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mercredi 12 janvier 2011

Fort de France - Une halte jus de canne

Si vous venez en Martinique ne manqué pas de passer au 61 rue Moreau de Jonnes pour acheter un jus de canne bien frais.

Le jus est fait sur place, agrémenté d'un zeste de citron et de glaçons. Un délice à ne pas manquer. Par contre je vous préviens, la serveuse n'est pas la personne la plus aimable du monde... Mais elle est comme çà avec tout le monde. Elle a de la chance d'avoir le meilleur jus de canne de la ville, car on ne reviens pas pour son sourire.

lundi 10 janvier 2011

Carnaval 2011 coup d'envoi en Martinique

Le début de l'année 2011 marque le commencement du Carnaval édition 2011 en Martinique, et aux Antilles, Guyane, jusqu'aux temps forts en Mars.

Avec les permières sorties des groupes de Carnaval et leurs parades en Martinique le 9 Janvier (Bellefontaine), le Carnaval antillais reprend pour une période qui se terminera après les jours gras (Dimanche, Lundi, Mardi Gras et Mercredi des Cendres). Les vacances du Carnaval 2011 débuteront aux Antilles le vendredi 25 Février après la classe, et les écoliers reprendront leurs études le lundi 14 Mars 2011. (jours gras du 6 au 9 Mars).

Cette période très attendue de défoulement et de fêtes sera aussi l'occasion pour les associations antillaises (musique, danse, arts plastiques, théâtre) et les groupes à pied de carnaval de faire montre de leurs talents et de leur créativité lors de défilés de carnaval dans les villes de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane, produisant les masques traditionnels et des costumes aux couleurs chatoyantes, accompagnés de chants et de musique de carnaval composée avec les cuivres et les percussions locales.

Le carnaval en Martinique est une période intense de fête et une période de vacances en Martinique. Le prochain carnaval en Martinique se déroulera du samedi 05 mars au mercredi 09 mars 2011 . Tout le monde y participe et chacun se déguise suivant le thème du jour.

Thème des déguisements du carnaval en Matinique :Le lundi les hommes sont en femmes et les les femmes sont en hommes. Ce sont les mariages burlesques.
Le mardi tout le monde en rouge et noir. Sortie des Diables rouges.
Le mercredi tout le monde en blanc et noir. Mort du Roi Vaval.

Les vidés sont de grands rassemblements / défilés dans les rues à Fort de France et dans les communes. Tout le monde y participe. Ils sont rythmés par des groupes à pieds. La progression se fait par accoups. Après un moment ou le cortège reste sur place en dansant, tout le monde par en avant dans un immense mouvement puis se fixe à nouveau.

vendredi 17 décembre 2010

Chanté Nwel

Nwel, vini pou sové nou, Nwel vini pou vlopé nous

Pratique Antillo-Guyanaise, la Martinique comme la Guadeloupe ont gardé, à l’instar des campagnes françaises, une tradition dont l’origine remonte au Moyen Age, qui regroupe voisins, amis, parents, enfants et qui s'est perpétuée au cours des siècles : 
Celle de "Chanté Nwel"

Chants d’ amour et d’ espoir, célébrant la venue du Christ, ces cantiques sont entonnés à partir du premier dimanche de l’Avent. On doit rappeler que dans le calendrier catholique, les trois semaines de l’Avent sont consacrées à la préparation des cérémonies préparant la naissance du Christ.

Aussi, autrefois, dans les cases les plus humbles, comme dans les plus belles maisons on se réunissait dès le coucher du soleil autour d'une table éclairée par une lampe à pétrole, un « lampion », une bougie ou sous la lumière crue d'une lampe électrique pour chanter en chœur ces cantiques..

Aujourd'hui de nombreux groupes se sont créés pour chanter Nwel et la foule est nombreuse à venir les écouter mais aussi reprendre en choeur ces chants mélodieux.

Ceux-ci étaient consignés et ils le sont encore, dans un petit recueil écorné, jauni par le temps que chacun se devait de posséder et de conserver précieusement. Il se transmettait parfois de génération en génération et ressortait des tiroirs dès les premiers jours de décembre.

Mélange de profane et de sacré, ces cantiques, anciennes chansons populaires médiévales françaises de Noël dont on retrouve les traces dans des recueils du XVIIIème siècle, seraient plus précisément originaires des régions de Lyon et d’Avignon.

Les textes sont en langue française avec parfois quelques passages en latin. Cependant, chaque cantique a son refrain en créole et ils ont pris des rythmes de biguine, de mazurka ou de valses créoles accompagnés des Ti-Bois, tambours et claquements des mains. De plus la société antillaise les a modelés à sa façon par des improvisations aux mots souvent très audacieux (à faire pâlir la Sainte Vierge…) qui s’ interposent entre les refrains.

On retrouve toujours les mêmes cantiques dont les principaux et les plus connus sont « Joseph mon cher fidèle », « Dans le calme de la nuit », « Allez mon voisin », « Il est né le divin enfant », « Allons-y donc » et bien d’autres encore comme : 
  • Michaud veillait
  • Pour un maudit péché
  • La bonne nouvelle
  • Naissez, l’amour vous y convie
  • Quand Dieu naquit à Noël
  • Miracle d’amour
  • Les anges dans nos campagnes
  • Venez Divin Messie
De la tradition ancestrale comme le Chanté Nwel au traditions culinaires il n'y a qu'un pas. Autrefois, lors des ces « chanté Nwel», on servait en dehors du traditionnel punch, du sirop d’orgeat aux dames, ainsi que du chocolat à l’ eau épaissi au toloman pour se réchauffer du « froid piquant » des nuits de décembre…

Noël démarre donc bien avant le 25 décembre et dès la fin du mois de novembre, on prépare le schrubb avec des écorces d’ oranges que l'on fait macérer dans du rhum au soleil. Celui-ci ainsi que les diverses liqueurs de cacao, de coco, n’ étaient servis qu’ à partir du jour de Noël.

La table sera bien évidemment à l’ honneur en ce jour de Fête Noël, les cuisinières prépareront donc les recettes traditionnelles avec le cochon, le boudin créole, la viande pour les petits pâtés et le ragoût bien épicé, sans oublier le traditionnel jambon caramélisé aussi appelé « jambon de Noël », un vrai régal.

mardi 14 décembre 2010

Fête du rhum 2010

Le coupeur de cannes martiniquais, militaire au repos et son acolyte, la séduisante marchande de liqueurs et de rhum.

Koumansé Raché
Lieutenant coupeur de cannes de la Martinique, qui vous salue bien, lors de la Fête du Rhum édition 2010.

Mennen Vini
Accompagné de la bienveillante princesse marchande de rhum (Saint-James) et sa calebasse contenant la précieuse bouteille de rhum carrée de la distillerie de Sainte-Marie de la Martinique.

dimanche 12 décembre 2010

Tout savoir sur le rhum

Nous allons tenter de vous guider pour mieux vous y retrouver parmi la grande variété de rhum blanc, rhum ambré et rhum vieux.

rhum vieux, rhum blanc, rhum ambré, rhum agricole, rhum traditionnelLe rhum, c'est quoi exactement ?
Le Rhum est une eau de vie issue de la distillation de la canne à sucre. A la sortie de l'alambic il est incolore (blanc), c'est le vieillissement en fût de bois qui lui donne sa jolie couleur ambre.

Il faut distinguer deux grandes familles de rhums :
- le rhum agricole fabriqué à partir du jus de canne (vesou)
La production principale est localisée aux Antilles françaises essentiellement, dont une appellation d'origine contrôlée pour la Martinique(AOC). On y trouve des rhums blancs, ambrés, vieux et même très vieux.
-  le rhum dit «traditionnel» fabriqué à partir de la mélasse (sous produit du raffinage du sucre)
Produit dans le monde entier, il représente 90% de la production de rhums. Les Caraïbes britanniques et Amérique latine (Guyanne, Vénézuela, Antigua, Cuba, République dominicaine...) en  sont les plus représentatifs.

A chaque île, son style : un kaléidoscope de saveurs !

Tout savoir sur le rhum, provenance, goûtChaque étape de l'élaboration, joue un rôle déterminant dans le style des rhums :

- Le choix du jus de canne ou de la mélasse.
- La fermentation (transformation du sucre en alcool)
- La distillation en colonne ou à repasse dit "pot still"
- Le Vieillissement ou non
- Les assemblages

Aussi au fil du temps et des traditions, les techniques développées sont diverses.

Toutes ces étapes dans l'élaboration du rhum ont donné naissance, en fonction des choix opérés, à des rhums bien typés selon leur provenance : à chaque île son style !

· Barbades
Pays mythique du rhum, les trois distilleries existantes (dont la réputée Mount Gay) ont conservé l'utilisation d'alambics à repasse pour élaborer des rhums puissants, aux effluves bien marquées.

· Trinidad et Tobago
Angostura a développé ici une gamme de rhums très diversifiée, sur la base d'alambics à colonnes multiples, depuis des rhums légers jusqu'à des rhums vieux comme le rhum angostura 1919 ou rhum angostura 1824 très appréciés.

. Antigua
Les rhums d'Antigua ont la réputation d'être à la fois légers et élégants. English Harbour, dont le nom provient d'une ancienne base navale, a choisi des vieillissements en petits fûts de 200 litres ayant contenu du bourbon.

· Jamaïque
Indissociable de toute la culture jamaïcaine, le rhum est ici dans son royaume, on y trouve une vaste gamme du plus léger au plus dense. Très aromatiques, d'un caractère puissant, les rhums jamaïcains constituent une référence incontournable. La distillerie Appleton est la plus connue.

· Iles Vierges
Avec ses rhums Cruzan, l'archipel à l'est de Puerto Rico est doté d'une des plus modernes distilleries de la région, élaborant des rhums légers, mais aussi des single-barrels très intéressants. Dans la partie britannique, Tortola élabore des rhums agricoles très artisanaux dont les méthodes d'élaboration n'ont pas changé depuis plusieurs siècles sous la marque Arundel.

· Sainte Lucie
De la seule distillerie proviennent plus d'une vingtaine de rhums différents, depuis les épicés et aromatisés ou encore crèmes. Saint-Lucia distillers produit des marques réputées comme Admiral Rodney et les très complexes Chairman's reserve ou Toz.

· Cuba (rhum de type traditionnel)
Autour de rhums légers (dont la plupart ne sont plus distillés dans l'île depuis Castro), s'est développé un style de rhum de tradition cubaine. Si l'une de leurs grandes utilisations est la recette du cocktail Mojito, ils offrent, par leur finesse, une belle aptitude au vieillissement. En marge des géants que sont Pernod Ricard et Bacardi s'est perpétué une tradition au travers de la distillerie Matusalem qui possède un style très prisé au travers des vieillissement en soleras. Son fleuron est sans contest le Matusalem Gran Reserva 15 ans, un des rhums les plus médaillés au monde.

· Guadeloupe (rhum agricole et traditionnel)
Produisant autant de rhum à base de mélasse que de rhum agricole, les distillateurs sont majoritairement restés fidèles à l'alambic continu à simple colonne, donnant des eaux-de-vie assez peu alcoolisées, mais très aromatiques. Marie-Galante, à proximité, élabore les rhums les plus appréciés.

· Martinique (rhum agricole)
Spécialistes du rhum agricole, les distillateurs martiniquais élaborent toute une gamme (du blanc à l'ambré) d'une grande puissance aromatique mais aussi d'une belle finesse de goûts. A noter que la Martinique dispose d'une AOC qui constitue un véritable gage de qualité dans un univers très peu réglementé.

· Guyana

Plus caraïbe que réellement continentale, l'ancienne Guyane britannique a forgé sa réputation autour de l'appellation Demerara, longtemps prisée de la marine britannique. Il n'existe plus qu'une seule distillerie (contre 200 il y a 20 ans), mais Diamond réunit toute la gamme des alambics possibles, y compris un modèle Coffey en bois fonctionnant depuis 1880 ! De quoi élaborer toute une gamme de rhums de grande expression.

· Haïti (rhum agricole et traditionnel)
Le pays le plus pauvre des Caraïbes a été le plus grand producteur de sucre de la région, et, avec Barbancourt, élabore des rhums en double distillation à partir du jus de canne, d'une très belle finesse aromatique.

· Porto Rico et Saint-Domingue (rhum de type traditionnel)
Avec Cuba, ces îles ont donné naissance à la variété de rhum dit "Latino" (appelé plutôt ron), léger en alcool, ils onstituent une parfaite base de cocktail mais offrant une réelle complexité après maturation.

· Réunion (rhum agricole et traditionnel)
Trois distilleries sont toujours en activité, utilisant surtout les alambics à colonne, avec un travail tout particulier sur les fermentations chez Savanna, donnant des rhums très complexes et d'une grande richesse.

· Vénézuéla (rhum de type traditionnel)
Le vénézuéla produit des rhums d'inspiration latine (cf Cuba, Saint Domingue et Porto Rico). Il faut citer le rhum Santa Teresa ou encore le rhum Diplomatico, qui possède des stocks de vieux rhums impressionnants qui permettent de réaliser des assemblages d'une belle complexité comme le rhum Diplomatico exclusiva reserva 12 ans.
Santa Teresa se distingue par sa maîtrise du vieillissement en solera.

Comment choisir un rhum pour offrir ou pour s'initier ?
Offrir un rhum peut être un véritable casse-tête surtout si l'on ne connait pas bien les goûts de la personne à qui le rhum est destiné. La problématique est la même pour qui aimerait s'initier à l'univers aromatique des rhums.

Quel rhum choisir ? 
rhum angostura 1919, rhum angostura, rhum 1919, cadeau rhum, offrir rhumPour vous aider dans cette quête, voici quelques rhums et distilleries que je recommande :

1- Je conseille très souvent  un beau rhum vieux traditionnel comme le rhum Angostura 1919, 8 ans d'âge au flacon élégant, en provenance de l'île de Trinidad, au large du Vénézuela. Les arômes de ce rhum sont très vanillés et plaisants. La douceur et l'élégance  l'emportent sur la puissance. Une belle dégustation en perspective et une belle introduction à l'univers du rhum vieux !

2- Un autre choix peut s'avérer judicieux en optant pour la distillerie Diplomatico, située au Vénézuela. Ses rhums sont plus puissants, plus huileux et plus typés. Ils s'adressent à un public en recherche de sensations fortes tout en restant dans un registre de dégustation facile et plaisante. Le rhum Diplomatico Exclusiva Reserva 12 ans a toute ma préférence pour sa complexité et sa puissance. Un vrai coup de coeur !

3- Si vous souhaitez offrir ou découvrir un rhum agricole, je ne peux que recommander les rhums de la  distillerie Habitation Saint-Etienne pour son bon rapport qualité prix. Elle élabore une large gamme de rhums de Martinique AOC dont le style est très représentatif des Antilles.  La distillerie La Mauny offre quant à elle un raffinement supérieur qui ouvre la voie à des dégustations magiques !

Haïti, bien que ne faisant pas partie des Antilles françaises élabore un rhum agricole d'une grande qualité avec le rhum Barbancourt dont le 15 ans en est le fleuron.

Choisir un rhum en fonction du style, des goûts et des marques appréciés par le destinataire

Si vous connaissez déjà le style, les goûts ou les marques de rhums qu'apprécie le destinataire, vous n'aurez plus qu'à faire votre choix parmi les différents styles et spécificités de rhums suivants  :

1- Le style français (La Mauny, Saint-Etienne, Bielle...) est celui des rhums agricoles des Antilles françaises. Il se caractérise par des eaux-de-vie fines et complexes, florales et fruitées avec un nez caractéristique de canne à sucre.

2- Le style anglais (Mount gay XO, Appleton, Diplomatico, Santa Teresa 1796...) est celui des rhums dits "lourds", avec un profil épicé et une texture huileuse, souvent le résultat d'une double distillation. La complexité aromatique de ces rhums les destine à un public déjà amateur car chacun d'eux possèdent leur personnalité propre. Le plus adapté pour une découverte du style anglais est sans doute le Diplomatico très doux et plaisant, à l'opposé le rhum Santa Téresa s'adresse à un public connaisseur.

3- Le style cubain ou latin, (Angostura, Matusalem...) est celui des rhums légers, au profil aromatique moins marqué, voire neutre. Ils sont plus destinés aux cocktails et restent très faciles d'abord pour qui veut découvrir l'univers du rhum.

Bien entendu, il existe des variantes et des exceptions dans chaque catégorie, cette classification étant avant tout une manière d'appréhender plus clairement l'immense diversité de la planète rhum.

Choisir un rhum en fonction de son utilisation

- Pour un punch, ti-punch ou un planteur, préférez un rhum blanc agricole des Antilles ou rhum blanc traditionnel de la réunion, en raison de son intensité aromatique prononcée. A boire frais voire très frais accompagné par exemple d'accras de légumes et autres petits beignets épicés, mais aussi avec les chips de légumes.

- Pour le cocktail, on utilisera principalement un rhum jeune, blanc ou encore un rhum ambré de 3 à 4 ans de vieillissement rarement plus.

Exemple pour un cocktail comme le mojito ou cuba libre, un rhum «traditionnel» cubain est conseillé pour ses arômes légers, comme le rhum Matusalem Platino ou le rhum Matusalem Solera.

- Pour un rhum arrangé, optez pour un rhum blanc traditionnel de l'ile de la réunion. Le rhum arrangé est le résultat d'une macération de plantes, épices et fruits séchés dans une bouteille de rhum. Plus la macération est longue, meilleur sera le résultat. Comptez au minimum 3 mois pour un résultat de qualité.

- Pour un digestif ou pour accompagner un dessert exotique, comme un dessert pâtissier, une banane rôtie au jus de mangue et vanille, ou encore un millefeuille d'ananas, un rhum vieux conviendra parfaitement. On choisira un rhum vieux agé d'au moins 6 à 7 ans, appelé aussi rhum extra vieux, grande réserve, ou encore XO. Suivant la provenance on distingue 3 styles (français, anglais, cubain).

Bon à savoir : un rhum de 8 ans d'âge correspond approximativement à un whisky de 25 ans d'âge du fait du vieillisement  accéléré par un climat tropical donc très chaud.

Vous voilà maintenant sur la route du rhum !

dimanche 5 décembre 2010

Morne des Esses - Grande fête des vannières (Commune de Sainte Marie)

Transmise par les derniers Indiens Caraïbes aux nègres marrons venus se réfugier sur les hauteurs de Sainte-Maire, la technique de la vannerie Caraïbe s'est perpétuée au Morne-des-Esses, de génération en génération. Aujourd'hui, elles ne sont plus qu'une poignée de femmes à maintenir ce savoir-faire.

Du 5 au 10 décembre, à l'occasion de l'inauguration de la vannerie, après rénovation, l'office samaritain du tourisme et de la culture rendra hommage à ces vannières et aux Indiens Caraïbes légataires de ce patrimoine. Vernissage de l'exposition permanente, conférence, rencontre avec des vanniers de Guyane et de Dominique, sont au programme des festivités.

Imaniyé Dalila Daniel, chargée de mission à l'Osatourc, a réalisé en collaboration avec l'anthropologue Thierry L'Etang, l'exposition qui sera au centre de la vannerie. Des panneaux qui permettront aux visiteurs d'en savoir davantage sur l'histoire de la vannerie et les étapes de fabrication. « Nous avons voulu donner à ce lieu une âme, souligne Imaniyé Dalila Daniel. Ainsi la vannerie portera désormais le nom d'« Espace Capitaine Nicolas » , chef Caraïbe, dont chacun pourra découvrir l'histoire à travers l'exposition« . Autre espace, situé au centre de la vannerie, la maison en bois ti baume qui accueille l'exposition permanente portera le nom de « Kay la fanmy Sébastien » en hommage à la première famille de vanniers martiniquais. Enfin, la vannerie du Morne-des-Esses rejoint les « Hauts lieux culturels » de la ville de Sainte-Marie. Après le pitt Casérus, c'est le deuxième lieu de la ville à disposer de cette dénomination.

Elles tressent l'aroman et le cachibou
« La vannerie c'est aussi un lieu qui renaît, poursuit Imaniyé Dalila Daniel. En Martinique, il n'y a plus qu'une dizaine de femmes qui tressent l'aroman et le cachibou. C'est extraordinaire. Ces femmes sont maintenant les gardiennes d'un patrimoine. Cela m'a donné envie de les honorer et d'honorer tous ceux qui ont leur ont transmis ce savoir-faire ».

La redynamisation de la vannerie du Morne-des-Esses encourage les plus jeunes à maintenir l'activité. À l'atelier ou à domicile, le métier de vannière s'exerce parfois à plein-temps. Yolaine Jean de Dieu, l'une d'entre elles, a commencé à travailler la vannerie dès l'âge de 13 ans. « Nos parents nous ont élevés avec ça, confie la jeune femme. À mon tour, j'essaie d'inculquer ce travail à mes enfants. S'ils ne prennent pas la relève il faudra penser à former des personnes. Ce patrimoine-là, il ne faut pas qu'il se perde, insiste-t-elle. Mais c'est un métier que l'on ne peut pas exercer sans l'amour de la vannerie. La vannière est une femme courageuse, car il faut beaucoup de patience pour exercer ce métier. Elle a le goût de créer et aime le travail bien fait. » 
Du dimanche 5 au vendredi 10 décembre, le public, ainsi que les écoles sont invités à rencontrer les vannières. Des démonstrations et un atelier d'initiation leur seront proposés.

samedi 27 novembre 2010

La route des crèches

La « Route des crèches » revient. La manifestation, qui en est à sa 7e édition, se déroule de la période de l'avent à l'Épiphanie.

La Route des crèches est désormais parvenue à un stade de maturité, après le succès remporté depuis six ans par ses promoteurs. Cet événement qui se déroule sur un mois entier, entre l'avent et la fête de l'Épiphanie, permet de faire revivre la tradition de Noël par la création et l'animation de crèches. La côte Nord-Caraïbe, berceau de l'histoire martiniquaise, aura ainsi la possibilité de montrer son savoir-faire artisanal et artistique par l'animation des fêtes de Noël. Beaucoup de personnes se déplacent pour visiter cette animation d'envergure intercommunale.

« Au tout début, en 2004, on recensait huit crèches. L'année dernière, elles étaient une bonne quarantaine. Cette fois, nous souhaitons montrer et animer entre cinquante et soixante crèches. De nombreux rendez-vous seront proposés aux touristes et à la population : des crèches vivantes, des conférences, des concerts de musique spirituelle, les traditionnels marchés de Noël, un village de Noël à Fonds-Saint-Denis, le « Nwel an ba bwa » au Morne-Vert, la ronde des crèches des commerçants de Saint- Pierre, le circuit nocturne de découverte du ciel de Noël, la randonnée « Trace des épices de Noël » , l'illumination de places, la découverte de sites et de points de vue dans le respect des populations et du territoire pour un développement que nous voulons durable. Nous invitons la population à participer massivement à ce projet de réalisation des crèches pour illuminer le Nord-Caraïbe et la Martinique.
Les rendez-vous de l'opération :
- Village de Noël à Fonds-Saint-Denis
- Illumination des crèches
- Ouverture officielle de la Route des crèches
- « Nwel an ba bwa » au Morne-Vert
- « La ronde des crèches » : 40 crèches chez les commerçants à Saint-Pierre
- Marchés de Noël
- Circuit nocturne de découverte du ciel de Noël au Prêcheur
- Illumination de la falaise de Bellefontaine
- Dîners de Noël au lycée de Bellefontaine
- Maisons illuminées du Morne-Rouge
- Concert spirituel et mise en valeur de l'église du Carbet
- Illumination de la place Gaston-Monnerville de Case-Pilote avec chanté Nwel

Maisons de Martinique - Grand' cases

Anse à l'âne
Cette habitation, l'une des plus anciennes de l'île, a connu de nombreux acquéreurs. Elle s'est appelée Rochechouart, du nom du propriétaire, sans doute issu d'une vieille famille française (Madame de Montespan, maîtresse de Louis XIV, s'appelait Athénaïs de Rochechouart de Mortemart). Elle a appartenu aux Pocquet de Puilhery et à la fin du siècle dernier, à la famille Guérin, tristement célèbre pour avoir été anéantie lorsque son usine de Saint-Pierre fut engloutie par une coulée de lave de la Montagne Pelée. Quelques jours plus tard, le 8 mai 1902, Saint-Pierre disparaissait à son tour, entraînant la mort de trente mille personnes: le cruel avertissement n'avait pas été entendu. Le maître des lieux, en hommage au passé, a aménagé les jardins en songeant à une dame Latouche ou Poquet de Janville qui s'y est sans doute promenée, et tracé des allées en pensant à un Rochechouart qui, selon une tradition orale, s'y serait battu en duel. L'habitation date sans doute de la seconde moitié du XVIIe siècle. La demeure a subi d'importantes réparations en 1752, à la suite d'un séisme, mais correspond encore aux descriptions données par le père Dutertre au XVIIe siècle.


Mont Eole Eole, roi de l’île flottante d'Éolia, avait reçu de Zeus e le contrôle des vents, enfermés dans une grotte, et qui ne pouvaient être libérés que sur l'ordre des dieux. Il existe, près du Lorrain, une habitation Mont Éole. d'après le père du propriétaire, cette terre doit son nom à sa situation en haut du morne Carabin, sans cesse assailli par les vents. Le Mont Éole, dans la plaine du Lamentin, évoque peut-être ce héros mythique qui savait prévoir le temps.

Aquart
Au milieu du XIXe siècle, on y a pratiqué le « Colonage paritaire », avec des travailleurs libres. Apparu au XIXe siècle, le mot colon vient du latin qui signifie cultiver). Le sens actuel remonte au XVIIIe siècle. Ces colons payaient un loyer en nature, abandonnant généralement au propriétaire le tiers de la récolte, parfois la moitié quand il s'agissait de bétail, un système similaire au métayage français (le terme « métayage » ou « moitoiage », du vieux français « moitoier », signifie partage par moitié). Au XIXe siècle, Acquart a fourni de la canne à sucre à la petite usine centrale de la Réunion, puis à celle du François.

Deguerre-Turpin
Deguerre-Turpin, qui en fut le propriétaire vers 1772, adonné son nom à l'habitation. Plus tard, Monsieur de Sansib y installa un des premiers moulins à vapeur. Eugène Eustache, fondateur de l'usine du Galion, en est devenu le propriétaire dans les années 1880.


Desmarinières
Doit-on chercher l'origine du nom du bourg de La Trinité dans une référence au dogme catholique ? Selon le dictionnaire Madras, il s'expliquerait plus simplement par la réunion des trois quartiers qui le composaient autrefois. L'habitation Desmarinières fait encore partie de l'important centre agricole du Galion auquel elle fournit une grande quantité de canna à sucre.

Le jardin de Balata
Le Balata, de la famille des sapotacées, a donné son nom au quartier. En place de la », Jean-Philippe Thoze, paysagiste et horticulteur, a édifié, autour du pavillon de sa grand-mère, construit dans les années vingt, ce jardin magique ouvert au public depuis 1990. La maison, bien que plus modeste, présente quelque ressemblance avec celle de La Réunion.

La Réunion
Dans les années 1840, les frères Sinson réunirent deux habitations, Bellegarde et Gamelle, et construisirent une usine centrale. ils firent faillite, comme, après eux, le parisien Nelson Montès. Le domaine passa aux frères Pereire, grands industriels du Second Empire, fondateurs de la Compagnie générale Transatlantique. La maison actuelle, inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, a été édifiée à cette époque. Le domaine, en partie loti au siècle, a été restauré récemment par la famille martiniquaise qui en est aujourd'hui propriétaire.

Habitation La Monnerot
L’Habitation a été connue sous les les noms successifsde Desnoyers puis Duvergers et elle fut une habitation sucrerie jusqu'en 1882. Elle doit son nom actuel à jean- François Monnerot, maire du François en 1844. Cette famille donna naissance au sociologue jules-Marcel Monnerot qui, en 1938, fonda avec Georges Bataille le Collège de Sociologie. Charles Clément racheta le domaine en 1932 et en fit son lieu de villégiature.

Montgerald
Gérardin de Montgéraid était commandant du quartier de Sainte-Anne en 1808. Il a donné son nom à cette habitation du Marin, commune qui fut, au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, le théâtre d'affrontements navals entre Anglais et Français. C'est sur son territoire que Charles Harouard et joseph Braud construisirent en i869 l'usine centrale, qui devait remplacer les douze sucreries du sud-est. Au bout d'un siècle, durant lequel Montgérald l'approvisionna en canne, elle devait fermer ses portes et transférer ses activités au Lareinty et à Rivière-Salée.

Nota: Toutes les desriptions de cette page proviennent du livre " Maisons des îles MARTINIQUE " et sont de Brigitte MARRY et Roland SUVELOR. Fondation Clément - ARTHAUD.

vendredi 26 novembre 2010

Comment fête-t-on Noël en Martinique ?

Décoration de Noël sur un palmier en Martinique
A peine descendue de l’avion, vous êtes totalement dépaysés. Un soleil haut dans le ciel, 28° à l’ombre et pas un flocon de neige à l’horizon. Si les rues sont décorées de guirlandes lumineuses on est bien loin de l’avenue des Champs-Elysées. Plus petit, mais tout aussi joli, ce n'est qu'une question de différence culturelle. Noël en Martinique peut commencer.

Il n'y a pas de sapin, mais une branche de filao plantée dans un seau de sable c’est ce qui fait office d’arbre de Noël et elle est décorée au mieux.

Enfin il fait nuit, il faut découvrir les « Chanté Noël », la fête par excellence d’un noël en Martinique. Du fin fond de mon tiroir le martiniquais sors LA bible du Chanté Noël, le recueil de cantiques qu'il gardera précieusement toute sa vie, gage de la culture antillaise. Les chants de Noël martiniquais son en fait très largement inspirés des chants religieux de la France du 18ème siècle. Ces célèbres chants de Noël rythmés par les tambours et le ti bwa (morceau de bambou sec que l’on frappe avec deux bâtons de bois dur), épicés de quelques allusions salaces résolument antillaises, et en créole s’il vous plait !

Et un cantique Martiniquais, cela donne quoi? Extrait...

Manmaille-la prend cantique-là
Pou nous ça chanté Noël
Mêlon nos voix et nos cœurs
Et chantons à l’unissons
Seul bagage nous ni pou nous
Cé Noël pays nous-a
Pendant deux z’yeux nous ouvè
An nous chanté Noël

Refrain:
Noël! Noël qui ça ou pôté ba nous?
Noël! Vini soulagé nous!
Noël! Vini pou guéri nous!
Noël! Vini pou sauvé nous
Noël! Vini fortifié nou!
Noël! Vini pou béni nous!
Noël! Vini purifié nous!

Les enfants prenez vos cantiques
Afin de chanter Noël
Mêlon nos voix et nos cœurs
Et chantons à l’unissons
Le seul bagage que nous ayons
C'est le Noël de notre pays (C'est notre noël à nous)
Pendant que nous avons les deux yeux ouverts
Chantons Noël

Refrain:Repas de fête français et antillais
Noël! que nous as tu apporté?
Noël! Viens nous soulager!
Noël! Viens nous guérir!
Noël! Viens nous sauver
Noël! Viens nous fortifier!
Noël! Viens nous bénir!
Noël! Viens nous purifier!

Noël c'est aussi des dégustations de pâtés salés, le jambon de noël et de boudin noir qui composent le repas de fête, avant de goûter au ragoût de porc et pois d’angol (le plat typique de Noël), le tout accompagnés de quelques verres de schrubb (écorces d’oranges et épices macérés dans du rhum) et de punch coco.

vendredi 12 novembre 2010

Maisons typiques de Martinique

Au hasard de route de Martinique, vous croiserez peut-être ces belles habitations typiques d'architecture créole.

claiette
Façade et église aux trois îlets
Façade au Carbet
Fenêtre indou
 

lundi 1 novembre 2010

Un peu d'histoire de la Martinique en images

Retour sur les toponymes martiniquais... içi
Janick Dulio nous fait découvrir l’origine des noms de lieux de la Martinique. Des toponymes d’origine historique et parfois politique souvent empreints d’une subtile poésie...

samedi 16 octobre 2010

À Fonds-Saint-Denis, le tambour rythme les chantiers collectifs

Paysage montagneux de Fonds-Saint-Denis, dans le nord
Dans le cœur vert et montagneux de la Martinique, la production agricole a repris ses droits. Les clairières de ce territoire boisé constituent autant de petites parcelles où l’on pratique la production de légumes. La mécanisation n’étant pas rentable, les gros travaux s’exécutent en commun, dans le cadre de chantiers appelés en créole lasotè, une façon de se lancer « à l’assaut de la terre ». Que l’un ou l’autre de la trentaine de membres de l’association d’entraide Lasotè, répartis sur trois communes du nord de l’île, ait besoin de débroussailler ou de labourer une grande parcelle, de creuser des sillons ou de planter des milliers de légumes, ou encore de construire un bâtiment agricole, et l’on bat le rappel.
Les travaux particuliers, comme le sciage de troncs d’arbres, s’effectuent également collectivement, toujours selon la méthode ancienne du sciage de long à la verticale. Quand vient le moment de « grager » le manioc, on se met aussi ensemble. Ces coups de main se donnent, selon le principe de la solidarité, sans la moindre compensation financière.

Chantiers collectifs
Un groupe de laboureurs dans une journée de lasotè
L’avis concernant le lasotè, le chantier collectif, est même publié dans les rubriques locales du quotidien de l’île, donnant lieu à un grand rassemblement. Leur outil à la main, les membres actifs de Lasotè se présentent au champ à labourer. « Lèvè ! Fèssè ! » (Levez ! Jetez en terre !) Ces deux mots d’ordre dictent les deux gestes que nécessite le labourage d’une parcelle à la houe, mais, habituellement, c’est le tambour qui sert à rythmer les gestes des travailleurs.
« Un hectare peut ainsi être facilement labouré en deux heures, alors que, seul, le propriétaire du champ y mettrait plus d’une journée », dit Annick Jubenot, membre du réseau Lasotè.
Une fois le travail accompli, tous les participants se réunissent pour des agapes en commun qui tournent vite à la fête.

Travail rythmé
Sont également présents – et fort actifs – les maîtres-tambours. Ce sont eux qui savent donner le rythme selon la nature de la tâche à effectuer. Il y a aussi les anciens des alentours qui, eux, viennent prodiguer leurs conseils et transmettre leur savoir-faire aux plus jeunes.
« Les gens d’ici sont riches de sagesse », dit Annik Jubenot. Régulièrement, d’ailleurs, l’un des anciens est mis à l’honneur, une façon de souligner ses connaissances particulières et son apport à la société martiniquaise. Ceux-là, on les appelle les « Grands Hommes » ou « Grandes Femmes ». Le lien intergénérationnel constitue en effet la base de la société qu’est Lasotè.

Tradition ressuscitée
« L’association Lasotè s’inscrit dans la valorisation durable à l’échelle humaine. L’homme redevient le moteur du système. Chacun a son rôle à jouer et la culture sert de base de développement à l’économie », précise Annik Jubenot, en citant les objectifs de l’association qu’elle anime.
Délaissée, cette forme de travail en commun était généralisée à la Martinique, au lendemain de l’abolition de l’esclavage, dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Cette chaîne d’entraide s’est perpétuée, puis est presque tombée dans l’oubli au cours des dernières décennies.
Les gens de Fonds-Saint-Denis en font maintenant un mode de travail, donnant du même coup un véritable sens à leur vie en société. Dans les communes voisines, plusieurs se sont joints au mouvement Lasotè.
Qu’ils résident dans l’un des gîtes ruraux de la localité ou qu’ils soient simplement de passage à Fonds-Saint- Denis, les touristes trouvent également leur place dans ces travaux en commun, qui se terminent par une fête.


  • Fonds-Saint-Denis, 881 habitants, dans le nord de l’île, est distante d’une dizaine de kilomètres du Carbet et de Saint-Pierre.

  • À Fonds-Saint-Denis, Ekokay offre le gîte et la table d’hôte aux randonneurs et aux amateurs d’écotourisme.
    www.ekokay.com
    Tél.: 05-96-55-83-53 ou 06-96-27-80-09
  • samedi 2 octobre 2010

    Le patrimoine martiniquais en 4 femmes

    Aux archives départementales.
     
    Maïotte Dauphite, l'un des piliers vivants du patrimoine immatériel local
    Voilà une exposition qui ouvre le champ d'interrogations au patrimoine immatériel transmis par les femmes. Quatre d'entre elles sont ainsi présentées sous la forme d'une exposition regroupant brochures, photographies, oeuvres, documents sonores... Suzanne Césaire, Paulette Nardal, Maïotte Dauphite et Anca Bertrand : autant de personnalités de premier plan dont l'oeuvre et le legs sont peu ou mal connus.
    Cette exposition a été programmée dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, sous l'égide local de la Drac (direction régionale des affaires culturelles) Martinique, avec pour thèmatique « Les grands hommes : quand femmes et hommes construisent l'histoire » .
    Suzanne Césaire, longtemps resté dans l'ombre de son mari, Aimé Césaire, n'en a pas moins produit une oeuvre personnelle prodigieuse permettant d'appréhender le culturel et l'identité martiniquaise. Paulette Nardal, pour sa part, est associée aux notions de citoyenneté et d'éveil de l'identité noire. Maïotte Dauphite, liée au Carbet où elle a passé toute son enfance, dirige le musée Paul Gauguin. Elle apparaît comme l'un des piliers vivant du patrimoine local. Anca Bertrand, journaliste d'origine roumaine, a oeuvré à la connaissance du patrimoine culturel populaire et rural par le biais de revues littéraires.
    Cette exposition permet un regard croisé et fructueux, offrant l'opportunité de mieux connaître l'histoire de notre région.
    - Visible jusqu'au 5 novembre. Archives départementales, 19, avenue Saint John-Perse, Tartenson, Fort-de-France. Entrée libre. Contact : 05 96 55 43 43.
     
    Suzanne Césaire a produit une oeuvre personnelle prodigieuse
    permettant d'appréhender le culturel et l'identité martiniquaise.
     

    mercredi 25 août 2010

    Maison de la canne (Commune des trois îlets)

    La Maison de la Canne est située à Vatable aux Trois-Ilets sur un domaine de plus de 2 hectares.

    Fondée dans les murs de l'ancienne distillerie Mario de Vatable, datant du début du siècle, la maison de la canne présente l'histoire de la canne à sucre depuis son introduction en Martinique au milieu du XVIIème siècle, et met l'accent sur le système esclavagiste qui lui est intimement lié.

    La canne a en effet bouleversé la vie des jeunes colonies antillaises. Une fois compris le processus de fabrication du sucre, les colons, attirés par la formidable demande européenne pour ce produit, vont investir massivement dans la création d'habitations (nom donné aux Antilles aux grandes exploitations sucrières). Problème : la plante est particulièrement exigeante en main d'oeuvre, et les quelques milliers d'européens engagés sur l'île sont loin de suffire à la tâche.

    C'est alors que les colons, après un intense lobbying auprès de la royauté française qui y répugne, obtiennent le droit de faire venir des côtes d'Afrique, des esclaves noirs. En moins de cent ans, 100 000 africains vont être ainsi achetés puis acheminés en Martinique. Et ce n'était que le début ... Pour en savoir plus : Les Habitations sucrières et le système esclavagiste.

    « Une Terre, une Plante, un Peuple » … C’est cette histoire que retrace la Maison de la Canne. Sur deux étages, vous découvrirez le fonctionnement des premières habitations esclavagistes, les procédés de fabrication du sucre et du rhum, les vieilles machines que l’on utilisait jadis, et la vie quotidienne des esclaves sur les plantations.

    La Maison de la Canne vous montre aussi comment la soudaine concurrence du sucre de betterave produit en métropole, du sucre des nouvelles colonies d’Asie et d’Afrique, l’apparition au milieu du XIXème siècle des premières machines à vapeur, et la fin de l’esclavage proclamée en 1848, ont profondément bouleversé l’économie sucrière martiniquaise. Pour survivre, les habitations dont les méthodes de production n’ont quasiment pas évolué depuis le XVIIème, doivent faire face à de lourds investissements pour passer à une phase industrielle. Il faut produire plus et moins cher.

    Alors que jusqu’à là, tout le processus de fabrication du sucre, de la culture de la canne jusqu’à sa transformation, était assuré sur chaque habitation, les riches planteurs, aidés par des ingénieurs métropolitains comme Emile Bougenot, vont rassembler leurs capitaux pour édifier de grandes « Usines Centrales » équipées de matériel ultra moderne, capables de traiter de grandes quantités de canne, et de produire du sucre à un coût compétitif. Désormais, l’habitation se contentera de cultiver la canne, puis de la vendre directement à l’Usine Centrale pour transformation.

    C’est ainsi que plus d’une dizaine d’usines furent bâties aux Antilles françaises. En Martinique, on retiendra celles de Soudon, du Lareinty, de Sainte-Marie, et du Galion. Parmi celles-ci, seule cette dernière reste aujourd’hui en activité, tandis qu’en Guadeloupe subsiste encore l’Usine Gardel. Les deux derniers vestiges d’une économie de monoculture qui fit que l’on donna pendant longtemps le surnom d’Îles à Sucre aux Antilles.

    Maison de la Canne
    Pointe Vatable, 97229 Trois-îlets.
    Tel : 05 96 68 32 04 .
    Horaires : Mardi et mercredi de 08h30 à 17h30. Vendredi et samedi de 08h30 à 17h00. Dimanche de 09h à 17h.
    Tarifs : Entrée 3 Euros. 0,75 Euros pour les moins de 12 ans.

    Bibliothèque Schoelcher à Fort de France

    La Bibliothèque Schoelcher est l'un des plus beaux bâtiments de la Martinique.

    Avec sa coupole et ses façades colorées, la bibliothèque Schoelcher est sans doute le plus beau monument de la ville. Construite sur les plans de l'architecte Henri Picq, contemporain de Gustave Eiffel, elle fut d'abord présentée à l'Exposition Universelle de 1889 à Paris, avant d'être démontée et transportée par bateau jusqu'à Fort de France en 1893. Sa structure métallique, sa coupole de verre et ses façades ornementées attirent les regards. Classé monument historique en 1993, il s’impose comme un véritable temple de la lecture. Destinée à accueillir la collection de livres offerte par l'abolitionniste Victor Schoelcher, pour un accès libre et gratuit de chacun à la culture, la bibliothèque propose aujourd'hui un fond de 130000 livres et reste ouverte à tous. Dans le dôme intérieur, et sur les façades extérieures, 52 noms d’auteurs, philosophes et acteurs politiques des 18èmes et 19èmes siècles s’affichent : Toussaint-Louverture, Delgrès, Dumas, Hugo, Montesquieu…

    Un éclairage nocturne (à partir de 18h) met particulièrement en valeur la structure du bâtiment qui ressemble étrangement à une pagode.

    Entrée gratuite le lundi de 13H à 17H30, du mardi au vendredi de 8H30 à 17H30, et le samedi matin de 8H30 à 12H00. Tel : 05 96 72 45 55.

    La maison du bagnard (Commune du Diamant)

    C’est au début des années 60 que Médard Aribot, ancien bagnard, édifia cette curieuse maisonnette aux pieds du Morne Larcher. Une maison de poupée en bois ornementé, et peinte de couleurs vives, jouissant d’un panorama magnifique sur la mer Caraïbe. En face, le rocher du Diamant et le canal de Sainte-Lucie, à gauche, les kilomètres de sable de l’Anse Diamant.

    Condamné au bagne à perpétuité en 1925 pour son passé de petit voleur et sa participation supposée aux évènements de la « Guerre du Diamant », il semblerait d’après la légende, que Médard Aribot ait surtout pâti de ses talents de sculpteur.

    Lors des émeutes électorales qui éclatent en 1925 à l’occasion des élections municipales, c’est un buste sculpté par Médard que brandit la foule. Le buste du Colonel de Coppens, officier à la retraite, propriétaire de la Distillerie de Dizac, et candidat à la mairie.

    A l’époque, en Martinique, il n’est pas rare que les joutes politiques se finissent à coup de gourdin dans la rue. Mais là, ce 25 mai 1925, les choses vont sérieusement déraper. De son passé militaire, le Colonel de Coppens a gardé un certain goût pour les armes. Et c’est par celles-ci qu’il entend faire valoir ses arguments. Un peu colère, les diamantinois le massacre lui et son escorte de gendarmes. 9 morts.
    Evidemment, l’affaire fait du bruit, et Médard est condamné à finir ses jours à Cayenne. Libéré en 1945 à la fermeture du bagne, il vivra en Guyane pendant quelques années avant d’être rapatrié en Martinique en 1953.
    Cette maisonnette bénéficie d'une vue magnifique sur le rocher du diamant. Elle attire de nombreux toursites par rapport à ça petite taille et égalment par rapport à ses couleurs vives.

    La Maison du Bagnard
    Face au rocher du Diamant., 97223 Diamant.
    Tel : Aucun .
    Horaires : Site en pleine nature. Accès possible 24h sur 24.
    Tarifs : Accès libre.

    Carnaval de la Martinique

    Le carnaval de la martinique fait partit des traditions martiniquaise également. C'est le jour des déguisements. Plusieurs groupes à pied font leurs show et fonT vibrer les carnavaliers durant les jours gras. le carnaval c'est un moment de liberté et de défoulement. Chacun peut faire comme il veut sans risque d'être jugé.

    Dimanche gras: Tenue libre

    Lundi gras: Tenue mariage burlesque (Des hommes se en femme en robe de marié , les femmes en homme)

    Mardi Gras: Tenue rouge et noir (sortie des diable rouges dans les rues)

    Mercredi cendres Tenue noir et blanc ( c'est la mort de vaval notre vaval se ferra incinéré)

    Le costume traditionnel

    Le costume traditionnel des femmes aux antilles à toujours été riche en couleurs. Les robes et les bijoux permettaient de distinguer la situation sociale de cette femme. On pouvait distinguer :

    Plusieurs catégories de robe :
    - La Grande robe
    - La Cotonnade
    - La golle
    - Le ti collet

    Catégories bijoux:
    - Tête négresse
    - Collier choux
    - Collier grain d'or
    - Boucle Pierre Noire
    - Boucle d'oreille Créole
    - Chaîne força

    Le rythme, les rythmes

    dimanche 1 août 2010

    Le costume traditionnel

    Le costume traditionnel créole, fruit du métissage de nombreux éléments venus d’Afrique, d’Europe et d’Asie, fait partie intégrante de la beauté des antillaises.
    La « grand-robe » est toujours réalisée dans un tissu coloré ou brillant, elle était portée avec un jupon ett une cape de la même teinte. La « douillette », robe de tous les jours, était constituée d’un jupon, d’une robe serrée à la taille en cotonnade fleurie, à carreaux ou à rayures. La « titane » était le vêtement porté par les courtisanes de l’époque. Elles n’hésitaient pas à porter une chemise en dentelle largement échancrée et découvrant leurs épaules. La « cotonnade » en madras (tissu à carreaux aux couleurs chatoyantes) pouvait être en velours ou en satin les jours de fête.
    Les bijoux font partie de l’héritage créole depuis le XVII ème siècle et sont le métissage du savoir-faire et des techniques africains et européens. Ils portent des noms très symboliques inspirés de l’histoire, de la faune ou de la flore. Ils étaient un élément permettant d’identifier la situation sociale de la femme qui les portait. Aujourd’hui encore, les femmes antillaises aiment porter leurs plus beaux bijoux lors d’évènements familiaux, de soirées ou tout simplement dans la vie de tous les jours.
    La coiffe « tèt maré » réalisée en madras et qui comporte une à quatre pointes (ou « bouts »), reflétait soit la situation sociale, soit les circonstances de la vie.
    Une pointe signifie que le cœur de sa propriétaire est pris ; deux elle est promise mais pas encore mariée ; trois elle est mariée ; et quand elle porte la « tête » à quatre pointes elle est libre.