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jeudi 6 janvier 2011

Martinique: aliments 84% plus chers

Les prix alimentaires pratiqués dans la grande distribution restent 84% plus élevés en Martinique qu'en métropole, selon une enquête que publie le magazine spécialisé Linéaires dans son numéro de janvier.

Linéaires a précisé avoir mené son enquête en décembre en réalisant des relevés comparatifs dans 5 des 8 hypers de la Martinique. Le magazine, spécialisé dans la grande distribution, souhaitait également vérifier si l'arrivée de l'enseigne Leclerc en octobre 2010 avait entraîné une baisse des prix comme celle-ci s'y était engagée.

La Martinique et la Guadeloupe ont été le théâtre en février 2009 de violentes manifestations en raison du coût de la vie et notamment des produits alimentaires. Le 8 octobre 2010, Leclerc "débarque dans l'île en ralliant le groupe martiniquais indépendant Lancry (ex-franchisé Carrefour)" et "promet de faire baisser les prix", rappelle le magazine spécialisé dans la grande distribution.

Lors de son enquête, Linéaires constate que "sur un panier d'une centaine de produits alimentaires de grandes marques, les prix dans la grande distribution restent 84% plus élevés en Martinique qu'en métropole". Le magazine cite quelques exemples: le prix du pot de Nutella (750 grammes) est "pratiquement le double" que celui en métropole. De même le camembert Président 250 grammes voit son prix plus que doubler. Même culbute pour le poulet entier premier prix.

Si Leclerc pratique des prix en moyenne 6% inférieurs à ceux de ses concurrents, ses tarifs en Martinique restent toutefois 78% plus chers que ceux de métropole, a constaté Linéaires.

jeudi 30 décembre 2010

Fort de France le 30 décembre - Il y a eu du boucan!

Boucans de la baie : 12 années pleines de panache.
Pour clôturer l'année et donner le départ de la saison touristique l'office du tourisme foyalais organise la douzième édition des Boucans de la baie. Pour ceux qui auraient perdu la notion du temps, le nom« Boucans de la baie » existe depuis cinq ans, mais le concept depuis une dizaine d'années, a tenu à préciser Eliane Chalono.
La manifestation attire habituellement jusqu'à 30 000 personnes, et cette année le public va pouvoir s'installer sur la pelouse et les bancs de la Savane, ouverte depuis deux jours. « Le petit plus » , a présenté Eliane Chalono, présidente de l'Office du tourisme de Fort-de-France.
Si le rendez-vous est fixé à 20 h 30 pour le grand feu d'artifice sur la baie des Flamands, la journée sera, elle, ponctuée de plusieurs animations puisque l'esprit de cette manifestation est de lier la culture, la gastronomie et le patrimoine. « Cette prestation artistique permet de découvrir le patrimoine de la ville, car plusieurs sites seront ouverts aux visiteurs. Les restaurants proposent aussi des menus spéciaux à des prix intéressants » .

Trente minutes de feux d'artifice au son du steel-pan
Cette année c'est le son du steel-pan qui va rythmer le spectacle. Trente minutes d'un show « pyromusical » pour émerveiller les grands et les petits. « Nous prévoyons des innovations dans les bouquets et l'apparition d'une nouvelle couleur en début de séquence ? : l'orange » , précise Patrick Rochambeau, l'artificier en chef. « Années après années, les choses sont difficiles, mais ce n'est pas une raison pour ne pas célébrer la vie! » s'enthousiasmait récemment le maire, Raymond Saint-Louis-Augustin, lors de la présentation de l'évènement. Des difficultés qui se sont fait sentir sur le budget des Boucans de la baie. Si Eliane Chalono a refusé de parler du coût de la manifestation, elle a néanmoins rappelé l'engagement des partenaires privés dans cette opération : « La part de l'investissement privé c'est 70% du budget. C'était un défi d'aller trouver ces financements, car avec la crise les fonds publics se raréfient et la municipalité n'a pas les moyens de financer seule » . - Nous avons tout de même pu avoir un chiffre, environ 25 000 euros alloués spectacle pyrotechnique, ndlr - Alors, pour quelques minutes place au rêve !

CÔTÉ PRATIQUE
- Des rotations maritimes en plus
Les vedettes Madinina, qui relient les Trois-Îlets à Fort-de-France, organisent des rotations supplémentaires. À 19 heures et 20 heures depuis l'Anse-à-l'âne, l'Anse-Mitan et la Pointe-du-Bout. Retour à 21 h 15 et 22 heures.

- Une navette depuis Dillon
La CFTU met en place une navette entre le parking relais de Dillon et France-Antilles. Elle circulera toutes les dix minutes entre 18 heures et 23h30 au tarif de 1 euro par personne l'aller/retour.
Le front de mer, les boulevard Alfassa et Chevaliers Sainte-Marthe, la rue Ernest Deproge seront fermés à la circulation dès 18 heures. Une déviation sera mise en place par la rue Jacques Cazotte. Les parkings de surface et les parkings Silo de la ville resteront ouverts.

- Les musées et sites touristiques s'ouvrent
Musée d'histoire et d'ethnographie de 16 à 19 heures (Tarif : 0, 75 euros)
Bibliothèque Schoelcher de 16 à 19 heures
Cathédrale Saint-Louis de 17 à 19 heures
L'espace Camille-Darsières proposera des animations de 16 heures à 19h45.

Saveurs boucanées au Grand marché
En marge de la soirée des Boucans de la baie, la ville de Fort-de-France organise pour la 4ème année consécutive les saveurs boucanées au Grand marché couvert de 8 heures à 16 heures. En effet, jusqu'au 31 décembre, les chalands peuvent acheter du poisson et du poulet boucané qu'il s'agisse de cuisses, d'ailes ou du poulet entier, de même que du jambon de Noël boucané. Les produits destinés à la vente ne sont pas cuits sur place par rapport à une logistique particulière, mais ils sont conservés dans des conteneurs conformes aux règles d'hygiène.

Près de 30 000 personnes étaient attendues jeudi soir, pour assister au feu d'artifice des "Boucans de la baie". Cette année c’est le son du steel-pan qui a rythmé le spectacle. Trente minutes d’un show « pyromusical » pour émerveiller les grands et les petits .

mardi 28 décembre 2010

Enfin La Savane ! ... Ou presque

C'est aujourd'hui que la Savane est rendue aux Foyalais. L'impatience commençait vraiment à se faire sentir, quand ce n'était pas carrément le scepticisme s'agissant de la réouverture de la Savane. Après plus de trois ans de fermeture, la place mythique de Foyal est de nouveau mise à la disposition du public.

Et voilà nous y sommes! Cette place qui existe depuis près de 400 ans, qui a vu des moments de l'histoire politique et sociale, ce lieu de convivialité, va enfin être rouvert dès aujourd'hui. « La population s'impatiente et a fini par s'habituer à quelque chose d'inachevé, c'est insupportable, déclare Raymond Saint-Louis-Augustin, maire de Fort-de-France. C'est quand même un chantier qui est en route depuis quatre ans et j'ai beaucoup insisté pour qu'en fin d'année les Foyalais retrouvent la Savane. C'est chose faite, pas tel que nous le souhaitions, mais c'est fait... »

Après maintes rumeurs de réouvertures, la municipalité a mis un point d'honneur à remettre cet espace public avant 2011, ce, même si la totalité de la première phase des travaux, avec le Mail de la Liberté, n'est pas achevée et que tous les kiosques ne sont pas occupés. La vaste pelouse est bien là, elle. « C'est un chantier difficile et délicat. Il nous a fallu travailler dans la dentelle, je pense en particulier à la rue de la Liberté. Le sous-sol foyalais est dans un état épouvantable quant à sa constitution même, mais il est aussi occupé par des réseaux et des ouvrages très vieux » , ajoute Raymond Saint-Louis-Augustin.

Voilà plus de trois ans que la Savane était fermée. Intégrée au vaste projet de réhabilitation du bord de mer de la ville, les travaux commencés en 2007 ont semblé interminables. Le chantier était alors divisé en deux grandes tranches qui devaient être livrées, pour la première en septembre 2008 et et la seconde en juin 2009. Finalement, le public retrouve presque 2/3 du projet à l'orée de 2011.

L'engagement d'Olivier Dubosq, l'architecte, était de livrer les 2/3 de l'opération soit : le Mail de la Liberté avec ses 18 commerces installés dans les kiosques (bars avec terrasses, glaciers, crêperie, artisanat...) et la plaine de la Savane en quasi-totalité avec cinq îlots à thèmes sur sept : Musique, épices, palmiers, couleurs, parfums (il manquera l'îles aux jeux et celle de la mémoire avec une oeuvre monumentale de l'artiste cubaine Annabel Guerrero).

La place de Savane, poumon et coeur de Fort-de-France, devrait rebattre de mille feux dès le 30 décembre prochain. A l'occasion des Boucans de la baie, grand feu d'artifice de la ville, le public devrait investir massivement les lieux. C'est un peu l'enjeu de la municipalité : que la population reprenne possession de la Savane, qui était depuis quelques années un lieu de trafic abandonné par les familles. Alors, on pourrait revoir vivre la Savane comme dans ses plus belles années et la considérer comme un lieu de rendez-vous incontournable.

Ces espaces appelés « îles » sont répartis sur les trois hectares de pelouse. « C'est une promenade botanique de sept îles au milieu d'une mer verte » , explique Olivier Dubosq.
On devrait notamment retrouver sur l'île aux épices, du manioc, du piment... Les fleurs odorantes sont, elles, situées sur l'île aux parfums. Sur l'île aux couleurs on trouvera des flamboyants et d'autres plantes colorées.
Les grands palmiers sont réunis sur l'île aux palmiers, et à proximité des ruines vers le boulevard Alfassa, se situera l'île à musique. « Nous avons vu pour cet endroit-là, vu sa position, un espace qui donne envie de jouer de la musique... » Laquelle musique pourra aussi se jouer sur la scène amovible située près de l'avenue des Caraïbes, adossée au parking de la bibliothèque Schoelcher.

« On a fait des grandes fondations en béton avec des réseaux techniques » , a précisé l'architecte.

Sur le volet éclairage les espaces précités seront mis en valeur. Ce travail a été confié aux Eclairagistes associés, spécialisés dans la scénographie de l'espace urbain par l'éclairage. On retrouvera un peu la même ambiance que sur le front de mer. « Nous allons disposer d'une centaine d'éclairages changeants, explique Olivier Dubosq. De nuit, la Grande Savane sera de couleur bleue car cette luminosité est équivalente à la lumière blanche et plus apaisante » .

dimanche 26 décembre 2010

Nicolas Sarkozy en Martinique début janvier

L'Élysée l'a confirmé officiellement, même si ce n'était plus un secret pour personne. À l'agenda du président de la République début janvier, figure un déplacement en Martinique.
Nicolas Sarkozy, sans doute accompagné de Carla Bruni selon quelques indiscrétions, sera présent aux Antilles les 7, 8 et 9 janvier prochain. Ainsi, pour commencer cette année 2011 qui est l'année de l'Outre-Mer, le chef de l'Etat passera deux jours en Martinique, le vendredi 7 et samedi 8 janvier où il abordera la question du tourisme.

vendredi 17 décembre 2010

Chanté Nwel

Nwel, vini pou sové nou, Nwel vini pou vlopé nous

Pratique Antillo-Guyanaise, la Martinique comme la Guadeloupe ont gardé, à l’instar des campagnes françaises, une tradition dont l’origine remonte au Moyen Age, qui regroupe voisins, amis, parents, enfants et qui s'est perpétuée au cours des siècles : 
Celle de "Chanté Nwel"

Chants d’ amour et d’ espoir, célébrant la venue du Christ, ces cantiques sont entonnés à partir du premier dimanche de l’Avent. On doit rappeler que dans le calendrier catholique, les trois semaines de l’Avent sont consacrées à la préparation des cérémonies préparant la naissance du Christ.

Aussi, autrefois, dans les cases les plus humbles, comme dans les plus belles maisons on se réunissait dès le coucher du soleil autour d'une table éclairée par une lampe à pétrole, un « lampion », une bougie ou sous la lumière crue d'une lampe électrique pour chanter en chœur ces cantiques..

Aujourd'hui de nombreux groupes se sont créés pour chanter Nwel et la foule est nombreuse à venir les écouter mais aussi reprendre en choeur ces chants mélodieux.

Ceux-ci étaient consignés et ils le sont encore, dans un petit recueil écorné, jauni par le temps que chacun se devait de posséder et de conserver précieusement. Il se transmettait parfois de génération en génération et ressortait des tiroirs dès les premiers jours de décembre.

Mélange de profane et de sacré, ces cantiques, anciennes chansons populaires médiévales françaises de Noël dont on retrouve les traces dans des recueils du XVIIIème siècle, seraient plus précisément originaires des régions de Lyon et d’Avignon.

Les textes sont en langue française avec parfois quelques passages en latin. Cependant, chaque cantique a son refrain en créole et ils ont pris des rythmes de biguine, de mazurka ou de valses créoles accompagnés des Ti-Bois, tambours et claquements des mains. De plus la société antillaise les a modelés à sa façon par des improvisations aux mots souvent très audacieux (à faire pâlir la Sainte Vierge…) qui s’ interposent entre les refrains.

On retrouve toujours les mêmes cantiques dont les principaux et les plus connus sont « Joseph mon cher fidèle », « Dans le calme de la nuit », « Allez mon voisin », « Il est né le divin enfant », « Allons-y donc » et bien d’autres encore comme : 
  • Michaud veillait
  • Pour un maudit péché
  • La bonne nouvelle
  • Naissez, l’amour vous y convie
  • Quand Dieu naquit à Noël
  • Miracle d’amour
  • Les anges dans nos campagnes
  • Venez Divin Messie
De la tradition ancestrale comme le Chanté Nwel au traditions culinaires il n'y a qu'un pas. Autrefois, lors des ces « chanté Nwel», on servait en dehors du traditionnel punch, du sirop d’orgeat aux dames, ainsi que du chocolat à l’ eau épaissi au toloman pour se réchauffer du « froid piquant » des nuits de décembre…

Noël démarre donc bien avant le 25 décembre et dès la fin du mois de novembre, on prépare le schrubb avec des écorces d’ oranges que l'on fait macérer dans du rhum au soleil. Celui-ci ainsi que les diverses liqueurs de cacao, de coco, n’ étaient servis qu’ à partir du jour de Noël.

La table sera bien évidemment à l’ honneur en ce jour de Fête Noël, les cuisinières prépareront donc les recettes traditionnelles avec le cochon, le boudin créole, la viande pour les petits pâtés et le ragoût bien épicé, sans oublier le traditionnel jambon caramélisé aussi appelé « jambon de Noël », un vrai régal.

Dernières « Portes Ouvertes » du 33e RIMa à Desaix

Réorganisation des armées oblige, c'était la dernière fois ce week-end que les militaires du 33e Régiment d'Infanterie de Marine organisaient leurs traditionnelles « Journées Portes Ouvertes » au Fort Desaix à Fort-de-France.
Le 33e RIMa a accueillit l'ensemble des Martiniquais souhaitant découvrir ou redécouvrir les installations, assister aux démonstrations dynamiques d'entraînement, se renseigner sur les carrières militaires et les métiers proposés par les forces armées ou tout simplement se détendre, jouer et se restaurer en famille. Le Fort Desaix était ouvert au public de 8h45 à 20 heures le samedi et de 8h45 à 18 heures le dimanche. « Ces journées sont pour nous l'opportunité de se rencontrer, de se retrouver et de présenter nos savoirs faire, nos installations et nos matériels, dans un cadre attractif et convivial. Au fil des ans, ce grand moment est devenu un événement incontournable en Martinique. Une centaine d'exposants et plus de 10 000 visiteurs étaient attendus! » , a précisé un communiqué des Forces Armées aux Antilles.

Exceptionnellement cette année, un « marché de Noël » s'est tenu sur le site du Fort Desaix.

Des jeux et animations pour les enfants ont été également proposés.

Enfin, les résultats du « Grand jeu-concours » mis en place avec de nombreux lots ont été divulgués dimanche, en présence de Miss Martinique.

mardi 14 décembre 2010

Fête du rhum 2010

Le coupeur de cannes martiniquais, militaire au repos et son acolyte, la séduisante marchande de liqueurs et de rhum.

Koumansé Raché
Lieutenant coupeur de cannes de la Martinique, qui vous salue bien, lors de la Fête du Rhum édition 2010.

Mennen Vini
Accompagné de la bienveillante princesse marchande de rhum (Saint-James) et sa calebasse contenant la précieuse bouteille de rhum carrée de la distillerie de Sainte-Marie de la Martinique.