine
promenade vision sous-marine + baignade
des rotations supplémentaires de 1h30 ou 2h sont possibles en fonction de la demande

Situation géographique
Nos deux étranges navires sont accostés aux premières places du ponton de la marina du Marin à la Martinique.
Au cours de la promenade, vous pourrez découvrir le "Club Med" , le village de Sainte Anne, et plus loin, celui de Sainte Luce ainsi que le Rocher du Diamant.

Après une vingtaine de minutes de navigation en eau protégée, la vision sous-marine débute au niveau de la Pointe Borgnesse. Cette zone privilégiée vient de faire l'objet de mesures administratives interdisant toute forme d'activité susceptible d'en altérer la beauté : la pêche, le mouillage, la chasse sous-marine, les casiers y sont interdits.

Tarif :
Promenade vision sous-marine
Durée : 1h30
Départs 7 jours sur 7 : 9h00 - 10h45
Boisson offerte
Adultes : 24 €
Jeunes (jusqu'à 16 ans) : 12 €
GRATUIT pour 1 seul enfant de moins de 10 ans , accompagné de 2 adultes payants

Promenade vision sous-marine + baignade
Durée : 2h
Départs 7 jours sur 7 : 14h45
Dégustation et boissons offertes
Adultes : 28 €
Jeunes (jusqu'a 16 ans) : 14 €
GRATUIT pour 1 seul enfant de moins de 10 ans , accompagné de 2 adultes payants
Contact : info@aquabulle.com  ou par téléphone : 05 96 74 69 69

Accueil avec cocktail de jus de fruits locaux dès l'embarquement.
Après avoir quitté le quai, présentation du port de plaisance du Marin grâce à un commentaire soigné.
Distribution de fascicules présentant les espèces de poissons, coraux et éponges qui seront vus sur le site.
Présentation du Club Med "Les Boucaniers", du village de Sainte Anne, du Rocher du Diamant, et du village de Sainte Luce.
Arrivés sur le massif corallien, les passagers s'installent dans le compartiment climatisé et la vision sous-marine entièrement commentée débute.
Après la découverte des fonds coralliens, amarrage du bateau sur un mouillage au milieu du corail (profondeur environ 4m).
Baignade (mise a disposition de masques et tubas).Accueil avec cocktail de jus de fruits locaux dès l'embarquement.
Après avoir quitté le quai, présentation du port de plaisance du Marin grâce à un commentaire soigné.
Distribution de fascicules présentant les espèces de poissons, coraux et éponges qui seront vus sur le site.
Présentation du Club Med "Les Boucaniers", du village de Sainte Anne, du Rocher du Diamant, et du village de Sainte Luce.
Arrivés sur le massif corallien, les passagers s'installent dans le compartiment climatisé et la vision sous-marine entièrement commentée débute.
Sur le retour, cocktail de jus de fruits et ouverture de la boutique de souvenirs (cartes postales, tee-shirts).

vendredi 29 octobre 2010

Musée d'Archéologie Précolombienne et de Préhistoire de La Martinique

Label :Musée labélisé Musée de France
Thémes principaux :Archéologie
Civilisations extra-européennes
Ethnologie
Collections :
Archéologie nationale (archéologie antillaise), Préhistoire
Arts décoratifs : Céramique
Civilisations extra-européennes : Américaines (archélogie précolombienne et des "Petites antilles")
Ethnologie : Costume, Habitat, Mobilier, Métiers et Outils, Pratiques religieuses et collectives
Histoire : Période historique (-2000 +1660 env.)
Accès :Situé entre le Fort Saint-Louis et la Bibliothèque Schoelcher, à proximité de la Savane
Horaire :Du lundi au vendredi de 8h à 17h
Samedi de 9h à 12h
Adresse :
Téléphone :
05 96 71 57 05
Fax :
05 96 73 03 80
Site :


Soucieux de promouvoir le patrimoine Martiniquais, le Conseil Général de la Martinique a, en 1968, fait l'acquisition de l'immeuble de l'intendance militaire en vue d'y installer un musée.

Le Musée d'Archéologie, de Préhistoire, d'Histoire, d'Art et de Traditions populaires existe depuis 1971. En 1983, il devient Musée Départemental d'Archéologie et de Préhistoire. Le Musée est situé au centre de Fort de France, en face de la Savane.

Il propose une collection d'archéologie précolombienne qui retrace environ 4000 ans de préhistoire de la Martinique : l'Histoire amérindienne.

Le musée permet de découvrir la Martinique d'avant la colonisation. Ses 1500 pièces, issues de collections privées et de récentes fouilles archéologiques, retracent l'histoire amérindienne de l'île de - 4000 avant JC jusqu'à l'arrivée des premiers colons. Le Musée invite le public à un parcours muséographique qui fait vivre l'homme amérindien aux côtés des vestiges archéologiques.

Entrée : adultes 3,5 €.

lundi 11 octobre 2010

Distillerie Trois Rivières (Commune de Sainte Luce)

Au Sud de l'île, Près des plages tranquilles, la Plantation Trois Rivières vous invite dans son univers. Des champs de canne coupés au sucre fermenté, vous saurez tout sur la fabrication de notre rhum agricole de tradition. Ne manquez ni sa dégustation ni les activités à votre disposition.

Vers 1660, Nicolas Fouquet, Surintendant des finances de Louis XIV, rêve de fonder, avec la complicité du Lieutenant Isaac de Feuquieres, une vice-royauté aux Antilles. Il s’adjuge alors la plus grande concession jamais attribuée aux Antilles : environ 2000 hectares entre le Diamant et Saint Luce. Il fait construire un véritable château fort qui n’a pas le temps d’être habité. En effet, quand intervient la disgrâce de Fouquet, tous les édifices de l’habitation sont détruits.
En 1770, la propriété, qui a changé plusieurs fois de propriétaires, compte 3 habitations sucreries. L’une au moins, dont il subsiste quelques vestiges, restera en activité jusqu’ en 1867.


En 1785, c’est la fin de la prépondérance des représentants royaux. Etienne Issaïe Marraud Desgrottes, puissant propriétaire, fait l’acquisition des habitations Céron et Trois Rivières. Le Céron est désigné habitation sucrerie, où l’on fabrique également du rhum, tandis que Trois Rivières est laissé à l’abandon. Située en bordure de mer, l’usine est reliée aux plantations par plusieurs kilomètres de voies ferrées.

En 1894, après diverses péripéties, le Céron est adjugé à la SA Trois Rivières. C'est la fin du Céron comme structure de production. L'usine à sucre, construite sur le site actuel, s'oriente progressivement vers la production de rhum agricole. Progressivement, une part de plus en plus importante de la production est mise en vieillissement.


En 1976, Martini Rossi prend une participation majoritaire dans la société. D'importants efforts financiers sont consentis, et la société va rapidement bénéficier de cette nouvelle dynamique.
Au début des années 80, la distillerie est de nouveau modifiée et agrandie.
Depuis 1994, Trois Rivières fait partie du groupe Bellonnie Bourdillon et Successeurs, déjà propriétaires des rhums La Mauny.


Plantation Trois Rivières
Sainte-Luce
Tél. : 0596 62 5178

Ouverte du lundi au vendredi
de 9h à 17h30 et le samedi de 9h à 13h.

Le Carbet

Le Carbet est une petite ville française, située entre Fort-de-France et Saint-Pierre sur la côte caraïbe. La ville du Carbet est le chef-lieu du canton. La commune s'étend sur 36,0 km² et compte 3 716 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2007. Avec une densité de 103,2 habitants par km², Le Carbet a connu une nette hausse de 12,1% de sa population par rapport à 1999. Située à 5 mètres d'altitude, la ville du Carbet a pour coordonnées géorgaphiques 14° 42' 0'' Nord, 61° 10' 60'' Ouest.


La Commune avec ses 3300 habitants nommés les "Carbétiens" et ses 36 km2 fait partie de la CCNM regroupant 18 communes du Nord de la Martinique. Entourée par les communes de Bellefontaine et Le Morne-Vert, Le Carbet est située à 14 km au Nord-Ouest de Schœlcher la plus grande ville au alentour.

Le nom du Carbet vient du nom des grandes cases ou les indiens caraïbes se réunissaient. C'est içi que débarqua Christophe Colomb en juin 1502 ! Surtout, c’est là que commença la colonisation de la Martinique, avec l’arrivée en septembre 1635, d’un groupe d’aventuriers français menés par Belain d’Esnambuc.

En contrebas du Morne Vert et au Sud de Saint-Pierre, ce pittoresque bourg tente depuis fort longtemps de rivaliser avec les points renommés de l’île. Il est vrai que les célèbres Pitons du Carbet (1 196 m) lui ont déjà conférés une place non négligeable au sein du tourisme vert (nombreuses randonnées pédestres). Ceci sans oublier les rhums Nelsson qui sont une référence pour les amateurs du ti-punch. Quant au tourisme bleu, il se distingue essentiellement avec l’Anse du Carbet (sable grisâtre).
Du Carbet on peut voir Saint Pierre
Le Carbet posséde de très belles plages, un climat peu pluvieux et un coeur de ville ayant gardé toute son authenticité avec de veilles cases. C'est surtout le long de la plage de sable noir que vous pourrez découvrir la martinique telle qu'elle était il y a des années avec ces petites cases nègres et les pêcheurs s'installant devant leur cases sur la plage afin de ranger les filets.

C'est une jolie petite commune de pêcheurs avec ses cases traditionnelles et dont la longue plage de sable cendré "des raisiniers" a fortement influencé Paul Gauguin lors de son séjour en Martinique en 1887.


Plage de sable noir
 Le centre ville reste très conservé (rare en Martinique) et fait la part belle à l'ancien et au passé. L'ancien marché couvert abrite un éco-musé qui vous expliquera l'histoire des Arawaks et Caraïbes. Le jardin botanique de l'habitation Anse Latouche (ancienne sucrerie de 1643) reste incontournable. Enfin, une baignade sur la plage de sable noir de l'Anse Turin (peinte par Gauguin) vous ravira. Cette Anse au eaux peu profondes ( 5 m environ ) est très calme, présente à une vingtaine de mètres 10 épaves de bateaux coulés en 1902 (éruption). Le Carbet est un lieu idéal pour pratiquer la plongée.

Coucher de soleil sur la plage
A visiter :
Le musee Gauguin MartiniqueLa distillerie Neisson, le Musée Gauguin, la Galerie d'Histoire et de la Mer, le jardin des Papillons, le Jardin de l'Habitation de l'Anse Latouche, le Parc Aquatique Aqualand vous propose une multitude d'activités, l'Habitation de l'Anse Latouche, fondée avant 1643, probablement la plus ancienne de la Martinique, témoigne de la richesse de la commune, le Tombeau de la Dame Espagnole, cette tombe du cimetière du Carbet est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historique, l'Habitation Dariste, les ruines de cette habitation datant du XVIIème siècle, transformées en théatre de verdure, font l'objet d'une procédure de classement.

Le Carbet - Le jardin botanique de l'habitation Latouche

Quand l'histoire et la nature ne font qu' un !Créateur du Jardin de Balata à la Martinique, Jean-Philippe Thoze, aujourd'hui, poursuit son travail de coloriste de la nature dans un autre 'théâtre' végétal, aménagé à l'Anse Latouche. Il a misé sur les masses colorées, jouant avec les différents plans, utilisant en toile de fond des nappes de végétaux. Cette étonnante composition végétale est devenue picturale, d'une beauté saisissante, d'un exotisme puissant dont les tonalités tranchent sur le bleu du ciel tropical.
Une savante harmonie
Ici, Jean-Philippe Thoze s'en donne à coeur joie, faisant apparaître à chaque détour un nouveau tableau, qui disparaît au plus léger mouvement des feuilles, des visiteurs ou du soleil. Au milieu des ruines d'une ancienne Habitation, disparue en 1902 avec le reste de la ville de Saint-Pierre, il se fait coloriste, joue avec les différents plans, utilisant en toile de fond des nappes de végétaux.

Étonnante composition devenue picturale, d'une beauté saisissante, d'un exotisme plus puissant que la présentation des fleurs tropicales, par ses tonalités, tranchant sur le bleu du ciel martiniquais. Clin d'oeil à Gauguin (qui vécut à deux pas de là, sur la plage...) de la part d'un autre artiste incompris dans son propre pays.

Pratique :
Jardin Botanique du Carbet
Quartier Anse la Touche
97221 LE CARBET
Tél : 0596.78.28.34
Fax : 0596.78.19.19 / 0596.64.73.40
Ouvert tous les jours de 9h30 à 17h00
(samedi, dimanche et jours fériés compris)

dimanche 10 octobre 2010

Connaissez-vous les oiseaux migrateurs de la Caraïbe ?

Aigrette bleue
La Caraïbe est un lieu d’accueil de nombreuses espèces provenant de l’Amérique du Nord et du Canada. En effet, les oiseaux migrateurs font des milliers de kilomètres en passant par différents types d’habitats.

La Martinique fait partie de la route migratoire pour certaines espèces : point de nourrissage et de repos pour ces oiseaux originaires du Canada et des États-Unis. Ils se dirigent vers les tropiques au moment de l’hiver et retournent dans leur pays d’origine pour se reproduire. La période de migration de descente vers le sud se déroule de fin septembre à début octobre, jusqu’à janvier/février. Pour ce qui concerne la migration de retour elle a lieu au mois d’avril/mai. Cependant elle est très discrète, et la grande majorité des oiseaux emprunte d’autres routes migratoires.

Les différentes espèces vont élire leur site de prédilection dans des pays d’accueil, d’abord selon leur habitude alimentaire.

La grande majorité des migrateurs sont des oiseaux de milieux humides : de mangroves, d’étangs d’eau salée ou d’eau douce. C’est pourquoi il est urgent et fondamental de protéger, préserver et entretenir ces biotopes.
L’ennui, c’est que les milieux humides comme les mangroves jouent un rôle important pour notre environnement : ne pas les protéger, c’est nous asphyxier.

Balbuzard

Rapace spectaculaire, le balbuzard pêcheur ne peut être confondu : une grande silhouette claire aux ailes coudées, une tête expressive au masque contrasté, et surtout une technique de pêche en piqué, l’oiseau disparaissant dans une gerbe d’eau à la poursuite de sa proie, poisson d’eau douce ou de mer, toujours d’assez belle taille… On en compte quatre sous-espèces de ce migrateur : la forme présente dans l’Ancien Monde (haliaetus), la forme présente dans le Nouveau Monde (carolinensis), et deux formes des régions tropicales (ridgwagi dans les Caraïbes et cristatus dans le Pacifique occidental).



Dendrocygne à ventre noir

 
Le Dendrocygne des Antilles (Dendrocygna arborea) est une espèce endémique de la Caraïbe, très rare et protégé car en voie de disparition. C’est le plus gros des 8 espèces de « canards siffleurs ».

C’est une espèce nocturne qui se perche dans les mangliers pendant la journée et qui à la tombée de la nuit part à la recherche de sa nourriture, composé de végétaux aquatiques, de graines et d’invertébrés.



Chevalier solitaire
paruline de Caroline

 
Exposition Les oiseaux migrateurs à la MJC de Floréal
Jusqu'au 30 octobre
Entrée : gratuite
Heures d’ouverture : Lundi, mardi, jeudi 8 h — 12 heures et 14 heures — 18 h 30
Mercredi, vendredi, samedi 8 h — 12 heures et 14 heures — 22 heures
Renseignements téléphoniques : 0696 85 41 27/0696 22 47 04/0696 36 46 13

samedi 2 octobre 2010

Le patrimoine martiniquais en 4 femmes

Aux archives départementales.
 
Maïotte Dauphite, l'un des piliers vivants du patrimoine immatériel local
Voilà une exposition qui ouvre le champ d'interrogations au patrimoine immatériel transmis par les femmes. Quatre d'entre elles sont ainsi présentées sous la forme d'une exposition regroupant brochures, photographies, oeuvres, documents sonores... Suzanne Césaire, Paulette Nardal, Maïotte Dauphite et Anca Bertrand : autant de personnalités de premier plan dont l'oeuvre et le legs sont peu ou mal connus.
Cette exposition a été programmée dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, sous l'égide local de la Drac (direction régionale des affaires culturelles) Martinique, avec pour thèmatique « Les grands hommes : quand femmes et hommes construisent l'histoire » .
Suzanne Césaire, longtemps resté dans l'ombre de son mari, Aimé Césaire, n'en a pas moins produit une oeuvre personnelle prodigieuse permettant d'appréhender le culturel et l'identité martiniquaise. Paulette Nardal, pour sa part, est associée aux notions de citoyenneté et d'éveil de l'identité noire. Maïotte Dauphite, liée au Carbet où elle a passé toute son enfance, dirige le musée Paul Gauguin. Elle apparaît comme l'un des piliers vivant du patrimoine local. Anca Bertrand, journaliste d'origine roumaine, a oeuvré à la connaissance du patrimoine culturel populaire et rural par le biais de revues littéraires.
Cette exposition permet un regard croisé et fructueux, offrant l'opportunité de mieux connaître l'histoire de notre région.
- Visible jusqu'au 5 novembre. Archives départementales, 19, avenue Saint John-Perse, Tartenson, Fort-de-France. Entrée libre. Contact : 05 96 55 43 43.
 
Suzanne Césaire a produit une oeuvre personnelle prodigieuse
permettant d'appréhender le culturel et l'identité martiniquaise.
 

lundi 27 septembre 2010

Habitation Clément (Commune du François)

Une très belle habitation transformée en musée. La maison de maître, classée monument historique, offre l'occasion unique de s'immerger dans le mode de vie des planteurs du XIXème siècle et de découvrir l'architecture et le mobilier créole d'époque. L'habitation Clément accueille aussi une ancienne distillerie de rhum et ses chais de vieillissement. 

C’est au sein d’un très beau parc aux nombreux arbres centenaires que l’on découvre d’abord les chais et les vieux bâtiments industriels de l’exploitation, avant de deviner, en haut d’un morne surplombant le domaine, la présence de la maison de maître, en partie cachée par la végétation. Magnifiquement restaurée, luxueusement meublée, cette maison ou « Grand’Case » est avec la Caféière Beauséjour en Guadeloupe, un des plus beaux exemples, de l’architecture créole du XIXème siècle. Un condensé de l’évolution mouvementée des habitations aux Antilles, aussi.

Fondée en 1798 par Louis Hodebourg Desbrosses et Simon de Bassigny, l’Habitation Acajou qui deviendra plus tard, au fil de ses nombreux changements de propriétaires, l’Habitation Clément, est un domaine d’une surface relativement modeste. A cette époque, les propriétaires n’habitant pas sur place, la maison de maître se résume à une simple case où loge le Géreur. Pour lui, pas de grand luxe. Les quelques meubles sont d’une grande simplicité, et les mètres carrés comptés. L’important c’est l’efficacité. Du haut de son morne, celui-ci peut contrôler facilement le travail dans les champs de canne à sucre.

Ce n’est qu’au milieu du siècle suivant que l’Habitation Clément va prendre son aspect actuel. Françoise de Franqueville qui rachète le domaine en 1844 décide en effet d’y habiter, et fait réaménager à grands frais la case initiale. Celle-ci n’est pas détruite, et sert encore aujourd’hui de noyau au bâtiment. Entourée d’une galerie, et déjà considérablement agrandie, la case qui ne comptait qu’un seul niveau, se voit aussi adjoindre un étage, dans lequel sont aménagés les chambres et le bureau du planteur, tandis que le rez-de-chaussée est consacré uniquement aux pièces à vivre ou de réception.
Une très belle habitation transformée en musée. La maison de maître, classée monument historique, offre l'occasion unique de s'immerger dans le mode de vie des planteurs du XIXème siècle et de découvrir l'architecture et le mobilier créole d'époque. L'habitation Clément accueille aussi une ancienne distillerie de rhum et ses chais de vieillissement.

L’adaptation de la maison au climat est remarquable. Ses concepteurs vont utiliser ici toutes les astuces connues à l’époque pour rendre la vie plus facile dans les régions tropicales. Déjà protégée des ardeurs du soleil par le couvert généreux des arbres du parc, la maison de maître se voit ainsi protégée de l’humidité par une surélévation en terrasse et des façades en petits panneaux de bois tropicaux imputrescibles. La circulation de l’air est également particulièrement soignée. Les galeries latérales sont percées de nombreuses fenêtres à jalousie conçues pour assurer un courrant d’air constant à l’intérieur du bâtiment, et les pièces du rez-de-chaussée, largement ouvertes les unes sur les autres, ne comportent aucune porte qui pourrait gêner le bon écoulement des Alizés.

De spartiate le mobilier initial évolue lui aussi vers plus de luxe et de confort. Le style marie éléments de décoration classiques importés d’Europe et inspirations créoles. La plupart des meubles sont en teck comme la jolie table ronde du salon, ou en courbaril comme l’imposant lit à colonnes du maître des lieux.

Vers 1900 Homère Clément, nouveau propriétaire du domaine, va continuer l’embellissement de la maison en faisant remplacer le sol un peu frustre des galeries, initialement en carreaux de terre cuite, par un très beau dallage de mosaïques polychromes.


Habitation Clément
Domaine de l'Acajou, 97240 François.
Tel : 05 96 54 62 07 .

Horaires : Visite tous les jours de 8H30 à 17H30. Fermeture en septembre.
Tarifs : Entrée : 7 Euros, et 4 Euros pour les moins de 12 ans.

samedi 18 septembre 2010

Sainte Marie et le Tombolo (Samaritains)

Sur le littoral Atlantique (Nord-Est), Sainte-Marie est l’une des plus importantes communes de la région avec ses 20000 habitants nommés les "Samaritains" et ses 44 km2, elle fait partie de la CCNM regroupant 18 communes du Nord de la Martinique. Son nom lui vient de l'adoration des premiers colons à la Sainte Vierge Marie. Bien placée pour déguster le royaume de l’or vert et ses villages perchés, elle se retrouve à une distance considérable du Sud Caraïbe. Il faudra donc tenir compte des trajets si l’on pense sillonner l’île.
Même si elle est relativement proche du centre et Sud Atlantique, Sainte-Marie fait partie du Nord de l’île. Bien placée pour déguster le royaume de l’or vert et ses villages perchés, elle se retrouve à une distance considérable du Sud Caraïbe. Il faudra donc tenir compte des trajets si l’on pense sillonner l’île.

Le prêtre écrivain Jean-Baptiste Labat y fonda une exploitation sucrière dans le couvent Fonds Saint-Jacques où il résidait. Sainte-Marie est le lieu de naissance de l’écrivain Édouard Glissant. L’histoire de la commune débute en 1658 par la création d' un fortin dédié à la vierge Marie. Les indiens Caraïbes chassés de l’endroit laissent derrière eux une tradition de vannerie qui sera reprise par les nègres marrons et qui de nos jours se perpétue à «La Paille Caraïbe », un atelier de vannerie.




Sainte Marie est une "grosse" commune face à l'atlantique ayant un climat mitigé entre les communes nord et sud atlantiques. Il pleut encore beaucoup, mais ceci préserve cet écrin de verdure qui disparaît en allant vers l'extrême sud de la Martinique... C'est également la 1ere commune ou il est possible de se baigner si on descend du Nord Atlantique. Sainte Marie possède en effet de belles plages (certaines protégées dans ces Anses) mais la plupart un peu houleuses, cependant celle de l'Anse Azérot est a ne pas manquer car entourée de vieilles constructions et de végétation vous offrant de l'ombre.


Cette commune a l’avantage de relier le Nord au Sud littoral, dont la presqu’île de la Caravelle. La distillerie Saint-James (et son musée du Rhum), le musée de la banane et l’habitation Fonds Saint Jacques sont les premiers centres d’intérêts qui viennent à l’esprit. Ceux-ci reflètent d’avantage le côté rural, car Sainte-Marie est également orientée vers la mer. Pêcheurs et baigneurs occupent souvent le front de mer, comme la pointe dite Martineau (sable grisâtre). Il est en effet possible de se baigner, chose que l’on aura du mal à retrouver pour le restant de la côte jusqu’à Grand Rivière. La plage de l’Anse Azérot, en contrebas de l’hôtel Karibéa (Domaine de Sainte-Marie), conviendra à ceux qui cherchent un spot de baignade en retrait (sollicitée surtout le week-end par les résidents).

Notre coup de cœur, l'îlet Sainte Marie que l'on peut rejoindre à pied par une petite bande de sable appelée "Tombolo" (mot d'origine italienne désignant une flèche de sable) que l'on peut voir lorsqu'il se forme (de Décembre à Avril/Mai). Ce phénomène unique dans la Caraïbe ne peut se réaliser qu'entre deux points dont la profondeur ne dépasse pas les 10 mètres. L'anticyclone des Bermudes qui descend sur les Antilles  au même moment que le soleil passe dans l'hémisphère Sud provocant l'affaiblissement de l'anticyclone des Açores qui contrôlait jusqu'alors notre région. Cette modification va engendrer des courants différents, inhabituels et les vagues vont se trouver dans un sens oblique par apport à la plage. Alors commence la construction du Tombolo. Au mois d'Avril le soleil revenant dans l'hémisphère Nord le phénomène s'inverse provocant la destruction du Tombolo.

la voie ferrée reliant l'îlet à la terre ferme jusqu'aux années 1940
ce qui reste de la voie ferrée ...

Vue du Trombolo et l'Ilet Sainte-Marie. On distingue sur la vidéo l'ilet Sainte Marie qui se situe juste en face du bourg de Sainte Marie. Si vous regarde bien, on voit une bande de sable qui relie la côte à l'ilet sur lequel se casse des vagues : Il s'agit du Trombolo de Sainte Marie. Un phénomène naturel casi-inexpliqué qui revient tous les ans et permet de rejoindre l'ilet à pied.

Du tombolo vers l'ilet Sainte Marie