En Martinique, le nombre hebdomadaire de cas de dengue a légèrement diminué cette dernière semaine mais reste élevé avec 3.500 cas vs 3.600 cas la semaine précédente, pour un total de 32.600 cas cumulés depuis le début de l’épidémie, en février dernier. Les consultations pour dengue réalisées par SOS médecins et dans les services d’urgences adultes de Fort-de-France restent élevées. 432 soit 29 nouveaux patients patients ont été hospitalisés depuis le début de l’épidémie dont 167 durant juillet et 130 en août.
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dimanche 5 septembre 2010
Epidémie de dengue : luttons contre les moustiques
Les pouvoirs publics alertent la population sur l'épidémie de dengue qui sévit actuellement aux Antilles. Un seul mot d'ordre : lutter contre les moustiques ! car pas de moustique = pas de dengue.
La dengue c'est quoi ?
La dengue ou «grippe tropicale» est l’arbovirose (virus transmis par des moustiques ou des tiques comme la fièvre jaune, le chikungunya, etc.…) la plus répandue dans le monde. C’est une maladie due à un virus transmis par la piqûre d’un moustique du genre Aedes, qui est le plus souvent bénigne. Toutefois, elle peut présenter des formes graves, on parle alors de dengue hémorragique, de dengue sévère ou de dengue avec choc.
Comment se transmet le virus de la dengue ?
La transmission du virus s’effectue uniquement par la piqûre du moustique vecteur du genre Aedes. Ce sont des moustiques qui piquent essentiellement le jour. Pour transmettre la maladie, le moustique doit être porteur du virus de la dengue. Le moustique se contamine en piquant et en prélevant le virus d’une personne atteinte de la maladie pendant la brève phase où le virus est présent dans son sang. Le développement du virus chez le moustique dure en moyenne 10 jours : il comporte une multiplication virale dans son abdomen puis le virus gagne ses glandes salivaires. Lors d’une piqûre ultérieure, il pourra transmettre à son tour le virus à une personne saine. On considère qu’un moustique reste infectant toute sa vie.
- porter des vêtements amples et longs couvrant également les bras et les jambes jusqu’aux chevilles et un chapeau, surtout le matin et en fin d’après-midi, période d’intense activité du moustique vecteur,
- porter des chaussures, évitez les sandales,
- imprégner les vêtements avec un produit insecticide spécial pour tissus, notamment dans les zones de prolifération intense des moustiques,
- utiliser des répulsifs sur les zones de la peau découvertes,
- utiliser des moustiquaires traités aux insecticides, des diffuseurs électriques à l’intérieur des maisons et des tortillons fumigènes à l'extérieur des maisons. Assurez-vous que le filet est intact (sans déchirures) et rentrez-le sous le matelas,
- éliminer les lieux de ponte qui se trouvent là où il y a des eaux stagnantes : pots de fleur, gouttières, pots et autres contenants abandonnés dans le jardin...
- Sachez que le citron est un répulsif naturel contre le moustique.
Les traitements :
Il n'existe ni de traitement ni de vaccin, d'où le rôle capital de la prévention. Le seul traitement consiste à calmer les fièvres avec du paracétamol et hydrater correctement le sujet infecté. Si le malade souffre d'une forte déshydratation ou s'il ne peut pas ingérer d'aliments ou de boissons par la bouche, il faudra alors l'hydrater par voie veineuse. Le sujet infecté ne doit surtout pas prendre d'aspirine ou d'anti inflammatoires qui peuvent aggraver les hémorragies.
La forme courante dite « fièvre de dengue classique » se manifeste brutalement après une incubation de 5 à 8 jours. Le malade présente une forte fièvre avec frissons, maux de tête, des crampes musculaires et des douleurs articulaires importantes.
La forme grave de la maladie est la « fièvre hémorragique de dengue » qui peut se compliquer d'un état de choc souvent mortel.
mercredi 1 septembre 2010
Forte fièvre, courbatures, maux de tête, nausées… Les populations exposées et les voyageurs doivent aussi connaître les signes de la dengue, qui surviennent en moyenne 4 à 7 jours après la piqûre du moustique.
Plan de lutte contre la dengue, visite interministérielle
Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé et des sports et Mme Marie-Luce Penchard, ministre chargée de l’Outre-mer, se sont rendues aux Antilles françaises les 27 et 28 août 2010 où elles ont rencontré les acteurs de la lutte contre l’épidémie de dengue. Le contre-amiral Raffaëlli, COMSUP Antilles, leur a dressé un bilan de la participation des armées à cette action.
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| Le contre-amiral Raffaëlli dresse un bilan de la participation des armées |
Ainsi, 150 militaires ont été engagés auprès des municipalités et de l’agence régionale de la Santé (ARS). Ils ont traité 200 écoles en Guadeloupe et 145 écoles, cantines et crèches en Martinique. Une centaine de militaires a également assaini les abords des emprises appartenant au Ministère de la Défense. Les forces armées aux Antilles demeurent, pour les quinze prochains jours, aux côtés des acteurs de l’Etat et de la Santé pour enrayer l’épidémie.
En coordination avec les autres services de l’Etat, les forces armées aux Antilles (FAA) ont participé à la première phase d’urgence mise en place par les préfectures de Martinique et de Guadeloupe. L’objectif principal est l’assainissement des établissements scolaires avant la rentrée. Les deux ministres ont souligné l’excellent esprit de coopération qui s’est manifesté durant cette phase.

samedi 28 août 2010
Les forces armées mobilisées pour lutter contre la dengue
Face à l’épidémie de dengue qui sévit actuellement aux Antilles et qui a déjà fait treize morts, les autorités ont décidé de faire appel aux forces armées dès lundi.
Une mobilisation générale pour une situation d’urgence. L’Institut de veille sanitaire (InVS) et la cellule inter-régionale d’épidémiologie (CIRE) Antilles-Guyane, l’affirment, l’épidémie de dengue progresse de manière inquiétante: 4 100 nouveaux cas ont été recensés durant la première semaine d'août en Guadeloupe et 3 400 en Martinique. Un seuil qui n’avait pas été atteint lors du précédent pic enregistré en 2007. Pour éradiquer ce redoutable moustique, les ministres de l’Outre-mer Marie-Luce Penchard et de la Santé Roselyne Bachelot-Narquin ont annoncé ce week-end la participation des forces armées.
En Martinique, 38 militaires sont à pied d’œuvre : 29 hommes du 33ème RIMA (Régiment d'Infanterie de Marine) et 9 hommes du RSMA (Régiment des Services Militaires Adaptés). En Guadeloupe, c’est un effectif de 31 personnes qui a été réquisitionné, toutes issues du RSMA. Leur objectif : éliminer les milieux (eaux stagnantes) qui peuvent accueillir les larves du moustique et ralentir la prolifération de l’insecte. A quelques jours de la rentrée, les écoles seront traitées en priorité.
Dengue : toutes les réponses à vos questions
Comment savoir à quel moment une hospitalisation est nécessaire ?
Dr André Cabié (chef du service des maladies infectieuses et tropicales au CHU) : Avant toute chose, il faut souligner que l'immense majorité des cas sont bénins, bien que très douloureux. La difficulté, c'est de détecter les formes graves qui nécessitent l'hospitalisation. Aujourd'hui, il n'existe aucun moyen scientifique sûr pour déterminer quels malades vont basculer vers une forme grave. Un programme de recherche que je coordonne, sur les facteurs prédictifs, vient de débuter aux Antilles. L'Organisation mondiale de la santé a publié fin 2009 une étude adaptée à notre zone, qui distingue les formes sévères ou pas, pour aider à une meilleure prise en charge. Le médecin traitant joue un rôle important dans l'orientation des patients. Dans l'intérêt de tous, il faut éviter d'engorger les services hospitaliers, car les cas graves risquent alors d'être noyés dans la masse.
Jusqu'à présent, la population était surtout sensibilisée aux risques liés à la dengue hémorragique. Il semble pourtant que certains patients, sans problème de santé antérieur, soient morts alors qu'ils présentaient une dengue classique… Comment cela s'explique-t-il ?
Dr André Cabié Le terme de "dengue hémorragique" commence à être mis de côté par l'OMS, car plusieurs décès sont survenus, alors qu'il n'y avait pas eu de saignements. Désormais, l'organisation mondiale de la santé distingue simplement entre la dengue classique et la dengue sévère. Les deux peuvent être mortelles.
L'orientation des patients qui présentent la forme sévère ne pose pas de question (baisse de tension importante, un ou plusieurs organes en mauvais état, ou hémorragies) : c'est l'hospitalisation immédiate. La prise en charge doit également être plus systématique pour les bébés de moins de six mois, les personnes âgées fragiles, les drépanocytaires, les malades chroniques (diabétiques, cardiaques, malades rénaux…), les femmes enceintes au troisième trimestre (car les risques de complications à l'accouchement sont réels).
La dengue classique, dite non sévère, peut également entraîner des complications ?
Dr André Cabié : Pour la dengue non sévère, il existe deux types d'évolution : la dengue banale, avec fièvre, maux de tête, courbatures pendant trois ou quatre jours, puis une éruption cutanée, suivie d'une période d'intense fatigue.
Certaines personnes développent en plus des signes d'alerte, pas immédiatement graves, mais qui doivent éveiller l'attention. Ces signes ne mènent pas forcément à l'hospitalisation, mais nécessitent au moins un recours aux Urgences : les patients sont alors perfusés (car ils manquent d'eau et de sel) et placés en observation pendant 24 heures. Il ne s'agit pas d'une hospitalisation au sens classique.
Quels sont ces signes d'alerte qui doivent inciter à réagir, et quand surviennent-ils ?
Dr André Cabié : Le basculement vers une forme grave de la maladie se produit généralement entre le 4e et le 7e jour. C'est la phase la plus critique. Les signes d'alerte doivent donc être guettés dès le 3e ou le 4e jour. Ils ne signifient pas que l'issue sera grave, mais nécessitent un suivi particulier.
Une dizaine de symptômes peuvent être observés par le malade, avec l'aide de son médecin : vomissements persistants, douleurs abdo-thoraciques très importantes, épanchement séreux (liquide autour des poumons ou dans le ventre), saignements muqueux, troubles du comportement, malaise ou syncope, hépatomégalie (gonflement anormal du foie), taux élevé d'hématocrite, et persistance d'une température supérieure à 39 °C au 5e ou 6e jour. Lorsque l'un de ces symptômes apparaît, il faut réagir.
Mobilisation de volontaires du service civique contre la dengue aux Antilles
Les ministres de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard et de la Santé Roselyne Bachelot ont annoncé vendredi la mobilisation de volontaires du service civique contre l'épidémie de dengue à leur arrivée en Martinique, où elles entament une visite aux Antilles de 24 heures.
"Nous sommes venues faire un bilan, et nous sommes ouvertes à toutes propositions des autorités locales afin de mettre fin à cette épidémie", a déclaré la ministre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard.
Arrivées en début de soirée, les deux ministres entament en Martinique une visite de 24 heures aux Antilles afin de vérifier sur le terrain l'efficacité de l'ensemble des mesures prises la semaine dernière contre l'épidémie de dengue.
"Nous avons mobilisé des moyens pour faire reculer l'épidémie, en concertation avec Marie-Luce Penchard, et s'il faut, nous amplifierons les services militaires sur le terrain", a indiqué Mme Bachelot.
"Nous allons mobiliser, avec les crédits de l'Etat et grâce à l'Agence de service civique, des jeunes volontaires qui vont pouvoir se déployer sur le terrain dans la lutte anti-vectorielle", a-t-elle ajouté.
Les ministres ont été reçus vendredi soir par les autorités sanitaires locales et des élus locaux. Le préfet Ange Mancini n'a pas pu faire le déplacement, "il est actuellement hospitalisé pour cause de dengue", a précisé Roselyne Bachelot.
Elles consacreront leur matinée de samedi en Martinique à la visite d'un cabinet médical, une rencontre au CHU de Fort-de-France et des contrôles sur le terrain des services déployés dans la lutte contre l'Aedes Egypti, le moustique vecteur de la dengue. Elles s'envoleront ensuite à la mi-journée pour la Guadeloupe.
"Nous devons prendre en compte la dimension environnementale de l'épidémie et avoir une politique plus ambitieuse à ce sujet-là", a estimé la ministre de l'Outre-mer.
La semaine dernière, le nombre de cas de dengue constatés a légèrement diminué, les consultations médicales relatives à l'épidémie étant passées de 4.000 à 3.600. 29.200 cas pour 13 décès ont été avérés depuis le début de l'épidémie en février 2010. Le pic ne serait cependant toujours pas atteint, selon les experts.
Depuis le début de la semaine, les forces armées sont venues apporter de l'aide aux services sanitaires qui ont en charge la lutte anti-vectorielle. 150 militaires sont mobilisés en Martinique et en Guadeloupe pour détruire les gîtes du moustique Aedes Egypti dans les écoles à quelques jours de la rentrée.
En Martinique, 40 pompiers vérifient également tous les centres d'accueil pour personnes âgées de l'île.
vendredi 27 août 2010
Dengue: légère baisse des cas en Martinique la troisième semaine d'août
FORT-DE-FRANCE - Le nombre de consultations de patients atteints par la dengue en Martinique a légèrement reculé au cours de la troisième semaine d'août par rapport à la deuxième, selon un point épidémiologique réalisé jeudi par la cellule interrégionale d'épidémiologie (Cire) Antilles-Guyane.
Le nombre de patients ayant présenté un tableau clinique évocateur de dengue et ayant consulté un médecin de ville est estimé à 3.600, contre 4.160 la deuxième semaine d'août et 3.400 la première.
Depuis le début de l'épidémie, fin février, la dengue a touché 29.200 patients en Martinique et fait 12 décès avérés, un cas étant en cours d'évaluation, tandis que 401 personnes ont été hospitalisées.
Malgré cette légère baisse, les experts de la cellule régionale ne peuvent "dire si le pic de l'épidémie a été atteint".
Les Antilles subissent la plus longue épidémie de dengue jamais connue. Le virus, majoritairement bénin, peut cependant être mortel lors de graves complications. Il est transmis par l'Aedes Egypti, une espèce domestique de moustique.
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| Aedes Egypti |
Mobilisation générale contre la dengue en Martinique
Une quarantaine de militaires français sillonnent depuis lundi les écoles de Martinique pour détruire les gîtes larvaires du moustique à l'origine d'une grave épidémie de dengue.
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Cette épidémie, dont l'ampleur est jugée "exceptionnelle" par la cellule interrégionale épidémiologique (CIRE), se montre très virulente en Martinique, où elle a fait 13 morts, mais n'épargne pas la Guadeloupe, où quatre personnes sont décédées.
Depuis le mois de février, plus de 25.000 personnes sur une population de 401.000 habitants ont contracté la dengue en Martinique, selon un chiffre annoncé vendredi dernier par Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-Mer.
En Guadeloupe, l'épidémie a frappé près de 33.000 personnes, pour une population équivalente à celle de la Martinique.
Le virus de la dengue est véhiculé par un moustique domestique, l'Aedes aegypti, qui se reproduit dans les eaux stagnantes aux alentours des maisons. La période de la saison des pluies, entre juin et novembre, correspond habituellement à une phase de prolifération maximale.
Lors d'une réunion de crise, dimanche dernier, en présence de toutes les collectivités locales, des services préfectoraux et des Forces Armées, Christian Ursulet, directeur de l'Agence régionale de santé n'a pas caché son inquiétude.
"Cette année, il circule deux sérotypes, dont le numéro 1, particulièrement dangereux, parce que la population n'y a jamais été confrontée", a-t-il déclaré à cette occasion.
Au total, 62% des malades infectés auraient contracté cette forme du virus, contre 37% porteurs du sérotype numéro 4.
C'est l'épidémie la plus longue et la plus meurtrière de la décennie dans l'île : en 2001, 2005 et 2007, le virus avait tué trois à quatre personnes à chaque fois, avec une épidémie d'une durée moyenne de douze semaines. Le bilan actuel inquiète encore plus qu'en 1997, considérée jusque-là comme une année record : la dengue avait alors tué neuf personnes en Martinique.
Pour faire face à l'épidémie, les ministères de la Santé, de l'Outre-mer et de la Défense se sont associés.
Une réunion sur l'épidémie de dengue frappant les Antilles est programmée mercredi à Matignon.
La dengue se manifeste par de fortes fièvres, de violents maux de tête, des nausées et des vomissements, accompagnés de douleurs musculaires et articulaires. Un tiers des patients sont traités et renvoyés chez eux avec des consignes sanitaires. Ceux qui développent des formes plus sévères sont gardés afin de les surveiller et de les réhydrater.
En quelques jours et après une grosse fièvre, des courbatures et un mal de crâne particulièrement puissant, ils sont remis sur pied: la dengue est une maladie bénigne lorsqu'elle est bien maîtrisée. Elle devient dangereuse si le patient ne boit pas assez où s'il présente une pathologie défavorable, comme la drépanocytose. Au moins quatre des neuf cas qui sont morts de la dengue présentaient un terrain défavorable.
Une éruption cutanée peut apparaître. La forme la plus dangereuse, dite hémorragique, provoque des saignements au niveau des yeux, du nez, ou des organes, dans les cas les plus graves. Aucun traitement spécifique n'existe.
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